Les kassos

Les Kassos : “Devine qui est de retour ?”

Après une saison 4 hors des clous, puisque notre assistante sociale favorite était absente, les “Kassos” reviennent pour une saison 5 très attendue.

Bureau de l'assistante sociale, cadre des épisodes des Kassos (hors saison 4). Bureau en bois clair, téléphone, en fond une table ronde et des dossiers. Posters au mur "Non-Non à la drogue" avec visuel Oui-Oui et "Dotes non à la potion" avec la gourde d'Astérix dans un sens interdit et "Police Nationale" avec le visage de Robocop dans un drapeau Bleu-Blanc-Rouge.
Bureau de l’assistante sociale.

Depuis 2013, les “kassos”, cas sociaux préférées des internets, détournent les héros de notre enfance pour notre plus grand plaisir. Re-découverte du bureau des doléances le plus barré de Youtube et petit protégé de la maison de production Bobbyprod, qui a fait de l’animation pour les grands enfants son fond de commerce.

” Quand dans ma vie ça va mal, j’appelle l’assistante sociale”

Format délirant de deux minutes, les “Kassos” réinventent les personnages de la pop-culture et des dessins animés de notre âge tendre. Cette série initialement diffusée sur le site de Canal+ est rapidement devenue un incontournable sur la plateforme YouTube. Comme pour l’artiste anglais DesignLad, la recette du succès réside dans le maniement habile de l’imaginaire enfantin et coloré, attiré avec dérision dans la vie adulte et ses désillusions.

L’humour grinçant et sarcastique est donc de mise, et transforme les héros de notre enfance en flic véreux (Inspecteur Gadget), en alcooliques (Astérix et Obélix) ou en fêtards en pleine redescente (Les Télétubbies). Tous se succèdent au bureau de leur assistante sociale, qui essaie tant bien que mal d’être compréhensive, mais toujours dépassée par des situations de plus en plus loufoques, et parfois franchement trash.

En temps de pandémie, on n’a jamais eu autant envie de retrouver nos “madeleine de Proust”, à base de dessins animés du dimanche matin, twistées par le regard corrosif de la maturité. On se tourne alors sans hésitation vers notre assistante sociale / psychologue / médiatrice / experte en gestion de crise de prédilection.

Message de bienvenue de notre assistante sociale préférée.

Bobbyprod, l’animation pour les grands

Cette pépite mordante est le fruit de l’imagination des français Rémi Godin, Julien Daubas, Alexis Beaumont et Balak, alias Yves Bigerel. On les retrouve au coeur du projet Bobbyprod, une maison de production avec un objectif clair : faire de l’animation, mais pas pour les enfants.

Un maison de production qui se distingue par la liberté complète de ses artistes. Dans la lignée des “Kassos”, elle dévoile G.G. (avec le Studio Bagel) et Startup Heroes (voir), deux web-séries animées complètement barrées. La première est une série développée avec Canal+ afin de décrypter l’actu’ “geek”, dont Bobbyprod se charge d’en illustrer ses expressions signatures par des mises en scènes comiques dans le “Glossaire du Gamer” (voir). La seconde est une satire de la “start-up nation“, transformant les “méchants” de la culture cinématographique en “jeunes cadres dynamiques”. Et ça vaut le détour(nement).

On doit également la série d’animation Vermin, création Blackpills désormais disponible sur Netflix, au duo Alexis Beaumont et Balak. Cette fois, c’est Bobbypills, pendant destiné aux longs métrages de Bobbyprod, qui est aux manettes. Toujours sous le signe d’une imagination débordante et de la reprise de formats connus, on découvre l’anime Crisis Jung, qui joue sur les codes et les clichés masculins et féminins. Et toujours avec le prisme des rapports entre les genres, la série féministe Nymphopolis, actuellement en production, promet de très bonnes surprises.

Rétrospective du meilleur du pire des “Kassos”.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Plus d'articles
selection mode
Sélection Mode #58