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Rencontre sous hypnose avec Jacco Gardner

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hypnophobia

Jacco Garnder a sorti hier son second album, « Hypnophobia », chez Full Time Hobby. Toujours aussi psyché, il a pu grâce à ses voyages récents explorer de nouveaux sons sur des instruments vintage trouvés aux quatre coins du monde. Entre John Maus et Syd Barrett, le musicien multi instrumentiste nous emmène dans une machine à remonter le temps tout en préservant sa modernité. Encore dans les vapes oniriques de la veille, nous avons pu échanger un moment à Paris et voilà ce qui s’est dit…

Tout d’abord si tu pouvais te présenter et nous dire quand tu as commencé ton aventure avec la musique…

Je suis Jacco Gardner, musicien néerlandais et compositeur aussi. J’ai commencé à jouer quand j’avais huit ans, puis je me suis mis à enregistrer vers quatorze ans. Maintenant on peut dire que j’fais de la musique depuis pas mal de temps !

Comment est-ce que tu expliques ton évolution depuis ton premier album Cabinet Of Curiosities ?

Pour Cabinet je réécrivais des morceaux qui avaient bien sept ans, je les transformais et c’était un exercice assez long. J’ai composé le nouvel album en un an seulement, j’ai aussi écrit les paroles pendant la tournée et puis j’ai enregistré. C’était plus sur le moment. C’est un peu la grosse différence, et puis la musique est aussi devenue plus sombre.

Le titre du nouvel album « Hypnophobia », qui est la peur de dormir, d’où est-ce que ça vient exactement ?

J’ai fait l’expérience de demi sommeil. J’étais à la fois endormi et éveillé, j’avais l’impression d’être entre deux mondes. C’était vraiment angoissant comme sensation et à la fois j’étais fasciné par ce qui m’arrivait.

Étrange… Tu étais sous drogue ou quoi ?

(Rires) Non non pas du tout j’étais juste fatigué… J’ai fait cette expérience plusieurs fois, c’est vraiment bizarre quand ça t’arrive. Tu peux pas bouger, la réalité est réelle et en même temps elle ne l’est pas. J’ai fait des recherches là-dessus par la suite et je suis tombé sur ce mot, hypnophobia, et ça m’a tout de suite parlé. J’ai senti que c’était logique d’utiliser ce titre car il en dit beaucoup sur moi.

Quel était ton dernier rêve ? Tu écris parfois en te réveillant pour te souvenir ?

Mon dernier rêve, hum… C’est un peu le côté cruel des rêves, c’est que la plupart du temps tu t’en souviens pas. Tu te réveilles et ils ont disparu.  J’ai pensé à écrire mais j’ai pas encore commencé à le faire.

Donne moi plus de détails sur l’artwork de l’album…

La pochette a été faite par Julian House qui est un artiste et un musicien. Je l’admire vraiment. Il joue dans le groupe The Focus Group et il s’occupe aussi du label Ghost Box. J’ai découvert son travail il y a environ un an, et quand je lui ai demandé de faire l’artwork il a tout de suite dit oui. Il m’a confié qu’il écoutait ce que je faisais depuis des années, c’est fou que nos chemins se soient croisés.

Qu’est ce que tu veux que les gens ressentent quand ils écoutent ta musique ?

Hum… Je ne veux pas que les gens ressentent quoi que ce soit. Enfin si, je veux qu’ils ressentent quelque chose mais j’ai pas vraiment idée de ce qu’ils devraient ressentir.

Comment tu décrirais l’expérience sur scène ?

On joue à cinq en live… Je pense que c’est une version plus directe de l’album.

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Tu as voyagé pas mal ces derniers temps, quels sont tes meilleurs souvenirs ?

J’ai un peu été fasciné par tout ce que j’ai vu. Même par des endroits assez sombres comme Detroit, je voudrais pas y vivre mais c’est incroyable de découvrir ça.

Tu es parfois comparé à un oiseau rare, quel serait ton power animal  ?

Je pense que je ressemble pas mal à un chat. Je fais un peu les choses dans mon coin, j’ai besoin de personne en permanence et j’angoisse pas d’être seul. Si je devais choisir un animal un peu plus exotique, ce serait surement une panthère noire.

Tu as l’air d’aimer l’idée de liberté…

Ouais, j’aime être libre. Mon studio est situé à Zwaag, à 50 kilomètres d’Amsterdam. C’est une zone industrielle et il n’y a personne la nuit, je peux donc être seul, faire ce que je veux, me sentir totalement libre. Depuis deux ans je voyage en permanence. J’aimerais parfois passer plus de temps au studio mais là ça va être encore une année intense.

Est-ce que tu penses appartenir à un endroit ?

Je crois que je viens d’un peu partout… J’ai redécouvert l’endroit où j’ai grandi après l’avoir quitté pendant la dernière tournée. C’est toujours quand tu quittes un endroit que tu te rends compte qu’il est important pour toi en fait.

Jacco Gardner – “Hypnophobia” sorti le 4 mai 2015
Merci à Pias France, à l’hôtel Alba Opéra et à Jacco.

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