Girl in red : "I'll Call You Mine", un clip aux faux airs de "Thelma & Louise" 1

Girl in red : “I’ll Call You Mine”, un clip aux faux airs de “Thelma & Louise”

Du haut de ses 22 ans, Marie Ulven Ringheim mène la barque de girl in red avec brio. Dernier clip en date, “I’ll Call You Mine” reprend le thème du road trip et affine l’esthétique du groupe.

Scène d'introduction du clip "I'll Call You Mine". En bas du cadre, un des personnages se tient de profil. Derrière elle, des voitures de police arrivent. En rouge, au centre de l'écran, est affiché  le titre du clip.

Avec deux EP au compteur, girl in red s’est forgé depuis 2018 une solide base de fans. En dévoilant “I’ll Call You Mine”, extrait du premier album “if I could make it go quiet“, le groupe confirme son statut d’étoile montante.

L’esthétique indé

Comme Alfie Templeman, Marie Ulven Ringheim a commencé très jeune à jouer de la musique, depuis le confort de sa chambre. Sans surprise, donc, ses morceaux sont marqués de l’esprit bedroom pop, qui se distingue par une production minimale et un aspect indé ultra-reconnaissable.

Une touche distinctive à l’écoute, qu’on retrouve également dans les vidéos du groupe. “We fell in love in october”, le titre qui les a propulsé dans les playlists internationales, s’offrait des vidéos nostalgiques et des sous-titres en jaune. Des sous-titres qu’on retrouvait également sur “maybe”, recouvrant une scène du film classique “Quand Harry Rencontre Sally”.

Plan serré sur les cuisses des personnages, tenant des pistolets. Derrière elles, on distingue un paysage sauvage.
A l'arrière de la voiture, les deux jeunes femmes s'enlacent pensivement.
Portrait d'un des personnages, qui précède la scène d'introduction.
Gros plan sur les mains menottées d'un des personnages, assise dans une voiture de police.

Avec “I’ll Call You Mine”, girl in red dévoile son clip le plus travaillé à ce jour. Pleinement narratif, on suit un couple de jeunes femmes sur la route. Ce n’est pas une comédie romantique, mais un road trip dramatique, qui doit autant à “Thelma & Louise” qu’à une virée digne de Bonnie and Clide.

Pourtant, le groupe ne perd pas ses racines indé, en faisant appel à Jared Hogan pour la réalisation du clip. Habitué du genre, il construit un espace fidèle à l’univers soigneusement élaboré par girl in red depuis quelques années.

if I could make it go quiet“, un véritable bijou

Titrés “chapter 1” et “chapter 2“, les deux premiers EP du groupe ouvraient la voie à une réflexion sur la santé mentale. Toujours honnêtes, ses textes sur la dépression ont su toucher un public grandissant. Plus encore, Marie y raconte sans filtre des peines de cœur et des relations ouvertement lesbiennes, au point de devenir un symbole de ralliement sur la plateforme TikTok. Avec beaucoup de fraîcheur, elle n’hésite pas à s’aventurer dans des titres plus sensuels, plus sombres parfois, effrontés souvent.

Bien sûr, “if I could make it go quiet” n’échappe pas à cette écriture à la fois vulnérable et audacieuse. Les accords, cependant, sont plus approfondis. La production est plus développée, les horizons s’élargissent. Pour le premier titre “Serotonin“, le groupe a fait appel à FINNEAS, artiste, producteur et grand frère de l’idole des jeunes Billie Eilish, qui les mène sur leur premier titre aux accents hip hop.

Avec des titres comme “hornylovesickmess” et “Rue“, ballades mélancoliques, ou les plus dansants “Body and Mind” et “You Stupid Bitch”, le groupe norvégien affirme son talent. Glissant doucement de la pop à des touches plus rock, l’album gagne à être découvert. Et si certains s’inquiétaient du futur de la scène rock’n roll, c’est qu’ils n’ont pas eu la chance de les voir en concert.

Retrouvez l’actualité de girl in red sur Instagram, et le 7 mai prochain sur la scène de la Cigale, à Paris.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.