Brigitte - Vinyle
Brigitte – Vinyle

Mais que s’est-il donc passé l’été 81 ? Jack Lang lançait la fête de la musique, Lady Di se mariait, et le « choc des Titans » allait bouleverser le monde des effets spéciaux. C’est ce même été qui a vu naitre Delphine Cauly. Eté1981, c’est d’ailleurs le nom de son blog. Cette saison et cette année sont déjà des images. Avant de la rencontrer, on se demandait bien qui pouvait se cacher derrière ces dessins de femmes, qui telles des sirènes nous attiraient irrésistiblement vers tous les supports, numériques ou papiers : Que ce soit sur instagram, à la surface des pochettes de disques, à l’intérieur des magazines et en première pages des livres.

Aspirines
Aspirines

ETE 1981.

Existe-t-il un artiste qui n’ait jamais voulu faire autre chose que de vivre son art ? Enfant, déjà Delphine Cauly veut passer sa vie à dessiner. Elle dessine des femmes, des femmes et encore des femmes. De temps en temps, elle varie les plaisirs en représentant des princesses ou encore des costumes, tous les costumes : de l’antiquité à nos jours. Naturellement, elle les décline tous au féminin. On a bien tenté de lui proposer d’autres sujets comme par exemple des oiseaux, mais ces suggestions ont apparemment été assez vite écartées. A seulement 10 ans, Delphine assiste aux  portes ouvertes de l’école des beaux-arts de Paris ou elle étudiera après le lycée. A cette même époque, elle se nourrit de ses rencontres avec Christian Boltanski, Annette Message, Alberola ou encore Giuseppe Penone. L’enseignement pluridisciplinaire lui permet de s’essayer à la photographie, à la vidéo également mais c’est évidemment les cours de nu vers lesquels ira sa préférence et lui permettra de libérer son trait.

Le Secret
Le Secret

Au bout de deux ans, on lui propose son premier projet : Illustrer un livre pour enfant. A ses débuts, elle rencontre quelques directeurs artistiques avec son book sous le bras. Aujourd’hui elle collabore avec de nombreux médias et artistes, à commencer par le duo Brigitte (Duo chic et charme composé de Sylvie Hoareau et d’Aurèlie Saada) dont elle a réalisé la dernière pochette. Aurélie Saada, suivait son compte instagram depuis quelques temps quand elle lui a proposé d’illustrer la pochette du deuxième album (la première pochette des Brigitte, celle de « Et vous, tu m’aimes ? » a été réalisée par Mark Marggiori).

BRIGITTE-pochette-ABQVT copie

Dernièrement, elle a mis son talent au service d’Arnaud Rebotini aka Blackstrobe. C’est Ludovic Houplain, le fondateur de la célèbre agence H5 (Les créateurs de la célèbre vidéo Logorama, ou de Super Discount pour Etienne de Crécy) qui lui a proposé. Chaque projet se réalise de manière différente. Parfois Delphine, est en étroite relation avec son client, parfois un simple échange de mail suffit à honorer une commande. Cela dépend des projets, de la rencontre des univers mais également des supports. Delphine Cauly sait s’adapter. D’ailleurs dernièrement, elle a habillé le documentaire « Haut les fesses » de Clarisse Verrier, diffusé le 8 novembre dernier sur Paris Première.

Tanlines
Tanlines

 

L’ART DE LA DELICATESSE.

Baptisé pour la première fois ainsi à propos d’Hergé, par l’illustrateur Joost Swarte, «  La ligne claire » est un style qui répond à des critères précis comme par exemple, un encrage constant, ou des couleurs en aplat. Le trait est long, parcourt les corps, s’étire jusqu’en bas des jambes, interminable. Ça c’est pour la forme. Pour le fond, Souvent comparée à Manara, le dessinateur Italien, les femmes ici ne sont pas séductrice, ni même glamour. Il ne s’agit pas ici de femmes dominatrices, castratrices, qui manipulent. La séduction est évanescente et flotte dans l’air. Elles sont simplement apprêtées, libres de poser pour l’objectif, libres d’exister sans incarner autre chose qu’elle-même, sans être réduites à de simples objets de désir. Naturellement, elles ne s’interdisent pas de séduire, mais encore une fois ce sera sans artifices.

Diabolo Menthe
Diabolo Menthe

Non définitivement, Delphine Cauly n’est pas une femme sous influence même si elle confie se retrouver dans les œuvres de David Hockney, d’Hopper ou encore Seurat, ainsi que les atmosphères vaporeuses des toiles des Nabis. Son style, elle l’a façonné elle-même à force de travail, en passant des journées entières à noircir du papier. Des femmes proches de celles qu’on rencontre dans la rue avec leurs séduisantes imperfections. « C’est un peu nous en mieux » déclare-t-elle au sujet des femmes qu’elle représente. Pas de stéréotype ici, ce sont des filles « normales », très réaliste, pas des « bimbos ». D’ailleurs elles ont même de légères imperfections : un peu de ventre, ou un petit bourrelet histoire de parfaire leur silhouette. En revanche aucune n’a de couleur de peau.

Childhood
Childhood

Quand on interroge Delphine Cauly au sujet de ses projets pour 2016, on devine à sa réserve qu’elle ne s’ennuiera pas et qu’ils seront nombreux. Le mieux est encore de la suivre sur son blog ou sur son facebook. Une seule certitude, on guettera l’apparition de ces créatures perdues dans des paysages fleuris, qui participeront à ré enchanter notre quotidien.

Le Blue Moon
Le Blue Moon
The Ponytail
The Ponytail
L'été
L’été
La Collectionneuse
La Collectionneuse
La Fille Aux Bas Rouges
La Fille Aux Bas Rouges

 

Pace&Salute-2015-CAULY

Pour suivre le travail de Delphine Cauly…..Facebook 

Instagram : Ete 1981