Disparu en mai dernier à l’âge de 81 ans, Sebastião Salgado était un photographe franco-brésilien reconnu internationalement. La ville de Paris lui rend hommage avec une exposition présentée du 21 février au 30 mai 2026 à la Salle Saint-Jean, au sein de l’Hôtel de Ville de Paris.

Se décrivant comme conteur et non comme artiste, racontant les hommes et la terre – aussi bien en photographie que par écrit, via des titres comme De ma terre à la terre –, Sebastião Salgado était un photographe franco-brésilien connu pour ses reportages et sa mise en avant de peuples autochtones d’Amazonie.
Fils d’un éleveur brésilien, seul garçon d’une famille de huit enfants, il avait documenté la famine en Éthiopie et au Sahel, ainsi que le génocide rwandais, et photographié la mine d’or de Serra Pelada, dans le district de la municipalité de Curionópolis, au sud-est de l’État du Pará, à 430 kilomètres au sud de l’embouchure du fleuve Amazone.

Un hommage réalisé par sa femme
« J’ai voulu montrer différents aspects de l’être humain Sebastião Salgado : le père, le photographe et l’écologiste. Ces trois facettes composent en harmonie une grande partie de son essence. En plus d’être un père aimant, il défendait avec intensité une photographie engagée pour des valeurs essentielles à l’humanité et à la planète, ainsi qu’un monde socialement plus égalitaire et écologiquement durable », explique sa femme, Lélia Wanick Salgado.
Si cette exposition – qui dure jusqu’au 30 mai 2026 – retrace les grandes séries emblématiques qui ont marqué sa carrière de photographe à travers des images iconiques, elle revient également sur son lien avec Paris, où le couple s’était installé en 1969 pour fuir la dictature militaire brésilienne. Durant les derniers mois de sa vie, Sebastião Salgado s’était attaché à photographier, au fil des saisons, la capitale dans laquelle il avait passé plus de 50 ans.
L’exposition présente aussi les œuvres picturales du fils Salgado, Rodrigo Salgado. Né avec la trisomie 21, Rodrigo peint depuis son plus jeune âge et son travail sensible reflète les différents états de son existence. Ses œuvres marquent la fin de l’exposition.







