serge najjar

Serge Najjar, photographe-architecte

Image d'avatar de Christelle CrouetChristelle Crouet- Le 29 janvier 2025

Rien ne le prédestinait à la photographie. Serge Najjar, né en 1973 à Beyrouth, est avocat de formation. Mais depuis quelques années, ses photographies architecturales font le tour du monde.

Photographie de Serge Najjar

Pour l’artiste libanais, tout a commencé en 2012 sur Instagram. Celui qui se dit photographe autodidacte, passionné d’art moderne et contemporain, a commencé par publier des photographies exclusivement sous format carré, sous le pseudonyme “Serjios”.

 Le succès est immédiat, à sa grande stupéfaction. “La photographie m’a aidé à explorer la mince frontière entre le laid et le beau, l’ordinaire et le moins ordinaire, entre le chaos et l’ordre, la réalité et la vérité.” Deux ans plus tard, en 2014, il remporte le prix Photomed. Depuis, il cumule les expositions collectives et individuelles à travers le monde, notamment en Europe et au Moyen-Orient.

" Soul of the Visible " de Serge Najjar

Une approche intuitive et unique

L’approche de Serge Najjar est profondément intuitive. “Chaque samedi, je conduis ma voiture vers une destination inconnue, et je me laisse guider par mon instinct, par la lumière et par tout ce qui attire mon attention. À un moment donné, je m’arrête. Je me positionne. Et alors tout ce que j’ai à faire est d’attendre que quelque chose se produise”, confie-t-il.

Ses photographies, où la réalité et l’imaginaire se côtoient, plongent le spectateur dans un univers géométrique et poétique. “Il ne s’agit pas de ce que vous voyez, mais de comment vous le voyez”, explique-t-il. Serge Najjar, qui photographie encore parfois à l’argentique, joue sur les couleurs, les ombres et les lignes. Il traque l’ordinaire, le transformant en compositions architecturales fascinantes, souvent prises dans les blocs de béton de Beyrouth.

" The Wave " de Serge Najjar

Une renommée qui ne cesse de croître

En 2021, Serge Najjar a publié son premier ouvrage intitulé Beirut, une compilation de dix années de photographies prises dans la capitale libanaise. Ce livre, couronné par le prix HiP au Salon de la Photographie à Paris, célèbre la ville dans toute sa complexité, entre modernité et mémoire.
En novembre 2024, il a participé à Paris Photo, le prestigieux salon international de la photographie, qui a retrouvé le Grand Palais pour cette édition. Représenté par la Galerie Tanit, Serge Najjar y  a exposé une sélection de ses œuvres emblématiques, mettant en avant son approche unique de la photographie architecturale.

" Voyageur " de Serge Najjar

Serge Najjar et les projets internationaux

En 2023, il a présenté une nouvelle série d’œuvres intitulée Fractions à la Galerie Bessières, en Île-de-France. Cette exposition avait pour objectif d’offir une réflexion sur les réalités fragmentées du Liban, tout en conservant son style minimaliste et ses jeux de lumière.

Parallèlement, Serge Najjar s’est installé à Paris, où il multiplie les collaborations. Il a toujours pour projet de lancer une résidence d’artistes en Normandie en partenariat avec le Ministère de la Culture français, et a animé des ateliers sur le droit d’auteur, mêlant ainsi son expertise juridique et son engagement artistique.

" Tribute to Agnes Martin " de Serge Najjar, photographie datant de 2016.

Une vision intemporelle de la photographie

 En jouant sur les contrastes entre ombres et lumières, il sublime ce qui, pour beaucoup, passe inaperçu. Il transforme des fragments d’architectures ordinaires en véritables œuvres d’art, questionnant notre rapport quotidien à l’espace urbain.
De Beyrouth, où il traque la vie dans les blocs de béton, à Paris, où ses expositions rencontrent un public toujours plus large, Serge Najjar continue de redéfinir la photographie contemporaine. 

En 2024, il a également exploré les paysages urbains de villes comme Milan et Dubaï, intégrant ces nouvelles séries à des projets d’exposition itinérants. Ses œuvres se retrouvent désormais dans des collections privées prestigieuses, notamment celles du Musée Sursock à Beyrouth et du Centre Pompidou à Paris.

 Une carrière réussie pour l’avocat-photographe qui conclut:  « les choses plus intéressantes, c’est de s’interroger sur les contextes, l’esthétique et notre capacité à redéfinir ce que nous pensons déjà  savoir. » – Serge Najjar

" Cubic Composition" de Serge Najjar
" Pink and lines " de Serge Najjar
" Road to power " du photographe libanais Serge Najjar
" Rythm Interrupted " du photographe libanais Serge Najjar
" Peeps as Staws " de Serge Najjar
" Red Swipe " de Serge Najjar
" U " de Serge Najjar
" Blue escape " de Serge Najjar

Retrouvez Serge Najjar sur son Instagram !

Découvrez également Markus Lehr et Markus Hartel, deux photographes qui donnent également vie aux paysages urbains.

Article original écris le 31 janvier 2020 Par Christelle Crouet , mis à jour le 29 janvier 2024 par Maelys Decourt

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Christelle Crouet
Article écrit par :
Après une licence d'histoire à Sorbonne Lettres je me suis lancée dans le journalisme. Pendant 2 ans j'ai réalisé plusieurs reportages, couvert certains événements étudiants pour le média étudiant TéléSorbonne. J'ai aussi été co-responsable du pôle Emission du média. Je suis entrée à Beware en décembre 2019. Je suis aussi passée par la presse locale charentaise avant de revenir sur Paris. En novembre j'ai commencé une alternance à briefstory, un jeune média qui traite d'innovations positives, dans la tech, mais aussi dans les domaines de l'écologie ou encore de l'art. J'aime parler d'art, sous toutes ses formes, d'écologie, mais aussi des femmes et de leurs combats.

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