Migration, le nouveau disque de Bonobo

Image d'avatar de SolalSolal - Le 17 janvier 2017

Après avoir publié quelques singles, Kerala et Break Apart, ainsi que leurs clips, Bonobo nous laissait entrevoir une vision aérienne de sa musique. La contemplation semble prendre le pas sur les rythmes. Bien que très éclectique, le producteur est surtout connu pour des titres tels que Cirrus, Kiara, et autres Kong, mais aussi pour ses mixes plus orientés Electro, Techno, et House comme son cultissime Essential Mix.

En conséquence, le calme aussi planant qu’étonnant de Migration peut décevoir au premier abord, d’autant plus que l’album débute avec Break Apart, qui n’aide pas à se défaire de cette première impression de lenteur.

bonobo

Si le dynamisme de Bonobo ne se retrouve pas dans l’environnement de Migration, sa patte musicale est au rendez-vous : Outlier, parmi d’autres, révèle des sonorités et des rythmes enfouis depuis The North Borders. C’est l’identité d’artiste du producteur qui s’exprime doucement sans trahir l’identité de l’album, sans quitter la place qu’il a choisi de lui donner. On assiste à un léger changement de cap qui démasque la volonté de sortir des sentiers battus, non pas en terme de genre comme on a pu le voir par exemple pour Daft Punk, mais en terme d’ambiance. Comme quoi, ce chemin nouvellement emprunté n’est pas si loin de notre bon vieux sentier battu.

bonobo

Une fois l’idée intégrée, que cet album est différent du reste de son œuvre, les attentes se métamorphose en curiosité. C’est là aussi que l’album prend son sens et sa beauté du point de vue de l’auditeur. Finalement, Migration porte bien son nom. Et comme une migration, la continuité d’un morceau à l’autre participe au renforcement du côté relaxant de l’écoute.

 

Habituellement, lorsqu’un artiste prend un tournant dans sa façon de faire, il prend le risque de décevoir ses plus fidèles suiveurs. Ici c’est l’inverse, car malgré ce tournant, il est évident que c’est du Bonobo qu’on entend, ce qui offre un charme évident à l’album : on se surprend à essayer de retrouver des marques connues dans l’inconnu pour finalement les trouver. Migration est très clairement un bon album, seulement il ne plaira pas forcément au plus grand nombre. C’est un peu du Bonobo délavé, épuré, qui abouti à une berceuse pour adultes, assumée et réussie.

 

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Solal
Article écrit par :
Rédacteur en chef musique

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