Slow fashion vente en ligne

La vente en ligne, le nouvel horizon de la mode responsable ?

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Pour s’engager dans un futur plus écologique, et commencer l’année 2022 avec des bonnes résolutions, on repense notre manière de consommer avec la mode responsable.

Aujourd’hui avec la fast fashion, la mode est une des industries les plus polluantes. 1,7 milliard de tonnes de CO2 sont produites par an et ce chiffre ne cesse d’augmenter d’après le rapport du WWF. Pour inverser cette tendance, la vente en ligne mise sur la slow fashion, une solution à long terme qui s’engage pour un avenir plus durable.

Reduce, Rethink, recylce. Pub Revibe pour une mode responsable
  “Réduire, Repenser, Recycler” ©Revibe

La slow fashion, un avenir pour la mode

Face à l’hyper-consommation de vêtement, la slow fashion veut ralentir l’intensité de la production. Elle apporte donc la promesse d’une mode plus durable. Ce mouvement se démocratise en même temps que de nombreuses marketplaces, ces plateformes de vente en ligne, font leur apparition.

Wedressfair, un site avec plus de 80 marques de mode responsable définit la slow fashion comme étant une tendance qui privilégie la qualité du vêtement à la quantité. Avec une démarche éco-résponsabilisante, cette marketplace entreprend de sensibiliser ses consommateurs sur l’impact social et evironnemental de la fast fashion.

Pub contre le Black Friday par Wedressfair contre les marketplaces non-écologiques.

Marie Nguyen et Antoine Coulaud, les deux fondateurs de la plateforme, voulaient répondre à une urgence sociale et climatique. La première, est celle de l’impact environnemental d’un vêtement qui est fait à l’autre bout du monde. La seconde, est celle du salaire et des prix très bas, qui ne permettent pas aux travailleurs des salaires décents.

Nombreux sont les sites de vente en ligne qui veulent démocratiser la mode durable en mettant des marques éco-réponsables à disposition des consommateurs. Wedressfair a su trouver sa place, en rendant accessible sur leur site des marques qui apportent beaucoup de trafic, comme Veja ou Knowledge Cotton Apparel, déjà bien intégrées sur le marché. Pour Antoine Coulaud, “celles-ci permettent d’attirer du monde et d’aider les autres marques à se développer“.

Photo de VEJA pour Wedressfair
 ©Wedressfair

Les marketplaces, une opportunité pour les créateurs

Il y a une rude concurrence avec des sites de reventes et des marques beaucoup moins durables, telles que La Redoute ou Uniqlo. Celles-ci ont su très bien s’installer dans le secteur de la vente en ligne au fil des années. Le principe de la marketplace, qui offre plus de trafic, est donc d’une importance primordiale pour que les marques éco-réponsables gagnent en visibilité, et soient mieux référencées. Certaines plateformes n’hésitent pas à mettre en avant l’importance qu’elles portent aux marques et à leurs créateurs.

Pub de Revibe
“Revibe, une ouverture vers la mode de demain” ©Revibe

Revibe, créer par 4 Italiens installés dans le 18 ème arrondissement de Paris, est basée sur le principe de l’upcylcing. Une manière de créer des vêtements avec des tissus réutilisés et de se lancer dans un avenir plus durable. Fabio, Ettore, Elia et Gabriel ont lancé la plateforme en faisant le constat que 130 milliards de vêtements sont consommés chaque années dans le monde.

Vêtement de la plateforme Revibe
@Revibe

Avec ses 50 designers issus de 7 pays européens, Revibe se démarque en mettant en avant le travail de créateurs indépendants tels que Mishimi, qui peint à la main ces pièces, ou l’Atelier Eveil Ludique misant sur l’upcycling. Revibe fait des créateurs et de son large choix de pièces uniques ses atouts principaux.

Avec Revibe, nous souhaitons remettre l’artisanat et la création sur le devant de la scène.

Ettore, directeur marketing

De la même manière, la plateforme SEVA mise aussi sur ses créateurs. Celle-ci a vu le jour en 2019, avec l’envie de donner de la visibilité aux marques éco-responables qui émergeaient sur Instagram. Au commencement, ils ont pu collecter 6 000 euros, dont une partie venait des premières marques qui leur avaient fait confiance dès le début. Aujourd’hui, en collaboration avec plus de 30 marques, SEVA s’engage pour la planète, en les sélectionnant selon leur démarche environnementale et/ou humanitaire.

Deux personnes posent pour la pub de SEVA
 ©Seva

Ces deux sites se rejoignent par la qualité des produits et des créateurs qu’ils sélectionnent sur leurs sites. Très favorables pour les marques éco-responsables, elles offrent de la visibilité, là où celles-ci pourraient se perdre dans les moteurs de recherche.

De la mode éco-responsable au vintage

Certaines maketplaces ont choisis d’autres modèles. Le made in France est aussi une manière de se rendre visible. Dressing Responsable met le made in France en avant, et permet aux consommateurs français de chiner des accessoires et des pièces produites près de chez eux. Avec plus de 50 créateurs, cette plateforme de vente en ligne a misé sur le circuit-court.

La vente en ligne, le nouvel horizon de la mode responsable ? 1
 ©Dressingresponsable

Dressing Responsable veut rendre la slow fashion à la mode, en réfléchissant sur les prix et le design. Voulant combiner le style et l’éthique, la plateforme veut créer une expérience consommateur simple, tout en rendant la mode accessible. Elle n’hésite pas non plus à permettre à ses clients de revendre leurs pièces uniques, comme sur le modèle de la marketplace Imparfaite.

Imparfaite, de son côté, s’est spécialisées dans la vente de vêtements et d’accessoires vintages. Contre la “mode jetable”, elle démocratise l’usage du vintage. Lancée en 2017 par Ariane Béchade et Camille Gabbi, elle compte aujourd’hui plus 1500 vendeurs professionnels et particuliers.

Une personne en tenue vintage trouvée sur le site Imparfaite.
 ©Imparfaite

Le site a su se démarquer en rendant accessible une mode plus durable. Et face à la crise du Covid, les boutiques vintages ont dû se digitaliser. Imparfaite à su y trouver sa place en créant avant l’heure, un pont entre les boutiques et les consommateurs.

L’enjeu est donc double : créer une visibilité pour les créateurs comme les marketplaces, tout en offrant une alternative à la fast fashion. En mettant en avant des nouvelles manières de consommer, ces plateformes investissent dans un futur plus en phase avec les problématiques contemporaines. Pour les consommateurs, c’est la possibilité de s’offrir un vestiaire unique et plus réfléchi.

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