Si vous passez à côté de Grenoble, arrêtez-vous une journée au Street Art Fest Grenoble-Alpes, le plus grand festival de street-art en Europe. Cette septième édition se déroule du 28 mai au 7 juillet 2021 pour vous faire découvrir différentes formes d’art, et bien sûr l’art urbain.
Un festival autour du street-art, mais pas seulement
Organisé par l’association Spacejunk de Grenoble, ce festival, qui se déroule sur plus d’un mois, propose de participer à des créations, des expositions, des visites, des conférences, des rencontres avec les artistes, mais aussi des ateliers, des concerts et pleins d’autres activités à explorer seul, entre amis ou en famille. Le festival comprend plusieurs propositions culturelles comme un festival de film le Street Art MOVIE Fest, des sculptures urbaines, des fresques, des collages, des graffitis, des pochoirs et bien d’autres encore ; autour de la sensibilisation au grand public sur l’art de rue et les innovations technologiques dans l’art.
Au cours de cet événement plus de 30 fresques seront réalisées et rejoindront les 217 déjà présentes. Il sera possible de rencontrer les artistes pendant la réalisation des œuvres en direct. Au total 20 dates sont programmées pour suivre des parcours avec une équipe de médiation autour des street-artistes. On retrouvera des artistes locaux (Ekis & Boye, Collectif Contratak, M4U), des artistes nationaux (Seth, Veks Van Hillik, Etien’) et d’autres venus des quatre coins du monde (Australie, USA, Chine, Pays-Bas, Italie, Espagne etc…)
Les expositions à ne pas manquer
« Censuré : artiste face à l’intolérance »
L’exposition incontournable de cette édition est celle consacrée à l’artiste Combo, intitulée « Censuré : artiste face à l’intolérance ».
Combo, alias Combo Culture Kidnapper, est un street-artiste originaire de Paris. Il est connu pour son travail de détournement d’images médiatiques qui interpelle son publique sur les injustices autour du racisme, de la religion, du féminisme et de l’homosexualité. Ses œuvres s’attaquent directement aux tabous et apportent une lecture engagée, ce qui lui vaut bien souvent d’être censuré. Ces fresques sont arrachées ou retirées, car elles donnent à voir des vérités dérangeantes. Grâce à une scénographie immersive, l’exposition nous plonge dans l’ambiance de la rue pour mettre l’accent sur les réactions face aux fresques, des comportements liés à un enjeu artistique. L’interrogation sous-jacente est celle sur la parole et le droit de la prendre dans l’espace public.
“Chinoiserie”
Une autre exposition solo est actuellement présentée, elle s’articule autour de l’artiste Seth. « Chinoiserie »est une rencontre avec la Chine et les voyages effectués par le street-artiste.
L’exposition vous propose une sélection de toiles, de photos, de carnets de voyage et d’installations qui permettent de découvrir l’évolution artistique de Seth. C’est une exposition dépaysante et poétique qui nous montre les graffs peints dans des vieilles ruelles de Shanghai. Ses peintures sont liées à l’enfance et l’imaginaire, elles offrent une double lecture du monde avec ses métamorphoses. Les personnages que peint Seth contrastent avec le chaos incarné par les bâtiments à moitié détruits et abandonnés.
« Schizzi : Du sketch au Mur »
Bien d’autres expositions sont organisées, des expositions solos ou collectives comme « Schizzi : Du sketch au Mur » qui a particulièrement attiré notre attention.
Le sujet est simple : l’étude des travaux préparatoires des artistes participants. L’exposition rassemble des croquis, des œuvres originales, des montages Photoshop et pleins d’autres archives secrètes qui sont le témoignage du cheminement de l’esprit. Une nouvelle façon de découvrir l’art, par son commencement.
Au programme cette dernière semaine
La semaine prochaine sera la dernière semaine du festival. Alors si vous avez manqué certaines œuvres, ne vous inquiétez pas, elles ne bougent pas ; et si vous souhaitez voir les artistes en action il est encore possible d’y faire un tour. Cette semaine les artistes à l’honneur seront Daco avec son style déstructuré unique, il présentera sa série d’animaux « Graffaune » faite de créatures géométriques et colorées. M4U qui peint les portraits de visages inconnus ; pleines de couleurs ses fresques sont des hymnes à l’humanité. Leon Keer et ses œuvres anamorphiques faites d’illusions d’optiques. HOXXOH avec des créations kaléidoscopiques, voir hypnotiques, qui s’inspirent des mandalas. Peeta, le street-artiste italien au style impressionnant, il crée un monde tridimensionnel et modifie la perception des lieux. Ou encore LPVDA le talentueux travailleur de bois qui utilise une technique unique de ponçage pour inverser les codes usuels de la peinture.
Et bien d’autres encore ! Mais nous n’avons pas le temps de tous vous les présenter… Pour toutes informations supplémentaires, et pour connaître tous les artistes présents, rendez-vous sur le site internet du festival.