Wildlife Photographer of the Year 2022

Wildlife Photographer of the Year 2022 : Les meilleures photos récompensées cette année

Image d'avatar de IsmaellaIsmaella - Le 14 octobre 2022

La nature est la muse de beaucoup de photographes, en voici la preuve aujourd’hui. À l’occasion du Wildlife Photographer of the Year 2022, on vous présente les 5 meilleurs clichés pris dans la faune sauvage. Magnifique, drôle ou d’une tristesse crue, venez découvrir la sélection.

des dizaines d'abeilles mâles s'en prenant fougueusement à une femelle afin de la féconder. Formant une "boule" d'abeille
© Karine Aigner / Wildlife Photographer of the Year

Organisé par le National History Museum du Royaume-Uni, le Wildlife photographer of the Year, créé en 1965, est un concours de photographie qui allie, d’une très belle manière, la science à l’art de la photographie. Chaque année, plus de 45 000 candidatures participent en espérant remporter l’une des 18 catégories. Mettant en lumière les photographes professionnels ou amateurs venus d’ici et d’ailleurs, le Wildlife photographer of the Year est l’un des plus prestigieux concours dans le monde de la photographie. Aujourd’hui, on vous présente les gagnants de l’édition 2022.

Le grand buzz

Et le Grand Prix revient à … Karine Aigner ! La photographe américaine spécialisée dans la photographie sauvage, remporte le prestigieux prix de la “Wildlife Photographer of the Year 2022”, grâce à son incroyable cliché pris aux USA. Celui-ci représente des dizaines d’abeilles mâles, s’en prenant fougueusement à une femelle, afin de la féconder. Nous pouvons très bien imaginer la violence de la scène, car la femelle est à peine visible, recouverte par ses prédécesseurs. Il aura fallu quelques minutes pour que le vainqueur gagne la bataille, avant de s’envoler avec sa nouvelle promise, pour s’accoupler à l’abri des regards. Cette fantastique photo a permis à Karine de remporter la catégorie “Comportement : invertébrés”, en plus du fameux “Grand Prix”.

La beauté de la baleine

Photo d'un rorqual de Bryde qui apparait avec ses immenses gencives roses et ses fanons gris, afin de se délecter d'un banc de poisson
© Katanyou Wuttichaitanakorn  / Wildlife Photographer of the Year

Le prix du “Jeune photographe de nature de l’année” revient au Thaïlandais Katanyou Wuttichaitanakorn. Bien tranquillement posé sur son bateau, Katanyou a aperçu, au loin, un étrange mouvement à la surface de l’eau. Étant déjà doté des réflexes d’un grand photographe, le jeune homme a pris son appareil photo avant d’identifier la chose. Et puis miracle, un rorqual de Bryde apparaît avec ses immenses gencives roses et ses fanons gris, afin de se délecter d’un banc de poissons. Fasciné, il s’empressa de capturer, photographiquement, la bête en plein repas. En donnant une belle représentation de la technique de “pêche” inédite du cétacé, son travail a été très apprécié du jury. On a qu’un mot à ajouter, bravo !

Flamants célestes

des flamants délicatement posé sur l'étang qui reflète le ciel bleu nuageux
© Junji Takasago / Wildlife Photographer of the Year

Partons en Bolivie dans la plus grande étendue de sel au monde, le Salar d’Uyuni. Bien que les conditions de vie ne soient pas idéales, le lieu possède tout de même une faune très riche. C’est ce dont a été témoin le photographe Junji Takasago, lorsqu’il a capturé cette scène presque irréelle de flamants délicatement posés sur l’étang. Grâce à celui-ci, le photographe a remporté catégorie “Art naturel”. Derrière cette photo féerique, se cache pourtant une histoire plus sombre. Effectivement, le Salar d’Uyuni est aussi l’une des plus grandes mines de lithium de Bolivie, servant à créer des batteries électroniques. Cette activité risque de nuire fortement au futur de ces magnifiques flamants.

La mort de Ndakasi

Photo d'une gorille des montagnes mourante allongée sur son soigneur très triste.
© Brent Stirton / Wildlife Photographer of the Year

Bouleversante, poignante et d’une tristesse aussi dure que douce, voilà ce que nous évoque la photo de Brent Stirton. L’histoire qui se cache derrière celle-ci ne risque pas d’atténuer votre peine. Ndakasi, un gorille des montagnes ayant vécu depuis ses deux mois au centre Senkwekwe, dans le parc national des Virunga en République démocratique du Congo (RDC), se retrouve dans les bras de son soigneur, Andre Bauma, qui assiste à ses derniers souffles. La famille de la gorille avait été tuée par une puissante mafia, une situation malheureusement commune au centre, qui se démène pour maintenir l’espèce en vie. Ce cliché hommage a permis à Brent Stirton de remporter la catégorie “Photojournalisme”.

Les Morilles Magiques

© Agorastos Papatsanis / Wildlife Photographer of the Year
© Agorastos Papatsanis / Wildlife Photographer of the Year

Comme tout droit issue d’une forêt enchantée, ces trois petites morilles ont su attiser la curiosité, et la popularité. Parfois, le monde est bien fait, comme le prouve cette photo aux allures féeriques, qui a été prise en Grèce, sur la montagne nommée “Olympe”. Si une envie soudaine de les ramasser vous prend, c’est tout à fait normal. En France, comme dans beaucoup d’autres pays, les morilles sont considérées comme le Saint-Graal gastronomique. Mais il arrive que ces petits trésors poussent tout naturellement, et en grande quantité, dans certaines régions, ce qui diminue leur valeur. Derrière ce cliché, se trouve le photographe Agorastos Papatsanis, qui a su capturer le moment parfait, autant au niveau du cadre, que de la lumière, pour rendre gloire à ces petits champignons. Cela lui a valu la victoire de la catégorie “Plantes et champignons”.

Le lac mourant

© Daniel Núñez / Wildlife Photographer of the Year
© Daniel Núñez / Wildlife Photographer of the Year

Au premier abord, on pourrait croire à des jolies montagnes, pleines de vie, situées en Écosse ou en Irlande. Pourtant, la vérité derrière cette photo n’a rien de jolie, et est au contraire assez horrible. Ce que vous apercevez à droite n’est pas une mignonne colline verte chatoyante, mais bel et bien un lac, plus précisément le lac Amatitlán situé au Guatemala. Chaque année, cette étendue d’eau ne reçoit pas moins de 75 000 tonnes de déchets, provenant de la capitale du pays, Guatemala City. Des milliers de kilos d’engrais agricoles polluant y sont déversés, prospèrent alors les cyanobactéries, qui créent des proliférations d’algues, d’où cette couleur verdâtre. Le révélateur de ce fléau climatique est le photographe Daniel Núñez. En ayant volontairement utilisé un drone pour cette photographie, Daniel souhaitait prouver la similitude révoltante entre le lac et la forêt quasiment de la même couleur, alors qu’il y a seulement une dizaine d’années, il était d’un bleu chatoyant. Ce cliché dénonciateur a permis au photographe de remporter la catégorie “Zones humide – Vue d’ensemble”.

Le chasseur de chauves-souris

© Fernando Constantino Martínez Belmar / Wildlife Photographer of the Year
© Fernando Constantino Martínez Belmar / Wildlife Photographer of the Year

Honnêtement, qui n’a jamais pleuré devant un documentaire animalier, où la petite gazelle s’est faite manger par le lion ? Personne oui. Sur ce cliché, on vous présente la dure et pourtant somptueuse loi de la nature, mange, ou fait toi manger. Au Mexique, dans la région de Katemo se trouve une grotte très répandue, habitée par des milliers de chauves-souris, The Cave of the Hanging Snakes, traduisez par “La Grotte aux Serpents Suspendus”. Mais celle-ci se transforme vite en catacombe à la tombée de la nuit. Quand les Chiroptères sortent toutes pour se nourrir, les serpents affamés ne sont jamais très loin. En se calant sur les “toits” de la grotte, les reptiles n’ont plus qu’à ouvrir leur gueule pour se délecter des petits volatiles. C’est ce moment que Fernando Constantino Martínez Belmar a capturé, lui permettant de remporter la catégorie “Comportement : amphibiens et reptiles”.

Chasse sur la grande falaise

© Anand Nambiar / Wildlife Photographer of the Year
© Anand Nambiar / Wildlife Photographer of the Year

À première vue, il s’agirait juste d’une montagne enneigée avec des roches, mais en regardant de plus près, on peut apercevoir une scène digne d’un film d’action revisité. En Inde, dans le Kibber Wildlife Sanctuary, se trouve une espèce presque invisible, grâce à son pelage permettant de se fondre dans le décor, le léopard des neiges. Mais c’était avant de compter sur le talent du photographe Anand Nambiar. Après des heures d’attente, l’homme a réussi à capturer une scène époustouflante, un léopard des neiges en pleine chasse envers des bouquetins. Aujourd’hui placés comme espèce vulnérable, les félins des neiges approchent peu à peu de leur extinction, en raison, en partie du changement climatique, de l’exploitation minière ou encore de la chasse. Ce qui sait réveiller les mœurs des associations. La photo a été la grande gagnante de la catégorie “Comportement : mammifères”.

Étoile filante

© Tony Wu / Wildlife Photographer of the Year
© Tony Wu / Wildlife Photographer of the Year

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette scène n’est pas issue d’une autre galaxie ou du prochain Avatar, mais bien des eaux terrestres, celles de la baie Kinko au Japon plus précisément. Le photographe Tony Wu est à l’origine de celle-ci. Cette astérie mâle aux bras virevoltants poétiquement, est en réalité en pleine fécondation. Grâce à cette posture que l’on pourrait qualifier de céleste, les créatures libèrent leurs œufs et leurs spermatozoïdes pour procréer dans les règles de l’art. Ce cliché a remporté la catégorie “Sous marin”.

Houppette parfaite

Photo d'un oiseau l'outarde oubara en train de faire une parade nuptiale en mettant ses plumes au dessus de sa tête
© José Juan Hernández Martinez

Pour clore ce top sur une note joyeuse et rigolote, partons à la rencontre de ce drôle petit oiseau, l’outarde oubara, vivant aux Canaries. Derrière ses allures assez communes, se cache une grande originalité, qui se dévoile lors de la saison des amours. Tous les mâles se démènent dans une danse, consistant à jeter les plumes de leur torse et de leur tête en arrière, donnant vie à une jolie houppette. Derrière ce cliché, se trouve le photographe espagnol, José Juan Hernández Martinez, qui grâce à son œuvre a remporté la catégorie “Portraits Animaux”.

Si vous souhaitez découvrir tous les clichés gagnants du Wildlife Photographer of the Year 2022, ou ceux des éditions précédentes, rendez-vous sur les liens juste en dessous !

Site officiel juste ici !

Instagram : @nhm_wpy

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Ismaella
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