Lorsqu’il ne fait pas assez froid pour porter sa plus belle doudoune, et que les frimas hivernaux mutent en des bourrasques de pluie acide, il est temps d’adopter le réflexe imperméable, qui, à la faveur des festivals estivaux, s’affiche, désormais et en toutes saisons, comme la pièce incontournable du dressing contemporain.

Bien plus cool qu’un parapluie à la papa qui, irrémédiablement, se retournera complètement au moment d’un eye-contact avec la personne de votre vie, la fréquentation des villes scandinaves (ou du mois, des sites de eshop par milliers) permet de dépasser le traumatisme infligé par nos parents dans la cour de récréation.

Car, non, un imper n’a pas besoin d’être fluorescent, surtaillé et doté d’une capuche trop courte, laissant la moitié de votre visage et de votre front à la merci des intempéries (Katrina, et autres prénoms de mes meilleures amies, à jamais associés aux pires cataclysmes).

Il peut être seyant, sexy et devenir – folie pure – la parka du quotidien, qu’il pleuve ou qu’il vente. La preuve en images.

L’imper des familles : K-WAY

Le "Vrai Claude" de K-Way
Le “Vrai Claude” de K-Way

Proposer un coupe-vent en nylon pliable, c’est là tout le génie de Léon-Claude Duhamel qui, en 1965, décide de libérer ses enfants du poids de leurs vêtements de pluie. Si le modèle de base, le Claude, a désormais été repensé, c’est avec une nostalgie assumée que l’on remonte sa fermeture au son et aux couleurs si caractéristiques.

Collection K-Way/AMI
Collection K-Way/AMI

La pièce : les impers de la collaboration K-Way // AMI

 

Le classique mixte : STUTTERHEIM

Stutterheim
Stutterheim

En 2010, Alexander Stutterheim crée une version améliorée du traditionnel ciré de marin, à partir d’un vieux modèle de son grand-père. Avec des pièces conçues depuis Stockholm, la marque propose de nombreuses coupes, pour femme et homme, bien que chaque modèle apparaisse clairement unisexe.

Son prix plus élevé que la moyenne (environ 200 euros), se justifie par la qualité des matériaux et la durabilité des pièces (coton, PVC) ; la marque multiplie également les collaborations avec des jeunes labels (Happy Socks), bloggeuses (Garance Doré) ou des maisons établies (Marni).

Stutterheim Stockholm
Stutterheim Stockholm

La pièce : le Stockholm (coupe droite) et le Mosebacke (plus évasé).

 

La Rolls : STONE ISLAND

Stone Island
Stone Island

Marque d’excellence en matière de vêtements techniques, Stone Island sait aussi faire dans le simple et efficace, avec un imper aussi léger que résistant, respirant et pratique. Un must dont le prix exorbitant n’a d’égal qu’un confort inégalé.

Stone Island
Stone Island

La pièce : Q0722 SOFT SHELL-R

 

Le plus fashion : ZARA

Zara : de pluie et de fauve
Zara : de pluie et de fauve

Cet empire n’est plus à présenter ; la touche fauve tout en transparence de cette pièce saura réveiller la tenue la plus classique en cas de bourrasque.

La pièce : l’imperméable léopard transparent

 

L’ami du citadin pressé : RAINS

RAINS Mackintosh côté pile
RAINS Mackintosh côté pile

En 2012, la marque danoise réinterprète l’imperméable autour d’une pièce unique, devenue iconique : le poncho. Peu à peu, elle développe une ligne complète, reconnaissable par ses lignes sobres, urbaines et chics. La gamme de prix intermédiaire (autour de 100 euros) saura réconcilier les plus réfractaires avec la grisaille hivernale.

RAINS Mackintosh côté face
RAINS Mackintosh côté face

La pièce : Le Mackintosh (et son col teddy)

 

Photo de [email protected]Charles Deluvio

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