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Darius invente un “Oasis” musical dans son dernier album

Darius propose un style singulier et versatile entre la musique club et l’influence des années 70 qui lui permet de se ressourcer comme dans un Oasis.

Photo de Darius, DJ français

Terence Nguyen, dit “Darius” est un DJ et producteur qui s’est imposé depuis le succès de son EP “Romance” en 2014, comme l’un des fers de lance de la musique électronique française. Cinq ans après “Utopia”, il publie aujourd’hui un second album très attendu.

La musique comme oasis

Darius explique avoir choisi le nom de son nouvel album “Oasis” pour symboliser son rapport à la création musicale, dont il ne peut plus se passer. Darius a utilisé son EP éponyme, “Oasis” donc, de l’année dernière comme une introduction à l’univers de l’album. Les six titres y sont à redécouvrir dans ce nouvel opus, aux côtés de huit morceaux inédits.

Le disque s’ouvre sur une intro tout en instrumental digne de London Grammar sur “Wasting my young years”. Puis, dans “Equilibrium”, un des trois singles originels de l’EP, les accords chaleureux et la basse entrainante font ressentir des influences RNBSoul et Funk proches de celles d’Anderson .Paak dans son album “Ventura” en 2019.

Darius invente un "Oasis" musical dans son dernier album 1

@darius.music

Pour ce single, comme tout au long du projet, Darius s’est entouré d’interprètes de talent, allant de la chanteuse Amaria au trio de hip-hop Lo Village sur “Material Girl”. Ce dernier, sorti en tant que single, intègre entièrement le mélange entre la musique électronique et les grooves issues de la musique noire américaine.

L’influence des 70’s

“Oasis” offre des moments instrumentaux qui ne sont pas sans rappeler la Philly Soul, genre originaire de Philadelphia et reconnaissable à la richesse des progressions d’accords. L’utilisation de ce genre fait directement référence aux années 1970, lors desquelles il a été rendu populaire avant de devenir beaucoup plus discret. 

Mais Darius ne se contente pas de ressusciter un style vieux de cinquante ans, il y ajoute des risers, ces effets à partir de synthétiseurs intégrés pour monter la tension d’un morceau ou faire les transitions entre les différentes parties. Mais aussi, les basses sont encore plus présentes dans des titres comme “Grand Large” et “Cherie”, qui marquent la patte de la musique plus club de Darius. 

Dans “Rise”, un riff de guitare électrique joué en cocotte, technique popularisée par Nile Rodgers et la Funk, vient donner un rythme irrésistible à ce single issu de l’EP de l’année dernière.

La part belle aux compositions

Affiche de l'Oasis Tour entre la France, l'Angleterre et l'Amérique du Nord.

A la fin de l’album, “Sunday” et “Imagination” viennent laisser à nouveau le premier rôle aux compositions de Darius. “Imagination” conclue l’opus par un thème plus fidèle aux premières influences du DJ français : la French House, genre très apprécié outre-Atlantique ayant pour principaux ambassadeurs les Daft Punk. Une manière pour Darius de signer la fin de l’opus avec une musique à l’image de son album : dansant, groovy et empreint d’inspirations multiples.

En concert le 15 juin à La gaité lyrique à Paris, Darius défend son album lors d’une tournée entre la France et l’Amérique du Nord qui a déjà commencée.

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