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Monter tout en haut d’un immeuble, visiter un hôpital abandonné ou s’aventurer dans des lieux interdits ou difficile d’accès : voilà ce que peut faire une personne qui pratique l’urbex. Ce terme est l’abréviation d’exploration urbaine, une activité qui a pris beaucoup d’importance ces dernières années en France, mais aussi dans le reste du monde.

Tout savoir sur l’exploration urbaine

A la recherche d’aventure

C’est à partir des années 80 que l’urbex apparait en France, notamment en région parisienne dans laquelle il y a beaucoup de lieux propices à cette activité. Stations de Métro, chantiers, des hôpitaux et d’autres bâtiments abandonnés. Les amateurs d’exploration urbaine s’y aventurent parce qu’ils s’intéressent à l’histoire, pour prendre des photographies ou juste pour le frisson de découvrir un lieu où personne ne va. Comme il est généralement interdit d’entrer dans les spots où l’on pratique l’urbex, l’activité est considérée comme illégale. Cependant, cela n’arrête pas les plus curieux, avides de voyager dans le temps grâce à ces explorations clandestines.

Nicolas Bertellotti exploration urbaine de château
Photo Nicolas Bertellotti

Les lieux abandonnés ou interdits

Pratiquer l’urbex nécessite généralement de s’aventurer dans des lieux très difficile d’accès qu’il est dur à localiser. Comme de nombreux endroits ont été abandonnés depuis plusieurs dizaines d’années, les trouver est comme chercher une aiguille dans une meule de foin. Pour espérer s’y rendre, il faut beaucoup de patience et surtout, des recherches approfondies.

Bien sûr, il existe quelques spots connus, comme les bâtiments publics ou des châteaux. De plus, il arrive que des urbexeurs dévoilent l’emplacement de lieux qu’ils ont visité. Mais de nombreuses personnes aiment également découvrir eux-même une zone encore inconnue.

Nicolas Bertellotti
Photo Nicolas Bertellotti

Bien se préparer pour faire de l’urbex

Même si l’urbex est une activité passionnante, elle représente des risques. Avant de partir en exploration, il faut donc faire très attention. Tout d’abord, il faut toujours avoir son téléphone sur soi. Il est aussi fortement conseillé de ne jamais visiter un lieu seul et de toujours être accompagné d’une ou plusieurs personnes. En cas d’accident, il faut aussi emmener un kit de secours et des lampes de poche. Moins on prend de risques et plus l’exploration va se passer dans de bonnes conditions, mais tout au long de la visite, il ne faut pas baisser la garde.

Nicolas Bertellotti
Photo Nicolas Bertellotti

Le terrain de jeux des photographes

De nombreux photographes se font connaître grâce aux clichés uniques qu’ils prennent au court de leurs explorations. Ils nous plongent dans un monde hors du temps qui cache une histoire oubliée de tous. Il suffit de jeter un œil aux photographies de Jonk pour voyager à travers les époques. Cet artiste est connu pour ses nombreuses explorations. Aujourd’hui, il est même devenu une des références françaises en la matière. Mais il est loin d’être le seul à prendre de magnifiques photos de lieux abandonnés puisque Niki Feijen, Nicolas Bertellotti et David Van Bael en ont aussi fait leur spécialité.

Avant de vous lancer dans l’aventure, voici quelques clichés de Jonk réalisés au cours de ses explorations :

Pour tout savoir sur l'exploration urbaine !
Photo : Jonk
Jonk
Photo : Jonk
Jonk
Photo : Jonk
Jonk
Photo : Jonk
urbex par jonk
Photo : Jonk
Crédit : Jonk
Photo : Jonk
photographie d'exploration urbaine
Photo : Jonk

Quels sont les différents types d’urbex ?

Il n’existe pas une seule façon de pratiquer l’urbex ! Au contraire, il y en a pour tous les goûts. Que vous aimiez les sous-terrains ou prendre de la hauteur, vous trouverez un type d’exploration qui vous convient.

La cataphilie

Les urbexeurs qui visitent clandestinement les anciennes carrières souterraines, et notamment les catacombes de Paris, pratiquent la cataphilie. Ils parcourent les galeries plongées dans les ténèbres. C’est comme un monde parallèle où l’on perd la notion du temps. Généralement, les explorateurs s’y rendent parce qu’ils portent un fort intérêt à l’histoire, parce qu’ils souhaitent se retrouver seuls ou simplement pour le goût du frisson.

La toiturophilie

Quant aux urbexeurs qui préfèrent l’altitude, ils optent pour la toiturophilie. Cette activité consiste à grimper sur le toit d’immeubles, de cathédrales ou d’églises. Mais ceux qui la pratiquent prennent souvent beaucoup de risques et se hissent sur les toits illégalement. Au final, cela leur permet tout de même d’avoir une vue panoramique de la ville où ils se trouvent et de profiter d’un peu de calme.

Les autres types d’urbex

Il existe bien d’autres types d’urbex telles que l’exploration rurale qui consiste à visiter des usines, des cimetières ou d’anciennes voies ferrées. Les urbexeurs entrent sans autorisation dans des lieux publics, comme des musées, des monuments ou des chantiers en dehors des heures d’ouverture.

Niki Feijen
Photo : Niki Feijen

Quelles sont les règles à suivre pour faire de l’urbex?

Le respect des lieux avant tout !

Comme toutes les activités, l’exploration comporte des règles qu’il est très important de respecter. En voici quelques unes qu’il ne faut surtout pas enfreindre :

  1. Ne pas forcer pour entrer dans les bâtiment
  2. Ne rien prendre ou laisser sur place
  3. Ne pas abîmer ou détruire le lieux
  4. Refermer derrière soi

Ces règles doivent aider à conserver le spot dans son état actuel. La dégradation des lieux d’exploration est aussi l’une des raisons pour laquelle très peu de ces explorateurs de ruines partagent les emplacements de leurs découvertes.

Niki Feijen
Photo : Niki Feijen

De nombreux dangers

Pratiquer l’urbex comporte de nombreux risques et peut même se révéler dangereux. Les spots sont souvent délabrés et entraînent parfois des chutes, des explosions ou encore des effondrements.

Il ne faut pas non plus oublier que l’urbex est illégale puisqu’il s’agit d’une violation de propriété privée. Les conséquences peuvent être graves : les personnes prises sur le fait encourent 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Niki Feijen
Photo : Niki Feijen

Pour en savoir plus :

L’urbex est au cœur de nombreux livres et reportages. Ils reviennent sur le phénomène et sur les plus beaux lieux à découvrir. Ils peuvent aussi revenir sur l’histoire de certains bâtiments laissés à l’abandon depuis des années.

5 livres et documentaires pour ceux qui aiment l’urbex sans prendre de risque

Côté livre

  • Urbex : 50 lieux secrets et abandonnés de France, de Timothy Hannem
  • Les explorations nocturnes, de Mamytwink
  • Les secrets de la photo urbex : démarche, équipement, prise de vue, poste production, de Philippe Sergent
  • Vestiges d’un monde oublié : villes fantômes, édifices abandonnés, patrimoine déserté, de Kieron Connolly
  • France interdite et secrète, Arnaud Gourmand

Côté reportage

Arte en a récemment diffusé un très intéressant intitulé “Paradis de rouille“. Réalisé par Thierry Berrod, l’émission présente des vestiges des temps passés aux quatre coins du globe.

A découvrir aussi, les illustrations de Stephanie Buer qui pratique l’urbex et la raconte en illustration !

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