Tantôt objet de désir, tantôt symbole maternel, le rapport de la société aux seins des femmes est complexe : idéalisés, critiqués, camouflés, absurdement effacés par les réseaux sociaux, ils fascinent autant qu’ils dérangent.

Une histoire de nibards

L’intérêt pour la question mammaire remonte au paléolithique, comme l’illustre, notamment, la célèbre Vénus de Willendorf, représentation idoine d’une fécondité…opulente.

Si des recherches de l’archéologue Helmut Schlichtherle ont mis à jour des peintures rupestres décrivant des poitrines rehaussées par des baudriers, les premiers soutiens-gorge proprement dits font leur apparition pendant la Grèce antique, composés de « bandes de tissu nouées ou attachées dans le dos » relate The Atlantic.

Mais c’est aux États-Unis que le 3 novembre 1914, l’Office des Brevets américain délivre un brevet à Mary Phelps Jacob. L’objet, totalement disruptif pour l’époque, appelé brassiere, avait pour but de se libérer du corset qui, parmi nombre de défauts, était trop visible sous certaines tenues, et non adaptés à toutes les corpulences.

Illustration de la description du brevet de M.P. Jacob

 

Existe-t-il des mensurations idéales ?

L’histoire de l’art révèle un cahier des charges plutôt précis : petits, ronds, symétriques et ce, malgré une jouissive célébration de l’embonpoint.

Cette tentative de standardisation s’est poursuivie jusque dans les années 60, avec la naissance des implants en silicone, en Amérique du Nord, sensés guérir d’une maladie imaginaire, la microplastie, soit le fait d’avoir des petits seins, pathologie qui détruirait toute confiance en soi (?!).

Où ça, une imperfection ?

Soyons clair.e.s, il existe autant de formes et de volumes que de femmes. Là réside toute la beauté de cette zone : pas de seins imparfaits, juste d’innombrables combinaisons, au nom du grand bingo de la génétique.

C’est ici qu’intervient la jeune marque Les Petits Saints, que nous avons découverte lors du salon Who’s Next.

L’idée géniale de la créatrice, Noémie : créer des bandeaux adaptés aux poitrines menues. Pas de profondeur de bonnet donc, mais des tailles classiques, allant du XS au M.

Pour cette première collection, elle s’est inspirée des Spice Girls, précurseures du body positive : « I just want to be me » scandaient-elles (Wannabe, 1996).

Côté matière, jersey simple ou mêlé de coton bio selon l’envie du moment, tandis que les décolletés discrets s’affirment enfin, sans compression. On dit mille fois oui !

Ce qu’on aime : le 100% made in France, à Cholet (Maine-et-Loire). L’espiègle modèle Emma.

Le site

Crédits @Giphy @Les Petits Saints

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