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Milmine, l’enfant terrible du Kansas débarque avec So Long and Thanks, son premier album

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Image d'avatar de Marie VandaeleMarie Vandaele- Le 8 février 2018

De Milmine, c’est bien simple, on ne sait rien : ni son âge ni son prénom, seulement qu’il vient de Wichita, dans le Kansas et qu’il se présente (sur son bandcamp) comme un « Dirty Boy », mais on va peut-être faire abstraction de cette dernière information.

So Long and Thanks

Un kid de l’indie Rock

C’est un peu par hasard qu’on est tombé sur ce jeune artiste (on le suppose jeune), en laissant Youtube faire le taff en mode « lecture automatique ». Fin 2017, Milmine balance sur son Bandcamp son premier album de 14 titres, So Long And Thanks, à l’esthétique légèrement désuète et romantique.

Bon, clairement, le mec a beaucoup écouté tout ce qui se fait de mieux en brit rock ces dernières années. On l’imagine facilement adolescent, sur le chemin du collège, le nez cloué sur son IPod à mettre en écoute aléatoire les Arctic Monkeys, Drums ou autres groupes de rock indé qui ont embelli nos jeunes années.

Un crooner adolescent

Dans So Long and Thanks, Milmine nous propose un ensemble de morceaux composites, très frais et à la fois assez bruts de décoffrage. Le jeune artiste alterne entre des riffs de guitare crus, des mélodies candides au piano et des solos qui grésillent, résonnent et donnent de la personnalité à ses compositions. En effet, tout réside dans la variation et le jeune homme s’en amuse à travers chacune de ses productions. Il adopte tour à tour une voix juvénile, qui peut faire penser aux débuts d’Alex Turner, et celle d’un vieux crooner lover. En fait-il en chouilla trop ? Peut-être. C’est ce qu’on aime aussi chez lui, cette vitalité débordante de sale gosse. On reste toujours touché par les défauts de ses productions et ses enregistrements maison. Tout ceci couvre les compositions d’une espace de gaze transparente et sombre.

https://www.youtube.com/watch?v=qtrbKsM-Nz8&t=2s

A travers ses 14 titres, Milmine propose un ensemble de productions hétéroclites. Se rencontrent des morceaux rock, comme « Demons » ou « Problems », des ballades lancinantes, avec « Altered State of Mind », ou encore des tracks plus ensoleillées telle que « Stay Inside ».  Malgré une nonchalance adolescente et des paroles parfois un peu facile (du type « Baby you drive me crazy » qu’on a à peu près déjà entendu 12 milliards de fois), on est frappé par la diversité et la construction de cet album très abouti, pour un premier projet.

Certes, Milmine n’invente pas grand chose. Cependant on se dit que c’est cool qu’en 2018, l’indie rock ne soit pas encore tout à fait mort et qu’il continue de vivre quelque part perdu dans le Kansas américain.

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Marie Vandaele
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