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Neon Genesis Evangelion, une quête de sens vouée à l’échec

Quel autres pays peuvent se targuer d’être autant en adéquation avec la technologie que le Japon ? Très peu. Son attrait pour l’innovation n’est, en effet, plus à prouver. Que ça soit en robotique, en automobile ou autres… l’archipel nippone a, pendant plusieurs décennies, été la figure de proue dans ce domaine. Une symbiose unique que résumait notamment le psychiatre Takashi Sumioka dans le documentaire Tokyo Noise (2002) : ” Si l’on considère la distance entre l’homme et la machine, alors pour de nombreux japonais, cette distance n’est que de moitié…” Et si l’écart avec ses voisins s’est rétréci au fil des ans, le peuple japonais ne perdra sûrement jamais cet héritage bâti sur le long-terme. Tant celui-ci n’est pas plus économique que philosophique. Il est, donc, peu étonnant de voir à quel point la Culture s’en imprégné et a vu naître parmi les œuvres les plus singulières de la seconde moitié du XXème siècle jusqu’à nos jours. Notamment dans le genre de la Science-Fiction.

Comment ne pas tout de suite penser aux visuels torrides et sensuels tout droit sortis de l’imaginaire d’Hajime Sorayama. L’illustrateur rendu célèbre pour ses œuvres érotiques où les pin-up délaissent la chair pour l’acier chromé. Ou bien à Tetsuo, ce film de SF sorti en 1989 et qui voit son protagoniste principal se transformer, petit à petit, en une abomination faite de métal. Un long-métrage unique qui donnera, notamment, naissance à deux autre volets. 

Illustration réalisée par Hajime Sorayama.
Illustration réalisée par Hajime Sorayama.
Image extraite du film Tetsuo (1989).
Image extraite de Tetsuo (1989).

Seulement, s’il y a bien un monde qui n’a cessé de repousser les limites de notre imaginaire. Qui n’a cessé de s’interroger sur cette symbiose unique qui lie les japonais à la technologie, c’est bien le monde du Manga (et par extension de l’animation). Le Japon a, en effet, vu naître nombre d’auteurs qui ont su révolutionner, réinventer et démocratiser ce genre qu’est la Science-Fiction. Akira fut un véritable phénomène qui a irradié le monde entier grâce à sa compréhension des maux de son époque. Ghost in the shell et Gunnm sont les portes-étendards d’un cyberpunk omniprésent, et surpuissant, durant les années 90’s. Blame! est un OVNI qui a su repousser les limites du genre vers des contrées jusqu’alors inexplorées. Les Gundam et Goldorak ont donné leurs lettres de noblesse aux histoires de méchas. Tant de titres prestigieux qui, chacun à leur manière, ont su marquer leurs ères respectives.

Pourtant, si l’on devait élire les œuvres les plus influentes de ces 30 dernières années, Neon Genesis Evangelion est celle qui se démarque peut-être le plus. Ses thématiques, sa réalisation et la façon dont elle s’affranchit des codes ont définitivement installé cette œuvre au panthéon de la SF (et de l’animation en général). Un véritable pied de nez à Hideaki Anno, son créateur et réalisateur, qui a voulu, avec cette œuvre, critiquer les fans d’animation japonaise.

Des débuts prometteurs

« La seule constant universelle est la soif de l’homme pour le sexe et la violence. » Quand on lui demande ce qu’il pense des humains en général, Hideaki Anno ne fait pas dans la dentelle. Mais si sa vision de l’Homme peut sembler manquer d’empathie, elle est surtout le fruit d’une carrière longue, éreintante et qui fut semée d’embuches. Car, s’il est à l’origine d’un des plus gros hits des années 90’s, l’artiste japonais aura du tout d’abord passer par des échecs, des succès éphémères, mais surtout par une période des plus sombres. Entre dépression et tentatives de suicide. Mais revenons, tout d’abord, sur les prémices de sa carrière. 

Né en 1960 à Ube, le jeune Hideaki Anno se passionne rapidement pour l’Art, et plus particulièrement, pour le Cinéma et l’Animation. Une obsession qui va le suivre jusqu’à ses 17 ans, âge où il réalise son premier court-métrage, intitulé Nakamu-Rider. Ce premier projet va justement le conforter dans l’idée de faire de sa passion son métier. C’est donc sans surprise que, 3 ans plus tard, Hideaki Anno intègre le département de cinéma de l’Université des arts d’Osaka. Un choix qui lui permettra notamment de rencontrer Yamaga Hiroyuki, un de ses futurs collaborateurs durant la création du Studio Gainax

Après plusieurs projets scolaires (dont une parodie de Ultraman réalisé avec Yamaga et où les deux compères se partagent le rôle principal) et un cursus prometteur, le jeune artiste va découvrir l’annonce qui lancera définitivement sa carrière. Nous sommes, alors, en 1984 et un appel dans le magazine Animage attire son attention. En effet, le rédacteur en chef de l’époque, Toshio Suzuki, est l’un des amis et grands collaborateurs d’un certain… Hayao Miyazaki. Le futur réalisateur oscarisé travaille, alors, sur son long-métrage d’animation Nausicaä de la vallée du vent. Seulement, un manque de personnel l’oblige à rechercher des animateurs. Hideaki Anno sent qu’il ne peut laisser passer cette occasion. Il se rend Tokyo avec plusieurs de ses dessins et rencontre Miyazaki. Ça y est, Hideaki Anno peut enfin débuter sa carrière. Et de quelle manière, Miyazaki lui confiant l’animation l’une des scènes-clés du film. À savoir, la séquence où un robot géant revit. 

Hideaki Anno (à gauche) et Hayao Miyazaki (à droite) lors de la production de Un vent se lève (2013).
Hideaki Anno (à gauche) et Hayao Miyazaki (à droite) lors de la production de Un vent se lève (2013).

Et comme si cette expérience ne lui suffisait pas, il fonde la même année le Studio Gainax avec, entre-autres, Yamaga Hiroyuki. Ce projet ayant pour but de permettre la production du film Les Ailes d’Honneamise, qui sortira trois ans plus tard. Et si le long-métrage reçoit un accueil mitigé, cela n’empêche pas le studio de se pencher sur sa prochaine création : Gunbuster (1988). Première œuvre réellement réalisée par Anno, la série d’animation connaît un véritable succès. Si bien, qu’à la fin de la série en 1991, un film est même en projet. Seulement, celui-ci ne sera pas réalisé par Hideaki Anno. 

Car c’est aussi à cette période que la santé mentale Hideaki Anno se détériore. Atteint du “trouble de la personnalité borderline”, l’artiste japonais sombre dans la dépression, tente à de multiples reprises de se suicider et met fin à sa vie sociale. Pendant deux longues années, Hideaki Anno vit un véritable enfer et, alors qu’il commence à aller de mieux en mieux, il s’attelle à son futur projet : Neon Genesis Evangelion.

La catharsis d’un artiste brisé

Octobre 1995. Après deux ans de production le premier épisode est, enfin, diffusé. Hideaki Anno ne le sait pas encore, mais il vient de poser la première pierre d’une franchise unique qui va marquer au fer rouge son époque. 

Alors qu’un cataclysme mystérieux d’un nom de « Second Impact » a causé la mort de la moitié de l’Humanité, a désaxé la Terre et a supprimé l’Antarctique de la carte quinze ans auparavant, le Japon comme le reste du monde, n’est plus que ruine et désolation. C’est dans ce contexte au combien difficile que Shinji Ikari, un adolescent introverti, renoue enfin le contact avec son père, Gendô. Alors que celui-ci l’a abandonné très jeune suite à la mort de sa mère, Shinji va vite se rendre compte que les chaleureuses retrouvailles n’auront jamais lieu. En effet, si son père l’a recontacté après tant d’années, c’est pour qu’il devienne le pilote d’une Eva, un mécha (ou robot géant), et qu’il combatte des monstres d’origine inconnue, surnommés « anges ». Au départ très retissant (et même forcé), Shinji se résigne et, accompagné d’autres adolescents élus, va devoir repousser la mort définitive de la civilisation.  

Illustration issue de la série d'animation japonaise Neon Genesis Evangelion.

Ce synopsis de quelques lignes est déjà l’exemple parfait du ton qu’Hideaki Anno va insuffler à son œuvre. En effet, l’intrigue prend place dans un monde où l’Humanité n’a plus d’autres choix que de se servir de jeunes adolescents, perdus et ignorants, comme de la chair à canon. Ils représentent littéralement le dernier rempart face à l’annihilation de la société. Surtout, que les adultes y sont dépeints comme étant des plus misérables : « La Nerv (l’organisation secrète à l’origine du projet Eva) est un groupe d’amateurs. Elle ressemble à une armée, mais elle n’en est pas une. Je ne voulais pas faire un groupe militaire… » explique l’artiste japonais. Chez Anno, les anges ne descendent pas du ciel par bonté, mais au contraire, pour nous mettre face à nos propres contradictions. Face, à notre inexorable faiblesse. Tel un exutoire, Evangelion va permettre à son créateur de rejeter toutes ses pulsions les plus sombres et de mettre en lumière les sujets qui le hantent. Alienation, dépression, solitude, faux-semblants… Dans ce monde, l’Homme est définitivement son propre démon.

Le développement d’Evangelion me donne l’impression d’un concert “live”. Que ça soit pour l’histoire ou le développement des personnages, je les ai faits sans plan. Au cours de la production, que ce soit en écoutant diverses opinions ou en analysant mon propre état d’esprit, je n’ai cessé de me remettre en question. J’ai tiré les concepts de ce bilan personnel. Au début, j’avais l’intention de faire une œuvre simple avec des robots.

HIDEAKI ANNO

La faiblesse des humains s’imprègne justement dans la caractérisation même des différents protagonistes. Anno n’hésite aucunement à exposer leurs (ses) failles à l’écran, quitte à rendre ses personnages quelques peu antipathiques par moment. Seulement, cette fragilité constante qui émane d’eux est ce qui fait la force d’Evangelion. Le récit est, à la fois, sincère et constamment à fleur de peau. L’auteur prend les stéréotypes du genre et s’amuse à les tordre, à les pousser à l’extrême jusqu’à qu’un malaise palpable se ressente. Avec cette série, Hideaki Anno ne cherche absolument pas à rendre son récit spectaculaire (même si de nombreuses scènes sont marquantes et ont su rester iconiques), bien au contraire. Les scènes du quotidien, les dialogues et les moments d’un silence profond sont l’essence même de l’œuvre. L’aspect Mecha, lui, n’est là que pour souligner le combat philosophique auquel doivent faire face les personnages. Non, la survie de l’Humanité ne s’obtient pas que par le combat de monstres. Mais aussi par notre remise en question.

extrait issu de la série d'animation japonaise Evangelion.
Extrait issu de la série d'animation japonaise Evangelion.

Shinji est un adolescent solitaire, névrosé et introverti, pour qui vivre n’est plus qu’un calvaire. Asuka s’est forgée une image de fille confiante et fière pour survivre au suicide de sa mère et pour cacher son manque d’attention. Rei, en tant qu’être artificiel, ne sait pas ce que cela représente que de recevoir l’amour de ses proches. Misato entretient un rythme de vie toxique (entre sexe et alcool) par peur du vide (psychologiquement parlant). Gendô, prisonnier du souvenir de sa défunte compagne, s’est renfermé dans le travail et a délaissé son rôle de père. Ritsuko est écrasée par l’héritage laissé par sa mère. Chaque personnage doit constamment faire face à ses faiblesses et ses contradictions, et ce, alors que la survie du monde est en train de se jouer. Une réalité tragique et, pourtant, inéluctable.

Plus qu’une simple série d’animation, Evangelion a su catalyser les doutes de son créateur. Plus qu’une simple histoire de robots géants, Evangelion a permis au grand public d’ouvrir les yeux sur cette rude réalité qu’est la dépression. Un sentiment que résume parfaitement Gene Park, reporter pour le Washington Post, dans son article “How ‘Evangelion’ opened my eyes to my depression” :

Les lignes de Shinji ci-dessous étaient des échos des voix dans ma tête :

“Je suis sans valeur.” “Je n’ai pas de quoi être fier.” “Ils m’ont loué, mais je ne suis pas heureux.” “Vous n’avez pas d’identité en dehors de votre travail, n’est-ce pas ?“

En écoutant les frustrations de ce personnage fictif, je me suis senti vu. J’avais grandi entouré de gens qui, malgré leurs meilleures intentions, étaient tout aussi confus sur ce qu’ils devaient faire de moi, le garçon qui regardait la terre comme si elle allait s’effondrer. Pour eux, être “déprimé” n’était qu’un manque momentané de bonheur. “Pourquoi es-tu triste ? Arrêtes d’être déprimé… Ne sois pas si pleurnicheur.”

Gene Park
extrait issu de la saga de science-fiction japonaise Neon Genesis Evangelion.

Une prouesse de réalisation

Si, comme vu plus haut, Neon Genesis Evangelion a su marquer son temps grâce à son écriture unique, il est indéniable que sa réalisation l’a grandement aidé dans l’obtention de son statut d’œuvre culte. Il suffit juste de voir le succès que rencontre encore aujourd’hui sa musique, et surtout son opening (voir plus haut). Composé par Shiro Sagisu et interprété Yoko Takahashi, le titre A cruel Angel’s Thesis reste l’un des morceaux les plus écoutés (et chantés) dans les karaokés japonais depuis 25 ans.

L’univers, lui, regorge de concepts originaux, la cité souterraine en tête. Les traits des Eva sont inspirés des démons japonais, ce qui leur donne cet aspect à la fois bestial et moderne. Pareil pour les anges qui vont du kaiju (monstre japonais) assez classique dans sa représentation à des formes plus abstraites comme celui qui apparaît sous une forme de simple polygone. Et, justement, en parlant d’anges, les parallèles aux écrits bibliques sont fréquents. Un choix qui s’inscrit encore une fois dans la volonté du réalisateur de s’emparer de codes surutilisés pour les mieux déconstruire : « Je ne connais pas beaucoup de choses en religion chrétienne, et je n’avais pas l’intention de m’en rapprocher ou de critiquer quoi que ce soit. Ceci dit Lucifer n’était-il pas un ange lui-même avant d’être déchu ? »

extrait issu de la saga de science-fiction japonaise Neon Genesis Evangelion.

Niveau production, le studio n’aura cessé de marcher sur des œufs à causes de nombreuses complications. Le manque de temps et de budget ont régulièrement poussé Hideaki Anno à revoir ses plans. Pourtant, c’est dans l’inconfort que Neon Genesis Evangelion a connu ses plus grands moments de grâce. En effet, plus l’histoire défilait, plus les contraintes devenaient pesantes. Ce qui poussa Anno et son équipe à abandonner une partie du script ou, même, à recycler des scènes d’épisodes précédents. Pourtant, cela a permis à l’histoire de se centrer sur les personnages. Les plans, eux, sont devenus plus lent, voire fixe par moment. Ce qui a magnifié les moments de doutes, d’horreur, mais aussi de beauté de la série. L’humour, quant à lui, use du comique de répétition et apporte, malgré son côté quelque-peu anecdotique, une fraîcheur nécessaire. Enfin, la réalisation est devenue de plus en plus abstraite et symbolique jusqu’aux épisodes 25 et 26 où l’expérimentation d’Hideaki Anno atteint son paroxysme.

Le scénario n’était, alors, pas « encore terminé. » Anno a, donc, décidé de laisser libre cours à son imagination. « Finalement, je n’ai pas eu besoin de dessins pour représenter ma vision des choses » explique-t-il à l’époque. Les croquis ont suffi pour l’aspect visuel et le talent d’Anno a fait le reste. Seulement, l’accueil de ces épisodes sera très tiède. Trop clivant, trop symbolique, la fin d’Evangelion n’aura pas réussi à contenter les fans.

extrait issu de Neon Genesis Evangelion.

The end of Evangelion, une ode au désespoir

Malgré l’énorme succès de la série, la diffusion des deux derniers épisodes va profondément énerver les fans. Trop expérimentaux, ceux-ci sont vite conspués, le studio se retrouve sous le feu des critiques et Hideaki Anno et son équipe vont même jusqu’à recevoir des menaces de mort. Les revendications, elles, sont claires : “faites une nouvelle fin”. Un vœu qui sera finalement exaucé quelques années plus tard, le studio annonçant, en effet, la sortie de deux longs-métrages.

C’est ainsi que débarque, le 15 mars 1997, Death and Rebirth, qui reprend l’intrigue de la série originale jusqu’à l’épisode 24. Seulement, le film n’est guère plus qu’une compilation des moments forts d’Evangelion. Et si quelques nouvelles scènes sont ajoutées, le montage reste très semblable au matériau d’origine. Une nouvelle qui ne ravira pas le public qui y voit, même, une possible provocation d’Anno. La crainte est donc vite de mise pour le second opus.

affiche du film The end of Evangelion.

4 mois plus tard. Alors que l’attente n’aurait pu être plus haute, The end of Evangelion sort enfin dans les salles de cinéma. Nous sommes alors le 19 juillet 1997 et ce film est attendu au tournant. Offrira-t-il cette fameuse conclusion que mérite l’œuvre de base ? Alors que l’on pouvait craindre une fin créée dans le simple but de satisfaire le public, Hideaki Anno va faire tout l’inverse. Il n’est pas question, pour lui, d’abandonner les thématiques abordées dans les deux derniers épisodes. Et au contraire, le réalisateur va les assumer encore plus explicitement. Dès ses premières minutes (notamment la scène de l’hôpital), le film nous donne son objectif, à savoir bousculer le spectateur. Tel une descente en enfer, The end of Evangelion abandonne toute bienséance au profit de la cruauté. On comprend alors qu’avoir ne serait-ce qu’une once d’espoir n’est qu’illusion.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Hideaki Anno a réussi son pari. The end of Evangelion étant, sans aucun doute, sa proposition la plus radicale. Le film reprend, en effet, le scénario prévu à la base et, quand on voit à quel point le récit sombre dans un propos nihiliste, on comprend vite pourquoi il fût si compliqué de la réaliser à l’époque. Les problématiques développées dans la série d’origine trouvent, ici, une conclusion à la fois dantesque et cauchemardesque. Le récit ne nous laisse aucun moment de répit et on est dans l’obligation de voir les personnages sombrer un à un. Hideaki Anno ne fait qu’un avec son œuvre et cela se ressent à chaque seconde. Le réalisateur fait, notamment, preuve d’une grande maîtrise dans l’écriture de ces protagonistes. Chacun d’entre-eux voit son intrigue personnelle se conclure de la plus belle (horrible) des façons.

De plus, jamais le film ne fait fasse à une quelconque censure. La violence y est crue et de nombreuses scènes sont marquantes de part la violence très graphique qui s’y dégage. Le film arrive, pourtant, à ne pas rentrer dans un simple surenchérissement du gore. Au contraire, celle-ci est sans cesse au service du scénario et appuie parfaitement ce que veut raconter AnnoThe end of Evangelion est un film d’écorchés à vif. Un film qui peut se montrer repoussant au premier abord. Mais qu’on l’aime ou le déteste, il est indéniable que ce film reste dans les mémoires et nous traumatise. Mais, surtout, The end of Evangelion est une porte de sortie plus que digne pour l’une des séries animées les plus influentes de ces 30 dernières années.

extrait issu du film The end of Evangelion.
extrait issu du film The end of Evangelion.
extrait issu du film The end of Evangelion.

Une saga immortelle

L’histoire ne se termine pourtant pas là. Alors que l’on pensait Evangelion conclue pour de bon, Hideaki Anno (par l’intermédiaire de Khara, son nouveau studio d’animation) annonce travailler sur une nouvelle version de son chef-d’œuvre de SF. C’est officiel, Neon Genesis Evangelion est de retour. Cette mise à jour sera composée de 4 films et la sortie du premier volet est prévue pour 2007. Un “rebuild” qui continue encore aujourd’hui alors que le quatrième, et dernier opus de la saga, Evangelion 3.0+1.0 vient de voir sa date de sorite repoussée à cause de la pandémie.

« Pendant vingt-et-un ans, j’ai été un fan d’animation, et maintenant, à trente-cinq ans, je le remarque avec tristesse : Je ne suis qu’un honnête idiot (rires). » Alors qu’Hideaki Anno souhaitait dégoûter les fans d’animation avec sa série, il s’est retrouvé à l’origine de l’une des sagas d’animation les plus adoubées et lucratives des dernières décennies. Et alors qu’Hideaki Anno a appréhendé le récit comme une plongée dans ses songes les plus sombres, cet aspect est vite devenu ce qui le rend si unique. Finalement, Neon Genesis Evangelion aura su toucher une audience mondiale et définitivement s’imposer au panthéon de la Science-Fiction.

Neon Genesis Evangelion, une quête de sens vouée à l’échec 1
Neon Genesis Evangelion, une quête de sens vouée à l’échec 2

Retrouvez Neon Genesis Evangelion, ainsi que Death and Rebirth et The End of Evangelion, sur Netflix et continuez d’explorer cet univers passionnant qu’est la Science-Fiction avec notre article consacré au précurseur du transhumanisme : Hans Ruedi Giger.

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