khazali rush

Khazali révèle ses talents d’alchimiste du plaisir dans l’EP “The Rush”

Depuis Londres, le jeune artiste continue de confirmer son talent de magicien de la pop avec un nouvel EP chaleureux et sensuel.

Pochette de l'EP "The Rush". Portrait de Khazali, de trois quart, les yeux baissés, sous une lumière verte.
Crédit photo : Martina Martian

Après un premier EP sorti en avril 2021, Khazali sort avec “The Rush” un ensemble organique de titres toujours marqué par sa patte pop aux accents de funk profonde. Grand nostalgique, deux mouvements s’y déploient, comme sur un vinyle. Un premier temps plus mélancolique fait place à une résurrection solaire, le tout baigné d’une atmosphère lascive travaillée au centième près.

Face A : transformer le plomb dans l’aile en résilience euphorique

Premier extrait à avoir été dévoilé, “Better with the Devil” se fait ballade nostalgique d’une ère révolue. Le cœur lourd, l’artiste y pose les bases d’un travail influencé par son vécu. Très ouvert sur son expérience de l’anxiété, il nous confiait, lors d’une interview, voir en l’écriture de sa musique un vrai travail de métamorphose : “J’aime bien l’idée qu’on puisse tourner des moments qui ne sont peut-être pas nos meilleurs en quelque chose sur lequel d’autres personnes peuvent se sentir bien, peuvent danser et passer du temps avec leurs proches. C’est une belle façon de transformer ça en quelque chose de bien“.

J’aime bien l’idée qu’on puisse tourner des moments qui ne sont peut-être pas nos meilleurs en quelque chose sur lequel d’autres personnes peuvent se sentir bien, peuvent danser et passer du temps avec leurs proches. C’est une belle façon de transformer ça en quelque chose de bien.

Et danser pour expier ses peines, Khazali le fait très littéralement avec le titre “Dance on the Rain”. À la fois résilience, résignation face à une histoire qui se termine et fuite dans la nuit, l’artiste y dresse le tableau de l’ambivalence du deuil. La vidéo s’en fait d’ailleurs porte-drapeau, changeant d’atmosphère chromatique. Jouant sur la rupture entre les passages en noir et blanc et ceux au fond bleu profond, uni à une lumière chaleureuse, on y perçoit déjà une résolution rayonnante.

Face B : la ruée vers l’or

Le musicien qualifie volontiers son style de “slow dance”, une musique au tempo clair, dansant, mais plus lent que ce qui se fait majoritairement dans la musique pop. Et, en effet, le titre “Passion Controller” se pare d’une ligne de basse particulièrement marquée. Le morceau est plus léger, plus optimiste. Récit d’un espoir retrouvé, d’une petite pilule qui ravive la sexualité, il est difficile de ne pas y voir une mue du chagrin des titres précédents en enthousiasme.

Même si c’est ma seconde sortie, j’ai vraiment l’impression que c’est ma première : j’ai enfin trouvé ma voix, et je suis prêt à la faire entendre.

Et l’enthousiasme est la notion clé du morceau titre, “The Rush”. Visiblement marqué par les influences funk de l’artiste, c’est définitivement le morceau le plus réussi de l’album. D’ailleurs, en présentant cet EP, l’artiste y voit un renouveau : “Même si c’est ma seconde sortie, j’ai vraiment l’impression que c’est ma première : j’ai enfin trouvé ma voix, et je suis prêt à la faire entendre“.

Fini donc l’époque de “Comfort”, qui marquait l’ère mélancolique de l’artiste, “The Rush” est une montée d’extase qui signe parfaitement l’arrivée du printemps et confirme à Khazali son statut de talent à suivre.

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