daukanté illustration

Daukanté, l’absurde du quotidien et de la consommation déraisonnée

Grande amatrice d’ironie, cette artiste lituanienne veut, par son art, pointer du doigt l’absurde de certaines situations du quotidien. Daukanté s’amuse des contrastes entre texte et images pour mieux surprendre son public.

Liar liar, pants on fire, Daukanté
Liar liar, pants on fire, Daukanté
Véhicules dessinés sur des tasses.

L’écrit pour orienter notre perception

Artiste lituanienne, Daukanté se décrit comme une « fan des objets bizarres ». Elle s’intéresse aux actions et aux événements du quotidien. Diplômée d’un Bachelor en design graphique à la Vilnius Academy of Art puis d’un Master en design d’information à la Design Academy Eindhoven, Daukanté a voulu s’éloigner de l’art conceptuel qui lui a été enseigné pendant ses études. Elle cherche à faire de sa création une expérience totalement personnelle.

Swing, illustration par Daukanté
Swing, Daukanté
Tango, Daukanté
Tango, Daukanté

Elle a une fascination pour l’écriture et l’utilise régulièrement dans ses œuvres pour modifier totalement la perception que l’on peut avoir de certaines scènes. 
Une collection récente d’œuvres de Daukanté met par exemple en scène plusieurs danses dont le nom est écrit sur les tableaux. Sauf qu’il s’agit à chaque fois d’un vol qu’une personne cagoulée commet sur une autre qui se défend. La scène prend des airs de duo dansant ce qui dédramatise la situation, rendant comique la première impression que l’on se fait de l’œuvre.

No yin or yang, Daukanté
No yin or yang, Daukanté
Hollyweird, Daukanté
Hollyweird, Daukanté

Une créativité récompensée

Ses œuvres créent un sentiment de confusion chez le spectateur. En effet, Daukanté dessine des foules dont les personnages semblent agir de manière désordonnée pour mieux parodier les absurdités de nos actions. Une impression de bazar que l’on retrouve dans Hollyweird qui montre une partie des héros de la culture américaine paradant dans la même rue.

Dans le même style que Hollyweird, découvrez Stacey Rozich :

The hiccup book, Daukanté
The hiccup book, Daukanté
Poker, Daukanté
Poker, Daukanté

Dans sa manière d’aborder l’art et son style, Daukanté dit s’inspirer en particulier de trois artistes : Michaela Younge, Matthew Palladino et Tara Booth. En 2013, elle remporte le prix de la communication design pour sa créativité dans l’élaboration de différentes formes de CV. Elle remporte plus récemment le prix de meilleure illustratrice aux Young Guns 19, une récompense réservée aux artistes de moins de 30 ans.

Une critique de la consommation

Daukanté a participé à la création d’une parodie de publicité pour la société de consommation, le court-métrage Marketed Collecting. Dans celui-ci, la voix-off énumère les problèmes d’insatisfaction que génère la présentation de produits toujours plus neufs « sentez-vous l’envie d’une canette de soda simplement parce qu’elle semble neuve ? ». 

publicité pour repose-couteaux
Publicité parodique issue de Marketed Collecting

Au lieu d’encourager le public à arrêter, comme dans les campagnes classiques de prévention contre le gaspillage, le présentateur enchaîne en présentant un nouveau produit tout en jouant sur les arguments de nouveauté qu’il semblait dénoncer juste avant. Un de ces produits est un « bouche-trou », un objet qui ne servirait à rien d’autre qu’à remplir l’espace. Dans le court-métrage, Daukanté se moque aussi du cliché de la femme au foyer qui serait toujours la cliente idéale visée par ce genre de publicité.

Pour découvrir plus d’œuvres de Daukanté rendez-vous sur son site : www.daukante.com

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.