Charlotte Fever

Charlotte Fever, duo Flamboyant

Image d'avatar de EmmaEmma - Le 1 janvier 2024

Se présentant comme grands aventuriers des synthés et touristes de l’amour, le duo formé par Alexandre Mielzareck et de Cassandra Hettinger n’a de cesse de faire parler de lui. Charlotte Fever, nom choisi en hommage à leur amie et manageuse Charlotte Galané, laisse éclater sa virtuosité à travers l’utilisation de machines dont la musicalité vient mettre en exergue des textes à la plume ciselée.

Citant comme principales sources d’inspirations des artistes iconiques tels que Serge Gainsbourg et Etienne Daho, Charlotte Fever s’applique à intégrer des mélodies aux sonorités très 80’s, qui ne manqueront pas de vous donner une furieuse envie de vous lever de votre chaise pour vous déhancher au rythme des 11 titres que contient Paris Cyclone, leur tout nouvel opus.

A cette occasion, Beware! a rencontré le groupe, pour une interview pleine de good vibes.

photo du duo charlotte fever

Si vous deviez être un duo des années 80, ce serait ?

Cassandra : Je dirais Elie et Jacnot, quand on parle de cette naïveté là on parle d’avoir un texte assez simple et qui va droit au but

Les artistes qui vous ont influencés sont tous issus de cette période ?

C : Il est vrai que nous nous sommes beaucoup intéressés aux sonorités électroniques qu’on retrouvait dans certains titres de ces années, mais je pense que notre inspiration provient également d’artistes qu’on découvre actuellement.

A : Effectivement, je pense que la pop des années 80 nous inspire beaucoup, par ailleurs nous avions réellement envie d’insérer une touche très électronique dans nos compositions.

Vous chantez tous les deux sur vos titres en français, alors qu’on associe plutôt l’électro à l’anglais (Dépêche Mode, Lewis Offman, dont vous avez d’ailleurs fait la première partie)

Alex : Je pense que lorsqu’on n’est pas bilingue la question de la langue se pose. Chanter en anglais permet peut être de se sentir plus à l’aise avec la musicalité de certains mots, mais nous nous sommes trouvés limités dans notre démarche d’écriture…

Cassandra : D’autant plus que nous parvenons très bien à écrire en français, au début nous avions peur que cela nous limite dans nos démarches internationales mais c’est notre langue maternelle et elle sonne tout aussi bien que l’anglais…

Vous présentez votre musique comme de la pop solaire, mais il me semble que vous êtes tous les deux très liés à la Normandie, d’ailleurs le clip de « Plage convexe », qui est le premier titre de votre album, a été tourné me semble t-il à Cabourg ?

Alex : Effectivement (rires). En fait, ce clip a été tourné assez rapidement : nous étions sur une plage à Cabourg à nous interroger à propos de la mise en image de « Plage convexe », sans pour autant parvenir à bien définir nos idées. Et, tout d’un coup, quelqu’un est passé avec un char à voiles !

Cassandra : Et là, ça a été une véritable révélation (rires), nous avons demandé à cette personne si elle serait d’accord pour nous laisser l’utiliser pour notre clip, ce qu’elle a accepté !

Pourriez-vous me parler de votre nouvel album, Paris Cyclone ?

A : Les mixages et les masterings ont été faits par Yoann Lê dans un studio qui s’appelle la Tanière. En termes de création, c’est Cassandra et moi qui avons tout fait dans notre home studio !

Dans cet album, les synthès sont toujours très présents mais on retrouve aussi des marimbas et flûtes en bois, ce n’est pas trop difficile de faire coïncider la mélodie des instruments et de l’électro ? On imagine souvent leurs couleurs sonores très éloignées…

Alex : Je ne sais pas si on peut vraiment parler de difficulté, mais il est vrai que cela nécessite une certaine réflexion. Il y a un travail sur le sound design qui est assez important, afin de faire le pont entre ces deux mondes.

C : Les flûtes et le marimba nous tiennent aussi à cœur car nous avons fait une tournée en Amérique centrale, et nous voulions rajouter ces sonorités à nos prochains morceaux, comme une sorte d’hommage.

Votre musique dégage une atmosphère très cinétique, d’ailleurs j’ai lu qu’un de vos titres avait été utilisé pour la série Emily in Paris ?

Cassandra : Oui, c’est une histoire assez dingue. Des personnes qui travaillent pour Netflix sont tombées par hasard sur nos titres, et ils ont aimé. Ils ont contacté notre label qui a placé nos compositions. En réalité c’est un peu moins glamour que ce qu’on peut imaginer mais nous sommes très heureux que notre musique ait été utilisée pour la série !

Alex : Oui, c’était quand même une sacrée expérience, on a croisé les doigts sans oser y croire… Jusqu’à ce que la série paraisse !

De quel cinéaste voudriez-vous composer les BO ?

Alex : Quentin Dupieux et Nicolas Winding Refn !

Cassandra : j’aurais bien aimé travailler avec Alexander Abaturov ! Je pense qu’on peut bien s’amuser à faire de la musique un peu dark

Votre album Paris Cyclone en un mot ?

Cassandra et Alex : Chaud !

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