Avec Reverence, paru aux éditions Hemeria le 28 juillet 2026, Paul Nicklen rend hommage à la nature et espère apporter des « pistes de réflexion pour bâtir un monde plus ouvert, plus respectueux de l’environnement et plus équilibré ».

Ouvrage contemplatif de 160 photographies où l’artiste photographe donne à voir la beauté de la nature, Reverence se veut aussi un moyen de réfléchir à notre rapport au monde et à la nature. Cet ouvrage est le fruit de plusieurs années d’observation et d’exploration du Monde, cette maison qui est la nôtre et que nous utilisons sans vraiment d’égard pour elle.
Point n’est besoin de contempler les étoiles et de s’intéresser à l’astronomie pour remettre l’humanité dans son contexte (celui de la Terre, mais celui aussi de notre univers) : Paul Nicklen, biologiste et photographe animalier canadien travaillant pour National Geographic Society, se concentre sur le monde animal, invitant à « porter un regard plus attentif et plus humble sur notre planète » en estompant la frontière entre l’humanité et la nature sauvage.
Hommage et mémoire de la Terre-mère
Hommage à la beauté de la nature sans qui l’humanité ne pourrait aujourd’hui survivre, Reverence est aussi une réflexion personnelle de l’artiste sur la mémoire, la perte et le sentiment d’appartenance. L’artiste entend montrer son « émerveillement » et son « profond respect » pour la nature ainsi que le « lien sacré » qui lie humanité, monde animal et planète Terre. Avoir grandi sur l’île de Baffin dans une communauté inuit explique probablement l’intérêt que l’artiste porte à la sauvegarde de notre environnement et de nos modes de vie.
« La révérence, c’est ce que nous ressentons face à la présence silencieuse d’une baleine sous la glace, dans le regard féroce d’un ours polaire, dans la danse intemporelle de l’océan et de la lumière. C’est ce que le monde naturel suscite lorsque nous prenons le temps de le contempler véritablement. » L’auteur nous « invite à nous agenouiller – non pas en signe de défaite, mais par humilité face à la grandeur de la nature ».
Ce temps, évoqué par l’artiste, est souvent ce qui fait défaut : peut-être serait-il bon, entre deux trains, entre deux taxis, entre deux journées de travail, entre deux courses sans but, de s’arrêter quelque temps, pour profiter ou réapprendre à profiter de cette nature qui nous entoure. Un travail qui n’est pas sans rappeler celui de Sebastião Salgado, de Yann Arthus-Bertrand, de Franck Desplanques ou de Claire Thomas – elle aussi publiée aux éditions Hemeria.
Par cet ouvrage, par la mise en avant de la nature et de sa beauté, par la continuité du combat porté par SeaLegacy (ONG qu’il cofonde avec Cristina Mittermeier, également publiée aux éditions Hemeria), Paul Nicklen entend probablement prendre part au combat écologique, pour que les animaux n’aient pas à « tirer leur révérence » dans un monde que l’humanité aurait fini de dérégler.
L’ouvrage, qui fait 360 pages et 30.8 x 38 cm, est disponible aux éditions Hemeria pour 110 euros.






