Cannes, son festival du cinéma, sa Croisette, ses hôtels de luxe, ses soirées privées … dans cet océan d’activités entre les paillettes et le bling bling, l’art et le tourisme, se trouve un festival des plus sympathiques, le festival Pantiero.

Du nom de la terrasse Pantiero du Palais des Festivals, ce festival de musique s’est lancé en 2002 sur ladite terrasse, fameuse pour sa pelouse synthétique et sa vue surplombant la Croisette. Dès la première édition, c’est une programmation résolument éclectique et pointue à laquelle les festivaliers ont droit, parmi laquelle Dj Mehdi, Royksopp ou encore M83.

Depuis lors, hip hop, rock, électro, techno… sont à l’honneur chaque année pendant maintenant 4 jours et le cru 2012 du 8 au 11 août s’est encore révélé juste.

 

Parmi les prestations les plus impressionnantes, on retiendra le show des Puppetmastaz (déjà venus en 2006) et leurs marionnettes hip hop à l’énergie débordante. Orelsan tient plus que la route sur scène, si certains pouvaient être un peu frileux vis-à-vis de son univers, son dernier album était plus convaincant et il le défend avec brio.

Les Scratch Bandits Crew rappellent un peu C2C, un hip hop jazzy où le turntablism est un art. La surprise vient d’un groupe américain du nom de Light Asylum, peut être plus impressionnants que les Crystal Castles, l’énergie de Shannon est communicative, on la suivrait partout sans hésitation.

 

Apes & Horses offre une performance plus calme, mais maîtrisée, douce, pleine de mélancolie, de langueur, mais aussi de joie, c’est une musique émotionnelle et charnelle. Baxter Dury est à la hauteur de son univers riche et racé. Le chanteur des Friendly Fires bouge et danse sans arrêt, il se laisse emporter par sa propre musique et invite la foule à gigoter frénétiquement.

La soirée de clôture le samedi est en quelque sorte la cerise sur le gâteau, ou l’artillerie lourde : Le Klub des Loosers pour se mettre en jambe sous le signe du V et le soleil déclinant sur la Croisette. Son humour décapant et son regard noir sur le monde se sont aussi appliqués aux festivaliers présents sur place grâce à sa capacité d’adaptation et de réutilisation de l’environnement. Clark a ensuite parcouru l’histoire de l’electronica et de la techno avec un joli show visuel et un certain goût pour une techno dark et puissante, alliant ses premiers titres et productions plus récentes. Para One, le prodige de chez Marble, est venu défendre son live après son nouvel album « Passion » dont la sortie en juin n’est pas passée inaperçue.

 

D’ailleurs, pour ceux d’entre vous que cela intéresse, les tee-shirts « Passion » sont en édition limitée sur Sixpack France. Rien à redire sur le live de Para One, très carré, et électronique, balayant ses diverses productions pour finir en dancefloor survolté. Pour finir, c’est Don Rimini qui a pris les manettes avec un show live assez impressionnant : deux grands écrans de Led pour des animations vidéo alliées à une musique contrôlée par une immense tablette tactile qui permet au public de voir tout ce que fait Xavier Gassemann.

 

Un live report de Para One arrive bientôt, ainsi qu’une vidéo récapitulative du festival, en attendant l’année prochaine !

Pour plus de photos, vous pouvez voir notre album sur la fanpage de Beware.