Peur Bleue

Quatre fois. En ces temps de fastlife, on a pris le temps d’écouter le premier EP du groupe Peur Bleue quatre fois. Comme ça, pour le plaisir du beau son.

Dès le premier titre, Ailleurs, on est saisi par cette instru électro/pop liquide, fidèle compagne de nos mélancolies, déjà. Et puis, il y a cette mélopée, scandée à deux, lyrique et évidente, qui ramène à des émotions secrètes, joyeusement libérées d’une nostalgie enfin assumée.

La suite est une succession de mélodies sensibles ; on songe au bliss de Paradis, à Flavien Berger aussi, passé maître dans l’art de faire danser sur des chansons tristes, avec qui le duo formé par Quentin et Jérémie (chanteurs, auteurs et compositeurs) a collaboré ici.

peur bleue

On apprécie la juste succession des morceaux, qui révèle peu à peu les couleurs sublimes de cet univers à la cadence d’un autre temps, chaloupée, s’autorisant la lenteur et les plages de silence : ainsi l’interlude Pandore, respiration tout en délicatesse, qui permet à l’auditeur d’accueillir le non moins criant de romantisme Parle lui. Vivement la scène, et leur premier album, à paraître en 2019.

D’ici là, on se (re)passe le clip d’Ailleurs, “qui compile des bugs de jeux vidéos”, à propos duquel le groupe précise, “cette chanson et ce clip, c’est comme des disques durs qui gardent en mémoire ces choses qu’on oublie”.  Le son de Peur Bleue est certainement là pour durer.

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Images @Peur Bleue

EP “Peur Bleue” (Grand Musique MGMT)

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