Alors que son quatrième album Mirapolis est sorti il y a près d’un an déjà, Beware revient sur le parcours de Rone, Chevalier de l’électro français.

Portrait de Rone

Présentation de Rone

Il aura fallu moins d’une décennie pour Erwan Castex de son vrai nom, 38 ans originaire de Boulogne Billancourt, pour s’imposer comme l’un des principaux artistes de la scène électronique en France. Le monde entier l’acclame et nous l’envie et pour cause, grâce à un son hypnotisant et classieux, Rone transporte son auditeur dans un voyage aérospatial unique avec désormais quatre albums, une décoration de l’Ordre des Arts et des Lettres et de nombreuses scènes internationales à son actif. Rone c’est l’histoire d’un grand timide qui redoutait de présenter un exposé à l’école, qui à présent soulève des foules immenses.

Musicien autodidacte, Erwan entreprend des études de cinéma à la Sorbonne Nouvelle. Il ne sait ni lire ni écrire une partition mais apparente son processus de création à celui du cinéma, à base de séquenceurs, climax et suspens. Il réalise dès 2007 des productions pour d’autres musiciens dont celles du Berlinois Luca Mortellaro (dit Lucy). Ce n’est que lors de son premier live à Paris qu’il prend le nom de Rone, suite à une erreur sur le flyer. Il s’appelait à l’époque R.One (air-wane) et on avait oublié d’imprimer le . entre le deux premières lettres. Il sort son premier EP Bora en 2008 sur le label Infiné qui le repère sur Myspace (la grande époque !) grâce notamment au titre éponyme sur lequel l’écrivain de science fiction Alain Damasio y lit un extrait de son journal intime, il se fait remarquer par Agoria qui ajoute Bora sur une de ses compilations, ce qui lui permet ensuite d’être adoubé par d’autres artistes à notoriété tels que Massive Attack, Sacha ou Lee Burridge.

photo de l'artiste electro Rone
© Flavien Prioreau

Son premier album sort en 2009, Spanish Breakfast reçoit un très bel accueil de la part des médias français et anglais, et Rone commence à se produire un peu partout en live, au Sonar Festival à Barcelone, à Astropolis à Brest, au Ageha à Tokyo ou encore au temple de l’électro, le Berghain à Berlin. Le début de la gloire ? Pour se concentrer sur sa musique et fuir le stress parisien, ce “pur parigot” (il le dit lui-même) s’installe alors dans la capitale allemande et trouve de quoi s’inspirer. Il publie en 2011 l’EP So so so, toujours très bien accueilli puis son second album Tohu Bohu qui transforme l’essai et dévoile le titre certainement le plus connu de Rone à ce jour, l’excellent Bye Bye Macadam.

En 2013, Rone fait son premier Olympia, salle mythique parisienne, et joue à guichet fermé. Il se produit également à l’affiche d’un des plus grands festivals français Les Vieilles Charrues et s’offre même la scène tant convoitée du festival Coachella après une tournée aux States. Producteur, il file également un coup de main à ses copains de The National et donne une dimension électro à des morceaux de l’album Trouble Will Find Me. Il réitérera l’expérience en 2017 sur l’opus Sleep Well Beast.

Pour son troisième album Creatures sorti en 2015, les collaborations se bousculent, on y retrouve notamment Etienne Daho, François Marry de François and The Atlas Mountains, Bryce Dessner de The National ou bien Bachar Mar-Khalife. Il clipe son titre Quitter la Ville en collaboration avec la Blogothèque et sort le premier clip à 360° jamais réalisé, tourné dans l’aéroport Charles de Gaulle complètement vidé pour l’occasion. Le résultat est sublime ! En 2016, le papa de l’électro Jean-Michel Jarre signe son retour et fait appel à des pointures de la musique, allant de jeunes talents aux pionniers du milieu pour réaliser ses deux albums Electronica. Rone fait partie des heureux élus pour la seconde partie du projet aux côtés de Massive Attack, Moby, Air, Gesaffelstein, ou encore Vince Clarke.

Début 2017, il joue à la Philharmonie de Paris (l’un des premiers artistes électro à le faire après Jeff Mills) et offre une expérience visuelle et auditive insolite aux spectateurs venus l’applaudir en nombre dans la salle plutôt habituée aux concerts de musique classique. Plusieurs guests le rejoindront sur scène comme John Stanier, l’écrivain Alain Damasio qui avait contribué à son tout premier morceau ou bien François Marry. Il reçoit la même année la décoration honorifique de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Son quatrième album Mirapolis est dévoilé quelques mois plus tard, et encore une fois il s’entoure de beau monde, Michel Gondry pour la pochette du disque, John Stanier de Battles, encore une fois Bryce Dessnet, Baxter Dury Noga Erez… mais aussi de sa sœur Aurélie Castex qui réalise le clip du single éponyme et de sa fille Alice qui prête sa voix (enfin plutôt son cri) au titre Lou.

La suite ? Erwan Castex continue encore à l’écrire et devrait réserver encore quelques surprises prochainement à ses fans…

Discographie

2008 : Bora (EP)
2009 : La Dame Blanche
2009 : Spanish Breakfast (album)
2012 : Tohu Bohu (album)
2013 : Let’s Go (Remixes) (EP)
2014 : Creatures (album)
2014 : Apache (EP)
2016 : Vood(oo) (EP)
2017 : Mirapolis (album)

Dates clés

20 juin 1980 : Naissance d’Erwan Castex dit Rone
1er février 2008 : Sortie de son premier EP Bora
2 mars 2009 : Sortie de son premier album Spanish Breakfast
2011 : il quitte Paris pour s’installer à Berlin
31 octobre 2013 : Premier Olympia (complet)
5 mai 2015 : Sortie du premier clip à 360° “Quitter la ville”
14 janvier 2017 : Il joue à la Philarmonie de Paris
23 mars 2017 : Rone est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
3 novembre 2017 : sortie de son 4e album Mirapolis

Bonus le remix de Mirapolis par Laurent Garnier

Son site

4 commentaires
  1. Ping : Beware x RONE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.