On a fait Beauregard avec une pucelle des festoches

Beware a voulu donner la plume à l’une de ses lectrices en  participant au festival Beauregard. On vous présente notre pucelle des festivals Manon, qui nous compte le pourquoi du comment de cet évènement.

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Arrivée au festival, la programmation me parlait pas trop ; seulement Nekfeu et Louise Attaque étaient mes valeurs sûres. J’étais devant des groupes que je ne connaissais pas ou que je connaissais de nom . Je me souvenais d’une musique de La Femme avec un passage qui se répétait dans ma tête « Je recherche des sensations », ça décrivait un peu ma mentalité durant ce festival. Le petit plus que j’ai repéré directement c’est que la programmation était agencée pour que nous ne rations pas une goutte de musique. Pas besoin de trouver des subterfuges ou encore de choisir entre deux artistes, tout était bien agencé.

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Avant le début des festivités, accompagnée de ma partenaire du crime ( Feiza), nous avions décidé de repérer les lieux. Plusieurs stands de bouffe voir que des stands de bouffe au moins, on étaient sûres de pas crever de faim. On avaient le choix entre du fromage du terroir, du jus de pomme bio, des toasts de crème de caramel, des biscuits secs au beurre salé ; Oui oui il est vrai, je connais bien la carte de la maison, j’y ai passé pas mal de temps. Je garde en mémoire les quatres types de fromage que j’ai bien rodé. Même le vigile m’appelait Miss Camembert, voila j’avais été envoutée par la Normandie.

La région était bien réprésentée.

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Les autres stands de bouffe étaient « plus diversifiés », ne vous attendez pas quand même à gouter des spécialités péruviennes. A la carte les basiques frites, kebab, crêpe,choucroute, pizza et pomme de terre en veux tu en voilà. Tout ces belles choses pour le prix d’un DoMac, de quoi laisser les rillettes dans le coffre de la voiture. Même chose pour la boisson, bière et vin sont nos meilleurs copains.

Le petit plus, le nouveau système cashless est je l’avoue bien ficelé. T’as une carte, tu mets le montant que tu veux dessus et après tu paies avec. Simple et efficace, ce qui permet de laisser vos pièces et billets dans un endroit plus safe.

Pour avoir quelques souvenirs « matériels » de cet événement, plusieurs stands proposaient de repartir avec des photos ( fnac, gourmandie. Polaroïd ambulant). Très vite l’idée est venu de faire une photo par jour dans chaque stand pour voir l’évolution de nos têtes avec la fatigue qui allait s’installer.

Voici le résultat :

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En tant que pucelle de festival, j’avais prévu de prendre de simples baskets en tissus et des tongs. Mon acolyte et experte en festival m’a limite ri au nez dès lors que je lui ai dit ce que j’allais prendre : « Tu as oublié le plus important, Manon on va au pays de la pluie, agit en conséquence, PREND TES BOTTES DE PLUIE !». A vrai dire, ce petit coup de pression m’a bien servi même si les organisateurs du festival avaient un coup d’avance puisque le sol était recouvert d’une épaisse couche de paille. Choix audacieux dirons certains, nous avons pris l’option intégrale Beauregard : Parlons peu, parlons bien, on vous l’avoue, c’était rude. On m’avait prévenu, des bouseux infatigables qui ne lâchent pas l’affaire avec leurs « APEROOO », du réveil insurmontable de l’effet de serre, le sol aussi dur que les muscles de Mr. Quaresmin (notre ancien prof d’EPS). Ajouté à ça, une bonne marche à pied  de 20 minutes pour accéder au festival, surnommée la marche des zombies. Bien évidemment, aucune navette à disposition, le parking bien loin et un garage à vélo mal placé. Mais bon c’était quand même un moment convivial entre festivaliers où nous pouvions admirer la nature.

Parlons un peu des concerts :

• Mon coup de cœur :

https://www.youtube.com/watch?v=o1NRtdYMseI

©Julien LB

A la base je vous avoue j’ai reconnu Jain que lorsque mon acolyte a chantonné le titre «Makeba ». Au final, arrivées devant son concert, le soleil était au rendez-­vous, la danse aussi sans oublier les sourires. Bon délire, la jeune femme est seule sur scène et arrive à emmener le public la où elle le veut. Cinquantenaires, trentenaires, enfants de l’école primaire, tous réunis au son du « wouuuii ».

Le concert qui fait moins plaiz :

© sébastien Galopin

Nekfeu : Après avoir je l’avoue couru pour assister au seul concert où je connaissais plus d’une musique, je me suis retrouvé devant, contente de voir son jolie minois en vrai. Accompagné de sa team S­crew et 1995, l’euphorie est vite tombée des lors que mes timpants subissaient les basses agressives accentuées par un arrangement douteux. On n’entendait pas tellement sa voix, on ne comprenait pas grand chose et j’avoue m’être ennuyée, entourée d’une population juvénile. Rempli de confétits, et d’un bateau gonflable Doums et Nekfeu se sont jetés dans la foule, et là très clairement, c’était la folie. Dommage que ce soit arrivé qu’à la fin.

 

Après avoir bu 4 litres de bières, mère nature nous a rappelé à l’ordre. Le moment redouté : la pause toilette. L’option Wc public était une épreuve autant physique que mentale. Beware m’a donné la chance de pouvoir éviter le pipi nature en accédant au coin VIP. J’avoue avoir fait ma belle en montrant mon premier bagde. Je n’arrêtais pas de chanter la musique de K­Maro V.I.P. Pour vous la faire bref, une petite plage artificielle avec quelques transats même si le soleil de Normandie sait se faire désirer. Deux bars à notre disposition où l’attente est nulle et non avenue comme dirait De Gaulle ( histoire de placer la seconde guerre mondiale en ces terres sacrés). Des télés à notre disposition avec la diffusion des concerts. Pour finir, un espace Havana Club avec des animations ou des danseuses brésiliennes au ventre plat nous vendaient du rêve et nous rappelaient notre régime inexistant. Un coin chill, où tu pouvais t’ambiancer ; Lily Wood and the Prick l’ont bien compris : avec une petite coupe de champagne à la main, la jeune femme a pris les commandes du son en branchant son Iphone. De Martia à Au cactus de Dutronc l’ambiance était folle.

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Un petit set privé, j’avoue c’est une bonne anecdote à raconter

Même les bénévoles étaient souriants, disponibles, à même de faire des blagues. Pour le petit quart d’heure « fille» , le stand de golf était the place to be pour rêver avec un prof des plus attirant. CHALEUR ! Une ambiance où les gens étaient ouverts à la discussion même si en général on sentait une espèce élitisme. Le seul hic, pas de projection de match. Du coup, système D ou plutôt système Ipad à l’espace presse : A 10 devant les cris, les larmes étaient au rendez vous. On s’en remet toujours pas du score 5/2, Allez les bleus. Pour résumé, Beauregard c’est un festival pas trop fatiguant. Un truc où tu peux ramener ta daronne, pour aller voir Louise attaque et aller en journée manger des moules à Ouistreham.

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Remerciements:

L’équipe de Beauregard ( particulièrement à Ambroise et Benjamin )

crédit photo : Gildas Lemardelé

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