Originaire de Californie, Robert Hardgrave est un artiste pluridisciplinaire. Depuis plus de 30 ans, il a été nominé, et même finaliste, dans plusieurs concours (prix Neddy de peinture du Cornish College of the Arts, Contemporary Northwest Arts Awards). Ses oeuvres, à la croisée entre l’art abstrait et le surréalisme, ont été exposées dans plusieurs grandes villes américaines et en Espagne (Chicago, Los Angeles, Seattle, NYC, Madrid…).
Avant que l’art ne devienne sa passion, Robert Hardgrave était passionné de skateboard, d’échecs et rêvait de devenir un fabricant de jouets. Lorsqu’il déménage à Seattle au début de sa vingtaine, la plupart des soirées avec ses amis sont consacrées au dessin et aux rêves d’être, un jour, un artiste. Plus son intérêt pour l’art grandit, plus il s’instruit et lit le plus de livres possibles à ce sujet.
Marqué par une performance de collages de Rex Ray dans les années 1990, Robert Hardgrave a intégré le collage dans son travail. Beaucoup de ses oeuvres sont réalisées à partir de collages de bouts de papiers et d’autres matériaux. L’assemblage de papiers entre eux représente pour lui quelque chose d’excitant et de stimulant : il y a toujours quelque chose de nouveau à créer. Même en réutilisant les mêmes papiers, les collages ne seront jamais semblables car il existe une infinité de combinaisons.
Le collage m’a ouvert des horizons. C’est un outil puissant.
L’intuition au centre de ses oeuvres
Aquarelle, peinture, transfert d’acryliques, sculptures, encre de Chine…Robert Hardgrave explore une multitude de techniques et de supports dans son art. Ce qui l’inspire le plus, au delà des échanges avec ses amis, du death metal ou du travail d’autres artistes, c’est la découverte de nouveaux matériaux sur lesquels créer. Très intuitif, l’artiste basé à Seattle s’appuie avant tout sur ce qui l’entoure et à ce qu’il ressent. Après avoir observé comment certains artistes utilisent les matériaux, il se les approprie à sa manière, en y apportant sa touche. C’est un moyen pour lui de se réinventer.
Lorsque tu dessines depuis des années, tu cherches naturellement de nouveaux moyens de te réinventer. Cependant, on ne peut jamais échapper à qui l’on est.
Quand l’art devient un refuge
Son art a longtemps été marqué par sa greffe de rein, issue d’un donneur décédé. À cette époque, ses oeuvres évoquaient la présence d’un être qui continuait à vivre en lui, malgré son absence. Aujourd’hui, il voit l’art comme un journal ou un album qui retrace le fil de sa vie. Alors qu’on cherche souvent le sens de son existence dans des éléments extérieurs, l’art, au contraire, naît de l’intérieur. À travers ses oeuvres, remplie d’élans de spontanéité, Robert Hardgrave trouve un sens à sa vie.
Les oeuvres de Robert Hardgrave sont un mélange entre l’art abstrait et le surréalisme. Il crée des formes et des couleurs qui ne représentent pas directement la réalité, mais qui peuvent évoquer des émotions et des sensations propres à chacun. Chaque spectateur est libre d’interpréter son art à sa manière. Parfois certaines formes s’apparentent à des visages mais sont assemblées à des éléments inattendus, ce qui donne une dimension surréaliste à ses créations.