Peur Bleue nous retourne avec “L’étrange innocence des objets”

Deux ans après la sortie de leur premier EP éponyme “Peur Bleue” (présenté ici-même), le duo prend ses aises et balance tout ce qu’il a sur le cœur avec un attendu premier album intitulé “L’étrange innocence des objets”. 

L'étrange innocence des objets peur bleue
(c) Nathanne Le Corre

La chanson française se réinvente sans arrêt. Les deux frères Quentin et Jérémie sont de ceux qui bousculent les codes pour créer leur univers propre. En cela, “L’étrange innocence des objets” est un album hypersensible qui vous transportera loin du frénétisme environnant. Plus qu’une parenthèse, il est un aboutissement des projets précédents déjà prometteurs.

Lors de la première écoute, il était assez clair que l’album allait vite faire son entrée dans nos playlists respectives. Une fusion entre la légèreté et la sincérité de Cléa Vincent et la production électronique minimaliste de Paradis, avec une singularité à la Flavien Berger. Un cocktail légèrement alcoolisé donc, sucré avec une pointe d’acidité pour rendre la mixture addictive (ça se voit qu’on a envie de claquer nos fonds de tiroir au bar ?). 

La pop décomplexée des deux frères peint un tableau sensible et attachant où les percussions et les synthés viennent sublimer les thématiques de la rupture ou de l’isolement. Pas vraiment la fête me direz-vous ? Ben je suis d’accord sur le fond. La forme rend, elle, l’ensemble surréaliste et simplement beau.  

Après tout, que demandons-nous à l’art si ce n’est de procurer des émotions ?

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