Olimpia Zagnoli, Portrait

Olimpia Zagnoli, entre esthétique rétro et symétries trompe l’œil

Olimpia Zagnoli est italienne, vit à Milan, aime le coca cola, porte de grandes lunettes rondes, et se fait appeler OZ. Née dans une famille d’artistes, elle revendique dessiner des lignes, à la manière d’une pieuvre ambidextre douée et sous l’emprise d’un café fort.

De l’illustration de presse aux collaborations internationales

Après un passage dans une école italienne de design, OZ s’envole pour New York en 2008. Elle publie dans le New York Times, le New Yorker, et expose dans le métro de la Big Apple. Sa plume tranchée et ses couleurs vives, son minimalisme et ultra symbolisme donnent à ses illustrations une identité graphique toute particulière. Entre utilisation de codes de la pop culture et petits twists originaux, ses œuvres nous donnent ces impressions de déjà vu et de nouveauté en même temps.

Olimpia Zagnoli illustration
Couverture du New Yorker, par OZ.
Olimpia Zagnoli, entre esthétique rétro et symétries trompe l'œil 1
Le sac Uniqlo selon OZ.

Mais que fait-elle exactement? À la frontière entre illustration et design, OZ dessine et crée des objets, décore des murs ou des boîtes de glace, et tourne aussi des vidéos. Ah, et elle écrit des livres pour enfants. Elle est présentée comme illustratrice dans la plupart de ses interview ou collaborations.

En 2020, elle collabore avec Dior, créant l’identité visuelle de leur collection d’automne. La marque lui donne carte blanche pour illustrer et créer des animations, illustrant les design architecturaux des silhouettes de Maria Grazia Chiuri, directrice créative de la marque depuis 2016. OZ sublime ses créations en imaginant ce que la marque qualifie d’ode “à la joie de vivre”, magnifiant la pluralité de la beauté et les facettes multiples de la féminité.

dior illustration
Dior, automne 2020, par OZ.

Avec son style brut, les couleurs ne se mélangent pas, sans contour et pourtant sans se croiser. Usant de codes graphiques classiques – répétition, motifs, lignes, harmonie – l’illustratrice révèle la beauté du subjectif et crée de véritable illusions d’optiques.

Parmi ses inspirations, Bruno Munari, artiste plasticien italien du vingtième siècle, et Paul Rand, designer graphique de le même époque. L’un pour les formes, l’autre pour les couleurs, conclura-t-on peut être hâtivement. Beaucoup de silhouettes, suggérées, aux antipodes de celles de Celon Peterson dont on vous parlait en mars. Représentée par Marlena Agency aux États-Unis, et par Illustrissimo en France, il se peut que vous aperceviez ses designs dans des boutiques milanaises ou sur des boîtes de café Illy.

Illusion d'optique
le calepin Moleskine selon OZ.
Pour la boutique milanaise Cavalle E Nastri, les femmes aux trois visages d'OZ.
Pour la boutique milanaise Cavalle E Nastri, les femmes aux trois visages d’OZ.
Les silhouettes d'OZ pour Molinari.
Les silhouettes d’OZ pour Molinari.

Une affaire de famille

En plus de son projet personnel, Olimpia Zagnoli a créé avec son père, le photographe Miro Zagnoli, le projet CLODOMIRO. Designers à quatre mains, père et fille se rencontrent autour d’une identité à l’intersection de leurs deux visions. Sur leur boutique en ligne purement familiale, les objets du quotidien sont revisités avec un penchant érotique subtil. Vases symétriques aux formes voluptueuses, t-shirt aux seins symétriques, culotte au trèfle stylisé qui rappelle ces muses antiques habillées de feuillages uniquement.

Pour suivre son travail, retrouvez-là sur Instagram, ou directement sur son site web.

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