Angelina Christina – Photo montage @Nickie Robinson

Cela fait déjà plus de deux semaines que le festival Pow! Wow! Hawaii 2016 est terminé.

8 jours de plaisirs, de surprises et d’émerveillement pour la fan de Street-art que je suis.

Cet événement d’envergure internationale attire principalement des passionnés des États-Unis. Bien que plusieurs artistes locaux ont été invité par les organisateurs, l’ambiance Hawaïenne ne s’y fait pas beaucoup sentir. Dès le premier jour, j’avais l’impression d’être comme dans n’importe quel gros festival américain avec sponsors et invités directement arrivés du continent : Montana Cans USA, 1xrun, Justapoz, Monster Energy. Démonstrations live, spectacles variés, compétitions de break dance, expositions et soirée finale endiablée dans la pure tradition  de ce type d’évènements.

Mais la particularité de ce festival est sa « concentration ».

Essayez d’imaginer un tout petit quartier. Vraiment tout petit. Environ 1 km carré.
Une quinzaine de rues tout au plus où chaque recoin révèle une nouvelle œuvre de street-art. Murales peintes pendant les éditions précédentes du festival ou  réalisées off-festival, moyennes et petites pièces, graffitis soignés, collages (paste) et stickers, il y en a partout et pour tous les goûts. À chaque tournant, une nouvelle surprise colorée s’offre au regard.

Ajoutez à cela que, cette année, le festival avait invité près d’une cinquantaine d’artistes et que tout ce beau monde était presque réuni dans le même petit secteur pour réaliser une quarantaine de murales de tailles variées. Vous aurez alors une meilleure idée de ce que j’entends par concentration !

Mais pour les besoins de cet article, je me devais de faire des choix alors je vous présente mes coups de cœur de cette semaine haute en couleurs:

  • Le style, la force et l’amitié d’Angelina Christina aka StarFighter (Venice, CA, USA). Un tout petit bout de femme avec le plus grand mur du festival (environ170pi/51.82m) . IG @Starfightera
  • La maîtrise de la bombe et des dégradés de Felipe Pantone (ESP), que Montréal aura sûrement la chance de découvrir bientôt. IG @Felipepantaone
Pantone – Photo montage @Nickie Robinson
  • La technique surprenante de Risk et de Sonny Boy, (Los Angeles, CA, USA) mêlant la peinture au jet, le lavage à la pression et la peinture aérosol. IG @RiskRock et @sonnyboy_paint.
Kelly Graval aka Risk et Sonny Boy – Photo montage @Nickie Robinson
  • La vitesse d’exécution de Gonzalo Borondo (ESP). Cet artiste a peint son mur en seulement 2 jours ! Site : gonzaloborondo.com
Borondo – Photo @Nickie Robinson
  • Le calme et la minutie de Sean Yoro aka Hula (Hawaii, USA)  IG @the_hula.
Hula -
Hula – Photo @Nickie Robinson
  • L’abstraction murale de 1010 (Né en Pologne/Basé en Allemagne) et son procédé par numérotation. IG @1010zzz
1010
1010 – Photo montage @Nickie Robinson
  • L’incroyable mur tout en 3D du discret Katch1 (Hawaii, USA)  IG @katch1
Katch1 1500
Katch1 – Photo @Nickie Robinson

Mais ce serait bien limiter mes élans si je devais oublier de mentionner l’accueil de la gang du DK Crew, du Aloha Family et du duo de Wooden Wawe, tous représentants locaux, les retrouvailles avec le duo brésilien Bycicleta Sem Freio que j’avais eu plaisir à rencontrer en juin dernier au festival Mural (Montréal), le party des petits monstres souriants de Kevin Lyons en 2 versions, Tatania Suarez, la coqueluche de ces messieurs et l’immense talent de tous ces artistes qui travaillaient sans répit par 30 degrés et ce, jusqu’aux petites heures du matin.

Bicicleta Sem Freio
Bicicleta Sem Freio – Photo @Nickie Robinson
Kevin Lyons
Kevin Lyons – Photo @Nickie Robinson

Et je ne pourrais pas conclure sans mentionner Jasper Wong, le co-fondateur du festival, qui était partout, partout. De la coordination journalière à partir du quartier général de Lana Lane, à l’animation des événements de la soirée, sans oublier son aide aux artistes et à la conduite des monte-charges, cet événement n’aurait pu être possible sans lui.

Jasper Wong
Jasper Wong – Photo @Nickie Robinson

Si la plupart des artistes sont retournés à la maison, plusieurs d’entre eux ont poursuivi leur tour du monde. En espérant que cette course les amènera parmi nous sous peu. Merci à tous pour l’émerveillement, les sourires et les conversations pas banales pendant les pauses à la recherche d’un peu d’ombre pour nous rafraichir tous. Aloha !

Aloha Family
Aloha Family Tribute to Anemal One – Photo @Nickie Robinson

Pour en savoir un peu plus sur le festival, lire également le précédent article : Pow Wow Hawaii ou quand le-street-art se vit aux rythmes des plages et du-surf.