On dit que les jeunes ne peuvent pas être dissociés d’Internet quand ils ont grandi avec, Sophie Jackson se l’est approprié. Du début de la culture memes aux nouvelles trends, le monde numérique se retrouve figé sur la toile de l’artiste.

Sophie Jackson élève la voix pour sa génération
Internet en lui-même n’est pas le moteur de sa créativité, mais lorsqu’il s’agit d’exécuter une idée, il devient le parfait vecteur. Au fil des années, il est devenu une extension du quotidien, toujours à portée de main en cas de besoin. Et on en a toujours besoin. Sans parler des réseaux sociaux qui redéfinissent constamment les interactions entre humains. Une manière d’interagir que Sophie Jackson prend en compte lors de la réalisation de ses oeuvres.
Parce que la jeune artiste canadienne connaît sa génération, la façon dont elle s’est construite et communique. Ce langage bien particulier, elle l’utilise pour déclencher une discussion sur l’identité et la place des femmes dans une société qui les juge pour simplement exister. Elle joue avec la sexualité et la nudité, deux caractéristiques de la vie qui éveillent des réactions opposées en fonction de son genre.
Sophie Jackson ne pointe pas du doigt, elle met seulement en peinture ce qu’elle voit et expérimente elle-même en tant que femme. Si chaque artiste laisse une part d’eux dans leur art, elle n’a pas peur de s’exposer entièrement en s’ajoutant à ses tableaux. Une maîtrise de l’autoportrait impressionnante pour une jeune artiste de 23 ans.

Si elle poursuit aujourd’hui des études aux Beaux Arts de Victoria au Canada, la carrière de Sophie Jackson débute sur les bancs de l’école primaire alors qu’elle recopiait les dessins « My Little Pony » de la soeur de sa meilleure amie. Un personnage d’enfance qui ne l’a pas quitté une fois adulte, même s’il n’est plus la figure innocente d’antan.

Parce que les messages que l’artiste veut véhiculer à travers son art sont directement inspirés de son expérience et de ses traumatismes, elle les déguise en référence pop-culture afin de les rendre plus accessibles pour que tout le monde puisse s’identifier. Une signature visuelle non seulement reconnaissable dans le milieu artistique, mais aussi assez spécifique pour contribuer à la constitution d’une communauté nostalgique d’une époque révolue.


Avec ses peintures, Sophie Jackson appelle à son tour la société à prendre le temps de réfléchir sur des sujets qui sont perpétuellement au coeur des discussions. Elle profite de sa plateforme pour faire entendre sa voix et incite son public à la suivre. L’art est politique, elle a l’intention de le revendiquer.


Sophie Jackson expérimente au-delà des peintures. Pour en découvrir davantage, rendez-vous sur son compte Instagram et son site internet !



