Boys Noize : Out Of The Black

 

Out of the Black est le 3ème album de Boys Noize, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est dans la continuité des deux premiers, véritables succès. Oi Oi Oi avait marqué la scène éléctro turbine, Power avait lui prédit le retour de la techno massive, qu’en est-il de ce dernier opus ?

Celui-ci regroupe 12 titres, dans un tout pas forcément cohérent mais qui “représente” avec plus ou moins de talent ce style technoïde particulier inventé par l’allemand il y a déjà plusieurs années.

Des hauts et des bas dans cet album, What you want, Ich R U et Touch It renvoient à des mélodies et des sonorités très Daft Punk avec les vocals robotiques, qui rappelle également le premier album de l’artiste. Des productions de qualité sans valeur ajoutée. XTC est dans la même veine, pêchu, mais simple.

On continue ensuite avec Missile, vrai bon morceau, d’une configuration assez simple aussi avec cette boucle répétitive, mais qui possède une meilleure construction mélodique. C’est maintenant au tour du premier “feat” de l’album, les sonorités hip-hop et Dubstep de Circus full of clown donne quelque chose d’agréable mais la finition du morceau n’est pas au rendez-vous.

Rocky 2 nous plonge lui dans un bain techno très sombre et assez jouissif, une vraie réussite de ce côté là également. Concord se trouve être une belle transition, une jolie boucle mélodique pour un titre qui doit être assez dingue en live, comme l’est également Melody. Une véritable tuerie travaillé pour faire se soulever les foules.

On retombe ensuite avec Merlin, titre sympathique mais dont la production simpliste le dessert, au contraire d’un XTC ou d’un Missile. A voir en Live.. Stop est quand à lui un bon gros morceau de techno turbine qui évolue pendant 5 minutes. On termine finalement avec le deuxième “feat” de l’album, et pas avec n’importe qui, un des papas du Rap US, le bon vieux Snoop Dog/Lion/Whatever. Got It ambiance bien proprement sans trop en donner, une belle fin.

Un album qui se retrouve donc à moitié taillé pour le live, qui contient quelques essais ratés mais surtout de très jolies pépites sonores.

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