De l’amour à la haine Oordaya

“De l’amour à la haine”, Oordaya : quand la musique habite le corps

Image d'avatar de Kenza LalouniKenza Lalouni - Le 27 janvier 2023

Le clip du morceau “De l’amour à la haine”, de la chanteuse R&B Oordaya, vient de paraître ce vendredi 27 janvier.

Oordaya ©Flore Lorente
Oordaya ©Flore Lorente

Signée en 2022 chez Epic records et programmée en première partie d’Angèle, la jeune femme de 22 ans s’apprête à dévoiler son premier album. Elle délivre un récit émotionnel singulier et culturellement riche puisqu’Oordaya a passé son adolescence entre la France, le Botswana et la Jordanie.
“De l’amour à la haine” est le deuxième morceau dévoilé.

Une simplicité riche de sens

Dans la ville, le brouhaha prend toute la place. La ville, ce sont des gens, des trains qui passent, du métal et du béton. Rien de plus impersonnel et connu, mais de quoi garantir, par contraste, la plongée prochaine dans les pensées introspectives d’Oordaya.

Clip "de l'amour à la haine"-Oordaya, Youtube
Clip “de l’amour à la haine”-Oordaya, Youtube

Étonnamment, on se retrouve à ne pas pouvoir détacher le regard de ce clip, pourtant très sobre. Du noir et du blanc, un morceau de rue près d’un train, et Oordaya qui danse ou se tord de douleur amoureuse en chantant ses émotions dans un style hip-hop, mêlant soul et trap. 

La manifestation corporelle des émotions chantées est, effectivement, une image simple. Mais cette simplicité confère au morceau une grande authenticité : on a finalement la sensation de voir et d’entendre, devant nous, une thérapie post-rupture.

L’image raconte la musique

Dans “De l’amour à la haine”, la musique et les images sont véritablement indissociables. Le cadre, à travers ces barres de métal, illustre l’enfermement. Bien que dehors et entouré de voitures qui passent, on peut être seul avec soi-même. 

Le chant prend le contrôle des mouvements d’Oordaya : son corps danse, et se tord, au rythme de l’expression de la souffrance et du souvenir de quelques moments teintés de joie. Les paroles évoquent très bien, à travers quelques mots simples mais forts et évocateurs, les sensations de la rupture. Oordaya parle de “coup de poing”, de “souffle tranchant”, et raconte que “les temps ont changé”. Elle mentionne aussi un “regard noyé”, ce regard qui, perdu dans le vide, dit tout en une fraction de seconde. 

Clip "de l'amour à la haine"-Oordaya, Youtube
Clip “de l’amour à la haine”-Oordaya, Youtube

Finalement, en ne passant pas par quatre chemins pour raconter la douleur, Oordaya parvient à faire des mots de véritables sensations connues de tous. Les paroles en viennent à se matérialiser, phénomène accompagné par les mouvements de corps du clip. 

Par moment, Oordaya esquisse un pas de danse et raconte que l’espoir de continuer la relation, parfois, persiste. 

Au refrain, la sécheresse du rythme trap accompagne le déversement de la souffrance exprimé par son corps. De façon assez cash, Oordaya se confesse : “de l’amour à la haine, tout pour toi, et rien de magnifique” ; “de l’amour à la haine, on m’avait dit que la fin serait tragique”.

Clip "de l'amour à la haine"-Oordaya, Youtube
Clip “de l’amour à la haine”-Oordaya, Youtube


A la fin, une grande respiration, comme un souffle de soulagement. Oordaya confiait, au sujet de son album : « Je me suis souvent retrouvée en studio dans des états pas possibles, en train de pleurer… un peu comme des séances de psy que je ferais avec moi-même. Faire cet album a été une véritable thérapie. ».

“De l’amour à la haine” parle de la musique elle-même. Les mots et les notes, même quand il s’agit de vibes et de soul, sont parfois les meilleurs ingrédients pour une reconstruction émotionnelle, tant pour l’interprète que pour ses auditeurs.

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