Kristoffer Axén

Kristoffer Axén, un mystère suédois

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L’œuvre photographique de Kristoffer Axén pourrait très facilement passer pour des peintures hyperréalistes. Suspendu entre réalité et fiction, il produit des récits visuels surréalistes où les détails sont flous et les bords sont adoucis, mettant l’accent sur l’humeur et l’atmosphère plutôt que sur les détails et la logique.

Kristoffer Axén, un personnage sur la plage entre deux rochers.
Kristoffer Axén, The Shore, issu de la série “Ennui” 2019
Kristoffer Axén, un personnage dans la mer sur le ventre.
Kristoffer Axén, The Sleeping Looks Down, issu de la série “Ennui” 2019
Kristoffer Axén, un personnage sur la plage regardant au loin.
Kristoffer Axén, Insomnia, issu de la série “Ennui” 2019

Kristoffer Axén est né en 1984 à Stockholm, en Suède. Il étudie la photographie d’art à l’International Center of Photography à New York entre 2008-2009, une ville dans laquelle il vit et travaille jusqu’en 2013. Auparavant, il étudie également l’image animée et la photographie à la Nacka School of Media à Stockholm. Sélectionné pour faire partie du New York 2011 Tierney Fellowship et également de la 2010 Generation, l’exposition Tomorrow’s Photographers Today traveling, a été exposée dans plus d’une douzaine de pays dans le monde entier. Récemment, il a été choisi, avec un groupe de douze artistes émergents, pour le Festival Circulations basé au centre d’art Cent Quatre à Paris. Il vit et travaille à Stockholm en Suède.

Les photographies de Kristoffer Axén (souvent à grande échelle à partir de 100 cm jusqu’à plus de 250 cm sur le côté le plus long) ont été exposées à l’international lors d’expositions individuelles à New York (Munch Galerie) et Copenhague (Galerie Pi). Également lors d’une récente exposition de deux personnes à Stockholm (Galerie Domeij) et dans de nombreuses expositions de groupe à travers le monde, notamment au Liljevalchs Spring Show de Stockholm, à l’Aperture Gallery de New York et au Musée de l’Elysée à Lausanne, Suisse. Il fait partie de nombreuses collections privées et publiques telles que l’ICP collection, Michaelis School of Fine Arts et MONA et il a été publié dans des articles et des magazines tels que le British Journal of Photography, The New York Times et Vogue Italia.

Kristoffer Axén, deux personnages dans un paysage désolé.
Kristoffer Axén, Hidden, issu de la série “Ennui” 2019
Kristoffer Axén, un personnage avec des jumelles et un vélo.
Kristoffer Axén, The tourist, issu de la série “Ennui”, 2019
Kristoffer Axén, un personnage qui regarde sa montre, installé à son bureau.
Kristoffer Axén, A Bowl of Candy, issu de la série “At sea at night”, 2009
Kristoffer Axén, deux buildings vu d'en bas.
Kristoffer Axén, The Rabbit Hole, issu de la série “At sea at night”, 2009

La qualité cinématographique de ses photographies est obtenue au cours de la phase de post-production et du processus d’impression, où les textures et les effets de collage nécessaires sont ajoutés. De subtiles allusions aux peintures de Mamma Andersson ou aux films de David Lynch sont présentes dans ses œuvres, mais l’image finale, imprégnée de tension, de beauté et de mélancolie, est tout Axén.

La pratique d’Axén s’articule autour de deux thèmes principaux déclinés en plusieurs séries : le surréalisme et la solitude. Ses images (destinées à être autonomes même au sein d’une série ou d’un groupe) sont donc très subjectives et suggestives et sont donc souvent oniriques dans leur ressenti. Il utilise la photographie comme de la peinture (qu’il pratique également) et certaines expressions cinématographiques. Son travail est construit à l’aide d’outils numériques et il combine souvent plus d’une image pour construire son univers.

Kristoffer Axén, un personnage baissé sur son sac.
Kristoffer Axén, The Turtle, issu de la série “At sea at night”, 2010
Kristoffer Axén, un personnage portant un casque qui erre dans une rue.
Kristoffer Axén, A day with some sun, issu de la série “At sea at night”, 2008

Kristoffer Axén travaille ses photographies de manière à ce que des ombres épaisses et des points lumineux se rencontrent pour former une palette des plus limitées. Certains éléments de la composition sont enlevés ou réarrangés afin que les personnages, devenus anonymes, évoluent dans un monde sans repère. Un sentiment d’angoisse s’installe et la peur de l’inconnue devient viscérale.

Kristoffer Axén, des personnages sur des Escalators.
Kristoffer Axén, Lexington, issu de la série “At sea at night”, 2009
Kristoffer Axén, des personnages dans un wagon dont un officier.
Kristoffer Axén, Sixth Train, issu de la série “At sea at night”, 2009

Si vous avez été happés par l’univers fantasmagorique de Kristoffer Axén, nous vous proposons de découvrir le travail de Xavi Bou.

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