Urbex Monde

“Urbex Monde” de Jonk : quand la nature reprend ses droits

Dernière mise à jour:

Que deviennent les constructions humaines lorsqu’on les laisse à l’abandon pendant des années ? C’est la question à laquelle Jonk répond dans son nouveau livre « Urbex Monde ».

Des arbres recouvrent une maison en brique.
(c)Jonk

Globetrotteur expérimenté, Jonk publie un livre compilant ses photographies réalisées lors de sorties Urbex. Ces dernières portent en elles un message écologique et font prendre conscience de l’hégémonie de la nature, y compris sur les constructions les plus solides.

Vue intérieure d'une voiture abandonnée recouverte de mousse.
Cimetière de voitures en Suède, (c)Jonk
Escalator à proximité d'un hippodrome laissé sans entretien.
Hippodrome en France (2017), (c)Jonk

Un nouveau livre de Jonk

Photographe parisien, Jonk concentre ses clichés sur la reprise du pouvoir de la nature sur les créations de l’Homme. Après quelque temps d’abandon par leurs propriétaires, des lieux retournent à l’état sauvage, les bâtiments deviennent partie intégrante d’un écosystème. 

Aujourd’hui, les photos de Jonk sont rassemblées en un livre « Urbex Monde » qui retrace certaines de ses expériences les plus marquantes au cours de ses quelque 1500 explorations urbaines.

Maison abandonnée avec une piscine encore remplie.
(c)Jonk
Photographie par Jonk d'un parc d'attraction à Taïwan.
Parc d’attraction à Taïwan, (c)Jonk
Hôtel en ruine en Géorgie.
ruines d’un hôtel en Géorgie, (c)Jonk

Pour trouver des lieux aussi inédits et marquants, un travail de recherche s’impose. En ancien graffeur, Jonk a pris l’habitude de repérer les endroits à l’abri des regards. Il nous confiait, en interview il y a quelques années, la difficulté de se rendre dans ces bâtiments abandonnés qui sont souvent situés sur des propriétés privées et parfois hautement surveillés comme les alentours du réacteur de Tchernobyl. 

Un témoin de l’histoire

Un endroit abandonné ne veut pas dire qu’il n’a pas d’histoire à raconter, c’est parfois simplement l’oubli qui a poussé l’Homme à s’en désintéresser. Mais pour Jonk, il s’agit d’une machine à remonter le temps qui explore les dégâts causés sur la technologie par l’exposition à la nature. À travers ses reportages photo dans d’anciens quartiers de l’Union Soviétique comme dans un village submergé en Argentine, Jonk propose, dans « Urbex Monde », un aperçu de son ressentit dans 35 lieux différents.

Théâtre à Cuba détruit par la nature
Théâtre à Cuba, (c)Jonk
Tour de refroidissement en Belgique photographiée par Jonk.
(c)Jonk
La faune pousse sur une voiture en Suède.
Cimetière de voitures en Suède, (c)Jonk

La question de l’avenir

En observant ces objets de l’activité humaine se décomposer sous ses yeux, Jonk ne peut s’empêcher de penser à l’avenir et à la reprise globale du pouvoir par la nature sur le monde. Ce qui a été construit semble ainsi dérisoire et condamné à subir les conséquences du changement climatique par exemple.

Portière de voiture recouverte par la mousse.
(c)Jonk
Première de couverture de "Urbex Monde", le nouveau livre de Jonk
Première de couverture de “Urbex Monde”, le nouveau livre de Jonk

Le photographe s’implique dans la cause écologique par l’organisation du festival Gravity ou l’édition de ses livres par lesquels il veut alerter sur le caractère éphémère des constructions. En quelques années, elles peuvent en effet se transformer en ruines et en témoins de leur temps. 

Sur Instagram, Jonk continue de publier régulièrement le résultat de ses explorations.

  1. Bravo bien jolie si jamais vous allez en Guadeloupe il y a une vieille sucrière à l’abandon c’est pas mal du tout bonne continuation

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.