Jana Sojka est une artiste d’origine polonaise basée au nord de l’Angleterre. Elle nous plonge dans un univers tout droit sorti de son imaginaire à travers la photographie expérimentale, l’animation ou encore le collage.

L’émergence artistique de Jana Sojka
Jana Sojka grandit en Pologne jusqu’à ses vingt ans, dans un monde très éloigné de l’univers artistique. Aucune place n’était accordée à l’art dans son enfance. En grandissant, Jana se fascine par une multitude de médiums artistiques. Elle commence à documenter sa vie en tenant toutes sortes de journaux dans son adolescence, qu’elle auto-détruisait par peur que sa mère ne tombe dessus. Il y a maintenant douze ans que l’artiste achète son premier appareil photo argentique dans une brocante, et qu’elle ne le quitte plus. C’est alors que ce vieil appareil photo devint l’instrument à travers lequel elle pouvait capturer et partager son regard unique sur le monde.
« À l’époque, nous voyagions beaucoup et je voulais documenter les paysages et les gens. Entre-temps, j’ai réalisé des projets personnels tels que “The Spirit of the Past” ou “Symbiosis”, afin de traiter mon passé d’une manière ou d’une autre. 2015 a été l’année de la naissance de ma fille Helena, et j’étais entièrement concentrée sur elle. Je n’arrivais pas à faire quoi que ce soit. Je voulais, mais je ne pouvais pas. Je pense que j’ai beaucoup lutté pendant cette période, mais j’ai aussi réalisé que c’est le processus de la vie, et que le jour où je recommencerai à “ressentir” viendra et sera beaucoup plus intense et mature. »
Jana Sojka pour Paris Collage Collective




La photographie comme inspiration première
Jana Sojka travaille sur un large éventail de médiums. Elle s’épanouit notamment à travers la photographie, l’animation, et les collages. Pour elle, chaque médium occupe une place importante à un instant bien précis. « Il y a un bon moment pour la photographie (nuit) et il y a un bon moment pour la collation (hiver), mais ils sont devenus une unité à la fin. », affirme-t-elle lors d’une interview pour Jugaad Mag. La photographie reste pourtant le premier médium employé par l’artiste, et son moyen d’expression le plus encré en elle : « Je fais aussi des animations analogiques, mais c’est la photographie qui a primé. Elle est devenue un compagnon incroyable dans les bons comme dans les mauvais moments. Elle allait de pair avec ma vie quotidienne et, très souvent, je l’utilisais comme une sorte de thérapie. »



L’artiste se laisse influencer par le cinéma précoce et le stop-motion Si le cinéma muet et expérimental donne une impulsion aux images en mouvement de Jana, elle commence réellement à explorer l’animation à travers la photographie. Aujourd’hui, l’artiste continue de repousser les limites de son art, plongeant dans de nouvelles formes d’expression pour élargir encore davantage son répertoire créatif. Son parcours artistique est une invitation à explorer les multiples facettes de l’art et à embrasser le pouvoir de l’imagination.



Retrouvez l’univers expérimental de Jana Sokja sur son site web.
Si le travail de Jana Sojka vous a plu, découvrez le travail géométrique expérimental de Mike Hung sans plus attendre.


