Victor Solf se dévoile dans “Still. There’s Hope”, son premier album solo

L’ancien chanteur du fulgurant groupe HER signe un premier album en son nom avec “Still. There’s Hope“.

Le 2 février 2019, lors d’un ultime Zénith, le chanteur annonce la fin du groupe HER, rapidement devenu un incontournable de la scène musicale. Un an et une pandémie plus tard, il sort un premier album solo plus vulnérable, bien que toujours fidèle aux racines soul qui ont fait le succès de son groupe avec Simon Carpentier.

Une soul moderne et épurée

Cinq ans après le tubeFive Minutes“, Victor Solf revient avec un album toujours marqué par la patte soul sensuelle qui a su séduire un public fidèle. Fidèle, il l’est lui aussi, à la formule gagnante du “less is more“, minimale et efficace. La ligne épurée des morceaux construit un univers frais, dans lequel sa voix chaleureuse se pose avec équilibre et humilité.

Victor Solf fait de “Still. There’s Hope” un recueil de morceaux doux, lumineux et clairs, qui donnent envie de danser. La danse y est vécue comme une activité libératrice, une invitation au lâcher prise dans un cadre rassurant et généreux, qui découle de la production du morceau “Traffic Light“.

Plus réflexif, ce morceau est construit avec simplicité autour d’une voix et d’un texte vulnérable. Un piano mélodieux remplace les guitares électriques signatures d’un temps révolu, s’éloignant des racines très Rythm & Blues des premiers jours de HER. Véritable “Feu vert”, ce morceau a été l’impulsion de tout l’album, toujours en anglais mais plus gospel aux touches éléctros.

A l'arrière d'une voiture, sur le toit de laquelle est posée un tube halogène, le chanteur est assis et fixe la caméra.
Victor Solf se dévoile dans "Still. There's Hope", son premier album solo 1

Mieux se retrouver

Enregistré dans le Finistère, “Still. There’s Hope” est le fruit d’une production apaisée. Dans ce cadre serein, Victor Solf revient aux sources. Il cherche à raconter une histoire, puise en lui des textes personnels, s’inspire de rêveries intimes, en un mot il s’impose comme chanteur solo.

Je suis revenu à ce j’ai toujours aimé, c’est-à-dire passer du temps en studio, choisir pendant des jours le bon micro… Je revendique ce côté à la fois artisanal et chercheur. J’ai puisé, d’abord seul, tout ce que j’avais en moi. La discipline et la méthodologie sont venues ensuite, dans un second temps. C’est mon nom désormais sur la pochette, ça change tout.

Victor Solf

Il n’en perd pas pour autant l’esprit de groupe. On retrouve Guillaume Ferran, qui a co-réalisé l’intégralité de l’album, ainsi que David Spinelli et et Mathieu Gramoli. Le chanteur confie : “Je n’ai pas du tout prévu de refaire un groupe un jour. Dans ma tête, j’étais désormais seul. Mais avec Guillaume, David et Mathieu, on parle le même langage, on est très efficaces. J’avais décidé dès le départ que les quinze titres devaient être jouables en live. Ils vont me suivre sur scène.

Après “Aftermath” (littéralement “séquelles”), son premier EP solo, “Still. There’s Hope” est un cri d’espoir. On y distingue, en fond, l’influence bienveillante de Simon Carpentier, acolyte de toujours disparu en 2017. “”Aftermath” est un disque que je devais faire, je n’avais pas le choix. “Still. There’s Hope” est beaucoup plus guidé par le plaisir, la libération. Même si l’esprit de Simon continue d’être très présent.

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