JO-BERT street art

JO BER, le street art narratif

Depuis le début des années 2000, le street-artiste JO BER construit des contes imagés par ses tableaux urbains ludiques et colorés.

Peinture sur mur en brique. Figure de femme à la peau verte habillée de jaune contorsionnée, tenant une tablette et un stilet antiques. Elle porte une coiffe avec une ville dessus, et ses cheveux sont en plumes, et des stylets d'écriture s'en échappent.
Nisaba, scribe des dieux

Artiste qui manie du street-art comme de la peinture mythologique, JO BER met de la couleur et de la malice sur les murs des villes où il passe. Avec son esthétique pittoresque et et gaie, il utilise le pigment comme d’autres useraient de la rime pour conter des épopées oubliées.

Un espace de jeu

JO BER a fait ses marques dans le street-art en colorant les rames de métros et les sous-terrains parisiens. Grand habitué du quartier de la Défense, il marque les murs de sa patte colorée et ludique. Le train, désormais personnage vivant, devient rapidement récurrent dans ses peintures. L’espace urbain est transformé à son passage en vastes fresques malicieuses.

Pas timide pour un sou, ses peintures débordent de couleurs vives. Toujours empreintes de bonne humeur, souvent d’humour, elles tendent à faire sourire les passants. Aussi doué sur les pans de briques et de béton que sur papier, il occupe l’espace de son dessin avec imagination. On reconnaît ses personnages à leurs capacités à voler, voguer sur la ville, mais aussi à se contorsionner, à adopter des positions supra-naturelles pour réaliser des tâches communes.

C’est donc son univers coloré, tout droit tiré de son esprit espiègle qui fait son succès. Comme l’américain Andy J. Miller, il se construit une identité visuelle basée sur son univers poétique et farfelu. Quand il voyage, il sème derrière lui des morceaux de cette oeuvre proche de l’univers de la bande-dessinée, comme un appel à rêver.

Joueur de flute urbain, avec un sac de bombes de peinture, charme un serpent constitué de rames de métro parisien.
Subway Charmer, 2016
Jeune femme souriante flottant sur un parapluie, suivie de poissons bariolés.
Paris, 2016
Serveur parisien typique, avec son veston sur sa chemise. Il court en formant un carré, le bras passant sous son genoux.
Paris, 2016
Paysage de mer sur fond de nuit. Un personnage géant à la peau bleu gonflé ses joues pour faire avancer un bateau.
Paris, 2016
Coin bas gauche : jeune garçon paisiblement endormi dans une atmosphère bleu. Le reste de l'espace est occupé de femmes nues entremêlées, sur fond jaune.
Dortoir, Jardin Rouge
Personnage de boxeur entièrement constitué de trains rouges et or, sur fond en métal.
Rocky Balbotrain, Zinc
Toile en métal d'un personnage constitué de trains orangés sur un vélo bleu.
Cyclotrain, Zinc
Grand personnage constitué de trains, signature d'un grand nombre de travaux de JO BER, à la fois mauve, bleu clair et orange. Il tient dans sa main un personnage humain, qui tient un sac tâché de peinture, et lui indique de se taire avec son index, dans un test complice.
Espace Cobalt, 2016
Tagger contorsionnée. Le bras, dans sa veste jaune, passe sous la jambe dans son jogging rouge. Peau bleue sur fond rouge.
St-Denis, 2020
Un homme avec un oiseau bleu qui lui sort de la bouche tient dans ses mains une ville de sable, qui s'écoule comme un sablier, sur fond noir et vapeur blanche.
La Défense, 2016
Un homme d'affaire à la peau bleue se gave avec hâte d'une pile de pièce autour de laquelle il est accroupi. En fond, on distingue les tours du quartier d'affaire.
La Défense, 2016
Vue des favelas brésiliennes. Sur un mur, deux personnages bariolés dansent une salsa, sur un autre, on distingue un personnage mi-femme âgée, mo-coccinelle. En fond, tag d'un un criquet déguisé en chasseur.
Au Brésil, en collaboration avec Poes

La mythologie réinventée

Dans la lignée de la bande-dessinée, justement, JO BER et Poes, street-artiste et copain de toujours, développent tout un récit mythologique. Dans l’histoire humaine, on date les premiers récits sur les murs à l’ère sumérienne. S’inscrivant dans cet héritage de mythologie racontée à même les façades, des palais royaux au périphérique, que s’inscrivent les deux grands enfants.

Inspirés par les premières civilisations donc, les deux se lancent dans l’élaboration d’un conte merveilleux. Dans “L’épopée de Gilgamesh”, les aventures du jeune prince mésopotamien prennent vie. Une série retranscrite, avec chaque étape de la production offerte à l’oeil du spectateur, dans le blog de JO BER. Les deux joyeux lurons se ré-approprient alors les sculptures narratives historiques, en les adaptant à leur univers pop et coloré, pour une esthétique travaillée et définitivement réussie.

Une esthétique qui dépasse d’ailleurs le récit particulier de Gilgamesh. Les dieux des mythologies oubliées connaissent un second souffle. Toujours avec fantaisie, les légendes sont données à re-découvrir, dans des mises en scènes de Dieu toujours plus humains. De genèse de la vie humaine, inspirée de la religion mésopotamienne, aux clins d’oeil aux dieux grecs, l’imaginaire de JO BER se vit donc bien la tête dans les étoiles, près du mont Olympe.

Lutte de deux personnages mythologiques. Un géant vert se fait tirer les moustaches par un homme amusé, qui lui envoie des vagues d'écume de l'autre main.
Épopée de Gilgamesh,  Le combat contre Humbaba 
Un géant en jeans et baskets est assis contre un mur. De son corps jaillissent des courts d'eau. Contre lui, une géante à coiffe traditionnelle et collant en résille est pensive. Autour d'eux des palmiers poussent.
Epopée de Gilgamesh, l’origine du palmier
Deux géants, de côtés opposés, se joignent les mains au dessus du monde. L'un est habillé de vert, et la lune se repose sur son front, l'autre d'habits d'apparats. Entre leurs mains, des montagnes, une mer et un désert se dressent, avant une ville ancienne.
Epopée de Gilgmamesh, La fin de la route
Deux escaliers en béton. Autour des personnages complémentaires. D'un côté un titan roux à la peau bleu, de l'autre un titan à la peau brune et aux cheveux bleus.
Les titans du port
Imitation de parchemin ancien. Un grand animal mythologique formé de trains d'un côté. De l'autre, plusieurs étages, comme pour conter un récit de guerre, avec des métros à chaque fois.
Ere metropotamienne
En premier plan, un personnage rieur joue du tambourin. Rouchis à la peau bleue, il porte une haute coiffe pourpre, et des lunettes rondes. Derrière lui, d'autres personnages bariolés chantent en s'amusant, sous la pluie.
Ubara Tūtū, le roi bruyant
Déesse aigle, qui tient dans sa main une vasque, dont s'échappe une rivière.Un homme habillé d'une peau de poisson pêche entre la mer et cette rivière. Au fond la mer, le ciel et la lune endormie.
Adapa et le Shūtū, l’oiseau vent
Supplice de la plance, d'un personnage à barbe blanche qui tient un palmier en pot. Face à lui une armée armée de lances et de boucliers. Dans l'eau, un serpent aux longues dents et aux oreilles pointues attend d'avaler le supplicié. En fond des montagnes et la lune endormie.
Terre d’accueil
Déesse géante dont le visage dépasse de l'eau, salie un éleveur de moutons, plus loin dans les hauteurs.
Ishtar et Dumuzi
Quatre toiles en récit, construites comme des bandes dessinées, retraçant les mythe de la méduse, de Poséidon, d'Icare et d'Hadès.
Série les collègues de Zeus

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