Son Lux : une interview à 35° 1

Son Lux : une interview à 35°

son lux à dour

Ryan Lott, plus connu sous le nom de Son Lux, était de passage au Festival de Dour à l’occasion de sa première tournée internationale: échanges avec un compositeur de talent, sous une chaleur de plomb.

Retrouvez son dernier clip sur Beware ici: Lanterns Lit

Comment tu trouves Dour ? Ton live s’est bien passé ?

Le festival est incroyable, tu sais je n’avais encore jamais tourné jusque là, c’est ma première fois, j’ai beaucoup de première fois en ce moment en fait, c’est très excitant. Le show était vraiment dingue, il fait incroyablement chaud, vraiment très chaud. Surtout que l’on saute un peu partout et on met toute notre énergie dedans, c’est un peu éprouvant avec ce temps ! (ndlr : il était 15h et il faisait 35°C) Les fans sont géniaux, quand on faisait les balances et que l’on jouait quelques samples, les gens ont reconnu notre musique juste à partir de petits sons, c’est assez drôle et surtout excitant. C’est fou quand tu y penses, que les gens connaissent aussi bien ta musique.

Tu commences à être connu en effet. C’est aussi passé par Sisyphus et l’album que vous avez sorti en Mars. Est-ce que vous prévoyez de tourner ensemble également ?

Non, on ne le fera jamais vraiment, on est tellement occupé à faire nos propres trucs chacun de notre côté. C’est juste un projet studio. Tu sais on est juste potes, on fait simplement ça pour le fun.

A propos de ces projets personnels, qu’en est-il de ton nouvel album ? On a vu que tu avais commencé à l’enregistrer au Red Bull Studio.

Ça aussi c’est une première fois car cette fois on enregistre en tant que groupe live à part entière, ça a toujours été un projet solo avant cela. L’expérience est vraiment excitante en ce sens car je travaille avec Ian Chang (batterie) et Rafiq Bhatia (guitare), deux véritables “cerveaux musicaux” en qui j’ai une totale confiance et avec qui l’échange est très productif. On ne cesse jamais vraiment de travailler ensemble et de se renvoyer des idées, que ça soit dans le van en tournée ou quand nous faisons une pause entre deux dates.

Où est-ce que vous enregistrez, au Red Bull Studio ?

Non on travaille dans différents endroits, on a enregistré pas mal de batterie au Red Bull Studio de New York parce que c’est là où on a commencé et puis c’est notre ville, mais c’est tout.

En parallèle tu fais un gros travail  d’arrangements, pour des bandes originales de films notamment, il y en a un qui sort bientôt d’ailleurs. Qu’est ce que tu aimes dans cette exercice ? C’est quelque chose que tu as envie de faire plus souvent ?

C’est un truc vraiment particulier, d’habiller musicalement un film. J’ai passé de nombreuses années à produire de la musique pour des pubs et ce genre de choses, et j’ai participé aux bandes sons et aux arrangements de plusieurs films. Mais c’est la première fois où je m’occupe moi-même du film dans son entièreté, c’est un film qui sort en Septembre, qui s’appelle Disapearence of Alenary Rugby, avec Jessica Justin et James Macvoy dans les rôles principaux. C’est vraiment un film fantastique sur lequel travailler.

Oui il a été présenté à Cannes.

C’est exact oui. En tout cas c’est sur que j’aimerais faire cela plus souvent, réaliser la bande son d’un film.

Qu’est ce que tu aimes la dedans ? C’est un travail particulier.

J’aime le challenge qui est inhérent à ce travail, parce que dans toute situation de conception créative, la musique est la pièce centrale du puzzle, tu dois trouver la pièce de la bonne forme pour qu’elle puisse compléter harmonieusement le puzzle. Il y a souvent une multiplicité de solutions pour le même problème, c’est aussi cela qui est excitant, de penser à toutes les manières différentes dont tu peux faire vivre une scène, via la musique. Je pense qu’un film est une plate-forme artistique tellement complexe, c’est un miracle que cela forme un tout cohérent. Rien ne se rapproche vraiment de cela, ça requiert tellement de talents différents devant chacun travailler en harmonie. C’est vraiment intéressant de faire parti de ce processus, mais aussi très stressant.

Ta musique est assez théâtrale à la base, presque épique, quelle serait le moment de vie dont tu aimerais faire la bande son ? Quelle scène de film t’inspire le plus ?

C’est une bonne question parce que généralement je n’aime pas les musiques de films que j’écoute. En fait les musiques de films sont souvent trop présentes, ce n’est pas assez subtile. Mais je pense que ta question est plutôt de savoir quel genre de film irait avec ma musique. Je dirais que c’est une question de mystère, d’éléments naturels, oui il faut qu’il y ait un rapport à la nature, mais avec quelque chose de fantastique, un aspect magique en quelque sorte. Ma musique est très émotionnel aussi donc peu importe l’histoire il faut qu’il y ait une dimension un peu triste, mélancolique.

Dans les films comme dans la musique tu collabores avec de grands noms, Richard Parry, Caroline Shaw, Lorde, avec qui aimerais-tu travaillé idéalement ?

Hum, j’adorerais travailler avec Björk. Ça serait incroyable. Un jour peut être, je pense que c’est un rêve sur le long terme.

Dernière question, notre magazine s’appelle Beware, à quoi ferais-tu attention toi ?

Hum, il faut faire attention à ne pas prendre de décision basée sur la peur.

Merci à Oyvind et à Ryan.

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