Histoire de samples : Your Mind – Adam Beyer ft. Bart Skils

Créatures de la nuit et amateurs de salle sombres et bruyantes, vous avez probablement entendu ce morceau pendant vos vacances. Si, vous savez, c’était sans doute l’opening du DJ set de 5h du matin. N°1 au classement de Beatport des 100 meilleures tracks Techno du moment, Your Mind a déchiré la communauté qui l’entoure.

Rien de grave, ne vous inquiétez pas. Ses auteurs, Adam Beyer et Bart Skils, sont membres de Drumcode Records (le premier en est même le fondateur), et ce serait un doux euphémisme de dire que ce label regroupe des pointures du genre, qui a justement le vent en poupe et ne fait qu’accélérer. Sans surprises, ses morceaux se retrouvent donc au top 100 de sites comme Beatport.

Il y’a donc deux écoles : ceux qui estiment qu’avec ce morceau, Drumcode Records a vendu son âme à la techno commerciale – oui, ça existe : c’est tout ce que vous écoutiez il y’a 1 ou 2 ans quand vous vous y connaissez bien – et que l’originale est bien mieux, et puis il y’a les autres qui ne sont pas d’accord avec tout ça, et que… Attendez une seconde. L’originale ? De quoi parle-t-on ?

your mind memeVous avez lu le titre : l’originale, c’est le morceau dont le sample qui a donné naissance à ce magnifique meme est issu. Et ce morceau, c’est celui que vous trouverez ci-dessous. Ce groupe c’est CAN, qui faisait du rock progressif entre les années 70 et 90, enfin, du Krautrock comme ils le décrivent, sous genre du rock progressif tendant vers les sons électroniques. En français ça veut dire rock d’herbe ou rock à herbe. Pas besoin de vous faire un dessin. L’inspiration est donc tout à fait évidente, mais la ligne de chant à été légèrement modifiée : chez Adam Beyer, on perd la tête, alors que chez CAN on perd sa Vitamin C. Pas pareil. Voilà, maintenant vous savez tout, et vous pourrez briller en dîners mondains.

Comme quoi les producteurs de musique électronique vont chercher loin, et si vous êtes attentifs, vous vous rendrez compte que de nombreux samples utilisés par des DJs et autres producteurs électroniques les obligent à avoir une culture musicale plutôt pas dégueu, si vous me permettez l’expression.

 

La pochette d’album : copyright Drumcode Records.

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