L'Age D'Or sera en live AV à la Boule Noire

Le 18 octobre L’Age D’Or lançait un nouvel EP “Orage Magnétique” chez le label parisien XVIIIEMEPENINSULE. Ils nous ont donné rendez-vous le samedi 26 octobre à la Boule Noire pour une performance (du même nom que l’EP), mêlant live sonore, projection lumineuse et vidéo. Plus qu’une découverte musicale, on garde le souvenir d’une expérience immersive qui pourrait bien écrire un nouveau chapitre de l’histoire de la musique électronique.

"Opia", extrait du nouvel EP "Orage Magnétique" de L'Age D'Or.
EP “Orage Magnétique” par L’Age D’Or, lancé chez XVIIIEMEPENINSULE.

Au début, on a eu un peu chaud. Le duo a failli rester coincer en Pologne où ils venaient de donner un concert. Mais on s’est laissés porter par l’ambiance enveloppante de l’artiste Le Comte qui assurait le début de soirée, non pas debout mais assis sur son tapis, entouré de synthés modulaires. Dans ce tournoiement de câbles et de sons, le voyage menait parfois à un état presque méditatif provoqué par une atmosphère ambient. Première belle découverte.

Ensuite, on a pris une claque. Le duo L’Age D’Or présentait une nouvelle performance “Orage Magnétique” qui accompagne l’EP du même nom. Positionnés face à face au milieu de la scène, ils ont investi l’espace de la Boule Noire d’une performance musicale parfaitement maîtrisée, soutenue par de multiples projections vidéo et lumineuses autour du public. Tout a commencé sur une image de pluie, l’orage a ensuite éclaté dans une suite de climax sonores et audiovisuels entrecoupés de courts moments de silence (le temps de reprendre sa respiration).

Le duo L'Age D'Or photographié par Margaux Duroux.
©Photography by Margaux Duroux.

À un moment, on s’est demandés si c’était le son qui avait sculpté la vidéo ou l’inverse. Images de pluie, de mer entrecoupées de “glitchs” virtuels, ont ensuite migré vers des images de synthèse plus abstraites, parfois “cosmiques”, dans des influences sonores qui alternaient entre IDM et ambient. On s’est également sentis transportés par les passages de “field recording”, sons de nature qui évoluaient dans des rythmiques électroniques complexes, parfois brutales.

La trame narrative de la performance était assurée par des projections de courtes définitions de phénomènes naturels tels que “Dawn” (l’aube), d’origines de noms féminins comme “Asha” (mot sanscrit) ou mythiques comme “Séléné”, déesse dans la mythologie grecque. Ce qui inscrit la démarche de L’Age D’Or dans une véritable recherche artistique (la définition des termes ayant fondé la base de l’art conceptuel américain).

Au fil de cette performance hybride on a eu l’intuition que L’Age D’Or cherche à construire un nouveau langage à travers un enchevêtrement et une confrontation de flux sonores et audiovisuels qui cherchent perpétuellement à se renouveler.

L’Age D’Or – Opia (Vidéo Artwork) disponible sur youtube.

Pour ceux qui regrettent déjà d’avoir raté cette performance, on vous fait découvrir l’œuvre vidéo “Opia”, disponible sur Youtube depuis septembre dernier. L’œuvre est articulée autour d’un échange de regards entre deux personnages sculptés en 3D. Ici aussi, on expérimente un moment de fusion sonore et visuelle.

À voir aussi I Wonder remixé par l’Age D’Or