Rone & Friends album
Rone and Friends album

“Rone & Friends”, un appel à se retrouver

Après la “douche froide” du confinement, l’artiste français Rone se lance dans la création d’un album. De ce travail nait “Rone & Friends” une invitation à continuer à partager.

Couverture de l'album " Rone and Friends ". Fond bleu et blanc en aquarelle, personages en noirs et blancs qui flottent en ronde dans ce ciel bleu.
Couverture, Rone & Friends © Corinne “Coco” Rey

Le DJ français autodidacte Erwan Castex, plus connu sous le nom de Rone, revient avec un album qui fait du bien. Contre la grisaille du confinement, le “le chevalier de l’électro française” nous offre un album réflexif et céleste, pensé avec sa bande d’amis et d’artistes fétiches.

“Salut les copains”

Véritable ode au travail d’équipe, Rone dévoilait le mois dernier un premier titre : Polichinelle, avec Flavien Berger. Une belle rencontre entre deux artistes, qui se connaissent bien, car ils se croisent régulièrement en festivals. Autre habitué du circuit, Casper Clausen, du groupe danois Efterklang est également présent sur cet album. Depuis leur rencontre au People Festival de Berlin, les deux musiciens s’envoient régulièrement leurs démos. Bien sûr, le trio Odezenne, amis de longue date du DJ, co-signe à son tour un morceau.

Car “Rone and Friends” est bien un album entièrement collaboratif. Et certaines rencontres sont surprenantes. On retrouve par exemple Jehnny Beth, chanteuse du groupe de post-punk britannique, Savages, sur un titre en français. Une première, pour une artiste pourtant elle-même française. Elle confie : “Jusque-là je n’étais pas satisfaite, mais la musique de Rone m’a portée“. D’autres rencontres au contraire sont attendues, et on redécouvre avec joie le morceau chanté par Camélia Jordana pour le film “La Nuit Venue”.

L’introspection aussi

Cet album est donc celui d’un groupe, d’une soif de créer ensemble. L’artiste se livre en parlant de son envie de reprendre le cours d’une vie avec les autres : « Cette période étrange de confinement où chacun est séparé, isolé, m’a donné envie, plus que jamais, de collaborer, d’échanger et finalement de faire un disque “collectif”, qui fédère, réunit ». Fédérateur certes, cet album poétique se vit aussi la tête dans les nuages, à l’image de sa couverture.

Grand habitué de la chanson française, Dominique A pose sa voix sur le titre “A l’Errance”. Il en parle avec tendresse : « J’ai tendance à me focaliser sur la première idée. La musique appelait au voyage. Et le sujet s’est révélé au fur et à mesure que j’écrivais. À la fin, on finit sur l’amour… qui est le but de l’errance, non ? » . Une capacité à laisser voguer son imagination également représentative de l’expérience de la solitude pendant le confinement. Tout au long de l’album, cette joyeuse bande construit alors une atmosphère propice à la contemplation et au recueillement aussi. Comme s’il fallait se retrouver soi un peu avant de mieux rejoindre les autres.

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