Monolithe Noir en concert

Monolithe Noir de retour avec FINVUS, le mouvement vers la fin de la masculinité toxique

Deux ans après son dernier album, Monolithe Noir revient avec son single « FINVUS ». Ce morceau doit lancer l’artiste vers son troisième album, prévu pour la fin de l’été.

Fleur dans le clip de FINVUS de Monolithe Noir.

Habitué des expériences musicales dans son studio, qu’il considère être son propre laboratoire de sons, Monolithe Noir continue à proposer des sonorités déroutantes. Influencé par de multiples genres musicaux, il propose une fois de plus un style singulier. Avec son tout nouveau morceau, titré “FINVUS”, Monolithe Noir appelle à dépasser la masculinité toxique.

Un nouveau clip en attendant l’album

Accompagné d’un clip vidéo qui met en scène la floraison de différentes plantes, ce morceau à la fois entrainant et atmosphérique semble avertir d’une tension grandissante avec son rif de synthétiseur analogique. “FINVUS” mélange des sons ambiants et une voix saturée qui se fond dans son environnement sonore unique.

Puis, les voix industrielles et le rythme entêtant de FINVUS laissent place, après une ultime montée libératrice, à une outro, une conclusion graduelle atmosphérique, tout en instrumental. Monolithe Noir prend un malin plaisir à y mélanger les genres entre l’Ambient, un genre de la musique électronique, et le Krautrock, un rock progressif et expérimental originaire d’Allemagne de l’Ouest et qui s’affranchit des structures du rock populaire.

Antoine Pasqualini, alias Monolithe Noir, aux commandes de ses synthétiseurs.

Monolithe Noir, un projet personnel

Monolithe Noir est le nom de scène d’Antoine Pasqualini. Après avoir signé trois albums en tant que principal protagoniste d’Arch Woodman, ce Brestois a publié deux albums sous le pseudonyme Monolithe Noir : “Moira” (2020) et “Le son grave” (2017). Selon lui, ce nouveau projet lui a permis de se plonger dans une recherche, une expérimentation encore plus poussée, de nouveaux sons. Batteur et guitariste dans ses premiers groupes de rock, Antoine Pasqualini se dit pourtant moins attiré par les instruments acoustiques aujourd’hui que par ce que les technologies analogiques offrent en terme de possibilités d’innovations musicales.

Studio de Monolithe Noir, synthétiseurs.

Un appel à dépasser l’époque de la masculinité toxique

“Finvus” se traduit par l’idée de mouvement en breton. En effet, Monolithe Noir ne veut plus entendre parler de masculinité toxique et de sa rigueur, et réclame à ce que l’on arrête d’inculquer ce genre de valeur dès l’enfance. Pour lui, enseigner ces idées n’est bénéfique pour personne et ne fait que nous conforter dans des clichés de genre qu’il faut désormais dépasser. 

Photographie de Monolithe Noir pour la promotion de son album Moira

L’apaisement que l’on ressent sur la fin du morceau pourrait faire référence au point de vue optimiste sur le sujet de Monolithe Noir. Pour lui, un mouvement vers plus d’égalité et ainsi d’harmonie après une longue période de tension et de sentiment de fatalité.

Monolithe Noir sera de retour sur scène le 15 avril à Trix, à Anvers, en attendant de nous faire découvrir l’album d’ici quelques mois. En attendant, vous pouvez découvrir ses précédents morceaux ici : https://monolithenoir.art/

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