Léa Augereau dresse le portrait d'une génération 1

Léa Augereau dresse le portrait d’une génération

Léa Augereau se prédestinait à la haute couture, mais c’est grâce à la peinture qu’elle trouve véritablement sa voie, toujours empreinte d’une esthétique mode et moderne.

L'artiste pose sa peinture sur un mur rouge, couleur fétiche de Louboutin. La peinture est un portrait de jeunes filles allongées sur le sable, devant une statue de la Vénus de Milo aux couleurs chairs et une mer au dessus de laquelle s'envole un papillon géant.
Léa Augereau et sa peinture « LA DOUCE VIE » dans la boutique Louboutin, rue Saint Honoré (Paris)

En 2016, Lea Augereau retravaille son book mode. Un peu au hasard, elle saisit ses pinceaux et transforme un travail photo en véritable œuvre d’art. Depuis ce premier coup de foudre, la jeune française est devenue peintre à plein temps, usant de son talent pour créer des œuvres porteuses de messages sociaux forts et de poésie légère.

De la mode à la peinture

La remise en question

Passionné de couture et de haute couture, la native de La Rochelle emménage à Paris pour rejoindre un atelier de modélisme. Pendant trois ans, elle met en pratique sa créativité débordante au service de la mode. Pourtant, elle se sent frustrée par cet univers toujours guindé et recherche un espace plus libre où développer son imaginaire personnel. Elle prend alors le temps de souffler et de mettre à jours son book, ensemble d’œuvres reflétant son esprit artistique.

Coup du destin ou hasard heureux, elle se trouve en possession d’un jeu de peintures. Elle reprend alors des photographies de sa collection éponyme, elle les pose sur des toiles. La série “Jamie” naît de ce coup de foudre, qu’elle poste immédiatement sur ses réseaux sociaux, réflexe générationnel.

Devant un mur bleu et blanc, une figure de femme pose. Elle porte un pantalon large, taille haute, rose, dans lequel est rentré un top à bretelle parme, au dessus d'un t-shirt à manche longe beige.
JAMIE
La même femme pose le coude posé sur un bar. Elle porte la même tenue, avec un long manteau assorti à son pantalon.
JAMIE
Teinture de la première peinture sur un format à taille humaine, porté à bout de bras par une personne cachée par la teinture.
JAMIE tissage

Léa Augereau, la jeune première

Fidèle à son premier amour, la peintre transpose ses œuvres sur des formats tissages. Et son esthétique aux airs de fauvisme lui attire très vite les faveurs du monde de la mode en retour. Les partenariats fusent, on la retrouve alors aux murs des lancements de collections du chausseur ultra-populaire JONAK, sur les murs des salons d’essayages privés du Bon Marché, le plus huppé des grands magasins parisiens, ou de la dernière boutique Louboutin.

Il faut dire que sa patte est profondément empreinte de l’esthétique que s’est construite ce marché pendant des décennies. Le jeu des couleurs et des matières ne manque pas de rappeler les imprimés vifs des tissus les plus chatoyants. La mode a d’ailleurs toujours entretenu un lien étroit avec les arts visuels, et quand le confinement a mis en pause tous projets de photo-shoot, les marques ont été obligées de revenir aux illustrations des premiers catalogues. Le géant de la vente en ligne Sarenza fait donc naturellement appel à Léa Augereau pour la présentation de sa collection de l’hiver 2020-2021.

Jeune homme assis au pied d'un mur ocre, un papillon rouge posé sur la main. Il porte des vêtements gris, bleus et verts.
Collaboration avec Sarenza
Trois jeunes gens posent. A gauche une femme à chemise blanche se tient la tête, à droite une seconde a le regard dans le vide, et au centre un jeune homme fixe le spectateur de ses yeux verts.
Collaboration avec Sarenza
Femme assise sur le rebord d'un balcon, devant une vue montagnarde. Elle porte un ensemble gris et un chapeau tombant brun, et essaye d'attraper un papillon rouge.
Collaboration avec Sarenza
Un homme est assis sur une plaine, entre deux montagnes. Il tient dans sa main un bouquet de fleurs bleues et porte des vêtements aux tons noirs, blanc et bruns.
Collaboration avec Sarenza
Une femme réchauffe ses pieds au coin du feu, dans l'aire d'une pièce orange t verte.Elle porte des bottes 'un bleu profond, une jupe à carreaux, un pull beige et un sous-pull orange.
Collaboration avec Sarenza
Dans une pièce aux tons orange, une petite fille peint sur un chevalet. Elle porte un top vert foncé et une jupe à carreaux.
Collaboration avec Sarenza

Sous son pinceau, les idéaux de toute une génération

Dans son univers coloré, Léa Augereau donne vie à un univers définitivement marqué d’une certaine revendication sociale. Comme Dominic Chambers, elle fait de ses œuvres l’espace d’une utopie, d’une vie plus douce pour tous. La figure récurrente de ses peintures est celle de femmes, avec l’attention toujours à une forme de représentation. La mixité s’y exprime aussi avec l’authenticité du quotidien et les notions de genres sont abordées frontalement. Dans le monde pictural de Léa Augereau, l’égalité de fait est une donnée : plus une simple revendication, c’est l’idéal achevé.

Une forme de solidarité à sa communauté, engagée politiquement et socialement, dont l’artiste ne se cache pas. C’est grâce au soutien de tous ses proches, mais aussi d’un groupe étendu d’admirateurs divers, qu’elle s’est découverte artiste-peintre. Et elle leur rend bien, elle-même très active dans le mouvement féministe, créant des affiches collées un peu partout dans Paris le 8 mars 2020 lors des grandes manifestations pour l’égalité. Mais elle est aussi passionnée par la cause LGBT, l’intégralité des bénéfices de sa collaboration avec Sarenza ayant étés reversés à l’association En avant toutes, engagée à la fois dans la lutte contre les inégalités liées au sexe, mais aussi à l’identité sexuelle ou de genre.

Une femme est assise sur une chaise, une lettre à la main, dans une pièce rose et bleue. Elle porte un chemisier rose plus clair, et un pantalon fleuri. Derrière elle, deux signes se câlinent.
Un signe
Portrait d'une femme avec une rose dans son verre de champagne. Des jambes forment une cadre, d'où le visage du personage se démarque, un demi-sourire sur les lèvres.
Glass of Champagne
Portrait de femme sur fond ocre. A droite, une larme coule sur sa joue, à gauche elle porte une lune bleue en boucle d'oreille.
L’arme
Portrait d'une femme allongée sur un sol rose d'où sortent de grandes feuilles vertes, sur fond bleu. Elle porte un voile orange et une robe rouge
Women of Zanzibar
Cinq femmes sont assises ensemble, sur fond de pleines lune.
WOMEN
Une femme nue se contorsionne, la tête presque posée sur son genou. Fond orange clair et ocre.
Il se demande ce qu’elle deviendrait
Une femme aux seins nue fume une cigarette dans une pièce géométrique aux tons oranges.
Nuit de pleine lune
Une femme est assise sur un rebord de fenêtre. A ses pieds, une seconde est avachie sur le sol, à côté d'une troisième, sur un fauteuil jaune, dos au spectateur.
Le Palais
Une femme à chemisier bleu sculpte un clitoris géant et orange. Derrière elle, une arche, par laquelle on distingue un pasyage de plage.
La sculpteuse
Sur un lit circulaire, une personne nue au visage de femme mais au corps d'homme regarde les spectateurs.
Always on time
Deux femmes sont assise sur un escalier rose, derrière lequel on distingue un ciel bleu. Devant elles, une troisième porte un panier de lavandes.
Jour de récolte

Retrouvez toute l’actualité de Léa Augereau sur Instagram.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.