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Par rapport au précédent album,  votre dernier titre 2good4me se distingue particulièrement avec ses sonorités Hip Hop, pourquoi ce changement,  que s’est -il passé ?

Breakbot: Haha j’ai bien aimé le «  qu’est ce qui s’est passé » . Je dirais qu’il y a une palette un petit peu plus large sur cet album mais ça reste relativement toujours autour du funky groove. Il y a en effet deux trois incursions un peu plus R’N’B / rap mais ça reste très funky. Pour le morceau “2GOOD4ME”, je pensais pas mal à Warren G, le parrain de la G Funk/ West Coast Us.

Irfane : Carrément ce refrain doublé, ça me fait penser à des trucs style Nate Dogg !

B : Ça aurait été cool d’avoir Nate Dogg en featuring !

 

Qu’est qui a fait que vous vous êtes dirigés vers ce genre d’influences ?

B : Je pense que les petits voyages en Californie nous ont pas mal affecté. On allume la radio, on se laisse porter par de nouveaux trucs.

Irf : Aux USA il y a des tracks de r’n’b moderne hyper osés dans leur production. C’est très inspirant. Pour eux, certains sons sont trop Mainstream mais ici, c’est le genre de trucs qui ne passerait jamais à la radio.

B:  Leur manière de se produire est assez expérimentale mais bizarrement, ça marche hyper bien dans les charts là-bas.

 Des noms en particuliers ?

Irf: Teyana Tailor a fait un morceau avec Chris Brown complètement dénudé ou encore Jhené Ayko.

Vous l’avez bossé où l’album ? Vous étiez déjà dessus lors de votre tournée?

B: On a surtout commencé à faire deux trois trucs à droite à gauche, mais le gros du travail c’était après la tournée quand on s’est enfin posé. C’était chez moi au début puis on est partis dans le studio de mon frère dans le 13ème pour le finir .

Sur ta page Facebook on peut voir la couverture l’album de Breakbot avec vos deux identités . Breakbot c’est un groupe ou c’est toujours toi avec Irfane en bonus ?

B: C’est un peu comme une sorte de monstre à deux têtes, un hybride, genre moi enceinte d’Irfane.

Irf : Ahaha ! Je sais pas ce qu’il raconte aujourd’hui.

B : J’ai pas beaucoup dormi, désolé. Irfane a participé autant que moi  à la composition du disque, on était quasiment tous les jours ensemble.

Combien de temps vous a pris pour ce projet ?

Irf : Un an et demi à peu près. Début 2015, on avait déjà 8, 10 tracks qu’on a regroupé.. Au même moment, on faisait pas mal d’aller-retours au studio de son frère.

B : Tous les jours finalement.

Irfane : On a tout masterisé il y a même pas 6 mois.

Il y a eu beaucoup de productions non exploitées dans cet album ?

B : Ouais quelques unes mais y ‘en a pas eu tant que ça.

Irf : On sentait direct que c’étaient des fausses routes ou qu’on s’éloignait.

B : Je dirais 4 ou 5 pas plus.

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  Ca fera l’objet de bonus ?

B: Pas bête. Pour le Japon, ils adorent ça là bas.

On t’avait vu à Rouen pour le lancement de ton premier l’album. Cette fois-ci, on imagine que beaucoup de choses vont changer sur scène?

B : On travaille pas mal dessus justement en ce moment , on a un batteur, un bassiste, un guitariste, une nouvelle chanteuse. Au final, on sera six sur scène, moi je ferai un peu les claviers.  C’est clair que ça va être beaucoup plus «  live » que la précédente tournée qu’on voyait davantage comme un dj set. Là, on a l’ambition de vraiment jouer nos tracks. On essaie de travailler la scénographie vu que la tournée commence le 12 février à Lyon…

Irf : On a déjà quelques idées sur le comment utiliser tout cet espace.

B : Avec un peu de projection, de vidéo mais le tout va rester très abstrait.

 Justement comment ça se réfléchit ? 

Irf : C’est pas tellement depuis la vidéo que l’on s’inspire plus mais plutôt de l’univers graphique, des pochettes, toutes ces petites choses qui font partie du monde du spectacle. Ça peut remonter à des shows de Vegas , enfin je veux dire qu’on pioche à droite à gauche pour faire quelque chose qui sonne juste.

B : Y’a aussi les vieux Walt Disney du style Fantasia ou les court-métrages du canadien Normal Maclaren.

Pouvez vous nous en dire un peu plus sur la pochette de votre album?

B: Si tu veux, y’a un truc qu’on essaie de garder, un personnage et une diagonale.

Lors de tes premières interviews, un trucs revenait souvent, le fait que tu aimais digger pendant des heures dans des shops pour trouver des perles rares. Qu’en est-il ?

B: Ouais à fond !  Je digge surtout des CD.

Irf :  Tu avais une folie à un moment.

B: C’est vrai,  j’ai tellement de CD qui sont encore sous cellophane , un moment faut arrêter. Quoique ça reviendra peut être à la mode.

Irf: Là, pour le coup tu auras une belle collection.

Si on vous demandait de nous dire la ville qui vous a le plus plu ?

Irf: Je pense parler pour nous deux en disant qu’on a énormément aimé la Nouvelle Zélande.

B: C’est difficile de choisir même si j’ai vraiment une passion pour cette grande île, l’Australie. Jakarta est assez ouf mais l’ambiance était pas folle.  Une fois j’avais joué à Dublin, bon c’était il y a quelques temps déjà, en 2008 avant que je signe sur Ed Banger et je m’étais retrouvé dans un club avec 7 personnes, le promoteur était sympa mais il avait imprimé un flyer ou ma face était toute stretchée , trop bizarre.

Et le public le plus “à-part”? 

Irf: Le Japon.

B: On a l’impression qu’ils font plus attention à la musique, qu’ils analysent beaucoup plus. Y avait quand même des gens qui breakait sur du Breakbot, on était pas peu fiers !

La dernière claque musicale ?

Irf: L’autre jour on est tombé sur ce mec  Young Gun Silver Fox.

B: On pensait que c’était un truc vieux mais en fait, pas du tout.

 

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Merci pour cette interview et on se revoit en Mars à la cigale