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A la fois, Dj, ingénieur du son, producteur et beatmaker, Dj Elite se présente comme un artiste aux multiples talents. Bercé depuis son plus jeune âge dans le monde de la musique, celui-ci a fait de sa passion, son métier. Si le rap reste sa passion principale, Dj Elite puise son inspiration de tous les genres musicaux. Rencontre, avec un artiste passionné et passionnant.

 

BM : Avant tout, peux-tu nous expliquer pourquoi avoir choisi Dj Elite comme nom de scène ?

C’est très simple, quand j’ai commencé j’étais très jeune, j’ai acheté mes premières platines vers l’âge de 12-13 ans j’étais dyslexique et du coup un jour en voulant écrire “Eliott”, j’ai oublié le « o », après quelques modifications le nom « Elite » est resté.

 

BM : Ta passion pour la musique est venue à quel moment ?

De mes parents. Depuis que je suis né il m’encourage dans cette voie. J’ai commencé par la batterie vers l’âge de 6 ans pour ensuite me diriger vers le DJing. Mon vrai métier aujourd’hui c’est ingénieur du son, producteur, compositeur et Dj. Je ne fais pas que du rap, je suis vraiment ouvert à tout. Je fais essentiellement du rap parce que c’est ce que j’aime le plus, mais à coté je fais aussi des musiques de pub par exemple.

 

BM : Peux-tu nous parler de BlackBird ?

BlackBird est un studio d’enregistrement et un label que j’ai monté il y a environ 2 ans. Nous aidons à développer des artistes (chanteurs, beatmakers etc…) et nous réalisons des projets en tout genre. Ce n’est pas exclusivement un studio ou un label de Rap. C’est avant tout une structure qui permet de faire de la musique “officiellement”.

 

BM : Comment as-tu rencontré les membres du collectif l’Entourage ?

Je commençais tout juste à monter Blackbird, un jour un pote m’a appelé car il connaissait un collectif qui cherchait à enregistrer un projet. Le projet en question m’a pris 3 ans et demi. Au fil du temps j’ai appris à connaitre ces gars là, et ce sont aujourd’hui de véritables potes que je respecte et que j’affectionne beaucoup. Je suis par ailleurs devenu le Dj du S-crew. En ce moment on est en tournée, c’est un truc nouveau pour moi. A la base j’étais Dj de club du coup, le fait de me retrouver sur une scène avec eux, c’est un délire totalement différent et nouveau. T’as une autre approche dans ton rapport avec le public, t’as davantage d’adrénaline. Les fans connaissent les paroles par cœur. La reconnaissance des gens et le plaisir qu’on partage tous ensemble sur scène c’est vraiment incroyable.

 

BM : Plus concrètement, avec qui as-tu bossé parmi les membres du collectif ?

Le collectif en entier pour leur album. Après au niveau des solos, j’ai bossé avec Deen Burbigo sur son EP « Inception » et plus récemment « Fin d’après minuit » qui sortira le 27 janvier 2014. J’ai également bossé sur le maxi d’Alpha Wann qui est sorti exclusivement sur vinyle. J’ai collaboré avec Eff Gee sur son projet “Keskon Eff”, sans oublier la mixtape “Métamorphoses” et l’album “Seine Zoo” du S-Crew où je me suis régalé. Je suis actuellement en train de bosser sur le projet solo de 2Zer et celui des frères Mekra & Framal, entre autres.

 

BM : Tu parlais des clubs, est ce que tu comptes retourner mixer dans des boîtes?

J’ai souvent des propositions. Avant je prenais le rôle de résident donc pendant 1 ou 2 ans j’étais bloqué dans une boite et j’y bossais quasiment tous les samedis. Maintenant je n’ai plus le temps et puis ça m’a un peu gonflé. C’est un monde qui est très superficiel, fait de strass et paillettes, qui ne me correspond pas réellement. Peut être que j’y retournerais un jour mais ce n’est pas au programme.

 

BM : Comment vois-tu le rap français aujourd’hui ? Tu ne penses pas que les médias français en donnent une mauvaise image ?

Le problème c’est qu’on entend parler du rap qu’à travers “les clashs” et “le rap game ” pour ma part ça ne m’intéresse pas. Toutes ces histoires de clashs m’ont amusé comme tout le monde mais ça ne va pas plus loin. Ce qui est sûr, c’est que les médias français actuels ne connaissent pas le rap et ne cherchent pas à le connaitre. Les rappeurs sont des voyous qui n’ont aucune culture ni aucun vocabulaire. J’aimerais inviter ces gens chez moi pour leur faire écouter du rap de qualité. Mais je pense que dans un futur proche il y aura d’avantage de nouveau journalistes prêts à défendre le rap afin de faire évoluer les mentalités, enfin je l’espère.

© Sonia Semere

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