hand habits, meg duffy pour son nouvel album fun house

Bienvenue dans la “Fun House” de Hand Habits

Avec un album personnel et atypique, Hand Habits nous laisse entrer dans sa Fun House, son troisième album.

couverture de l'album fun house de hand habits par meg duffy
Couverture de l’album Fun House

Après deux ans d’absence depuis son dernier album, Meg Duffy a.k.a. Hand Habits se livre dans un disque personnel et captivant.

Partir pour mieux revenir

Après de difficiles moments d’isolation et de solitude lors de la pandémie de la COVID, Meg Duffy se penche sur elle-même dans une démarche d’introspection. Il était important pour l’artiste de marquer un temps de pause sur sa carrière, de prendre du temps pour sa personne avant de reprendre la musique. Accompagné.e par Sasami Ashworth (Sasami) à la production et Kyle Thomas (King Tuff) à la conception, Fun House est comme un album bilan thérapeutique, introspectif et personnel. Une thématique qui se rapproche du dernier clip de Parcels, qui met en mot et en image une thérapie.

C’est après une thérapie difficile mais nécessaire que Sasami et King Tuff encouragent Meg Duffy à se pousser à aller au bout de l’album, ainsi que d’expérimenter de nouvelles formes de création. L’album se teinte alors d’une dimension d’inventivité pour Hand Habits, explorant des mélodies inexplorées jusque-là dans son univers. Le résultat est personnel, chatoyant et inattendu.

hand habits et son nouvel album fun house en photo par jacob boll
© Jacob Boll

Voyage introspectif

De sa voix langoureuse et chaleureuse, Meg Duffy emmène ceux qui l’écoutent dans une balade au cœur de ses émotions. À la manière du clip de No Difference, tout l’album constitue une balade accompagnée par l’artiste, de sa vision, de sa réalité et de ses ressentis. Il n’y a pas d’autre choix que de suivre Hand Habits dans son voyage introspectif et d’en saisir les fragments de son intimité. On découvre des moments passés, et présents, les doutes et craintes de l’artiste ; ce qui constitue l’essence de son être.

Le clip en noir et blanc de Clean Air illustre un amour de la scène et des fusions des corps produits par les concerts. Les moments de foule, intense, charnels, rythmés par la voix déchirante de l’artiste sont sublimés par la performance de Hand Habits. C’est cette vulnérabilité qui fait la force de l’artiste et de son album.

Fun House, confession intime

Fun House est le troisième album de Hand Habits, après Placeholder en 2019 et Wildly Idle (Humble Before the Void) en 2017. Malgré une scission bien prononcée avec son dernier album, on retrouve quelques éléments qui pouvaient caractériser ses précédents disques, également présents dans Fun House. La sensibilité et la vulnérabilité de l’artiste demeurent, laissant de côté des tonalités plus sombres qui étaient présentes auparavant. Fun House se fait bien plus solaire, il étincèle d’un renouveau pour l’artiste et sa création. Bien qu’ayant traversé une période difficile, l’album ne tombe pas dans des lamentations morbides, mais essaie plutôt de servir de bouée de sauvetage, tant pour l’artiste que pour ses auditeurs.

L’album est une confession, une discussion luxuriante entre l’artiste, sa relation à la créativité et ses auditeurs.

Pour suivre l’actualité de l’artiste, ça se passe sur son Instagram.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.