MIRO SHOT : premier album entre utopie et dystopie techno-progressiste.

Voilà qu’à pas feutrés, MIRO SHOT fait doucement surface, après avoir semé ces derniers mois des tracks, jouées à Londres, Amsterdam, Paris, pour quelques initiés en toute intimité, et récemment avec la sortie du clip abrasif : “ Half of us”, il nous offre enfin son 1er manifeste : “Content“.

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Du bon son indé comme on aime, entre pop, synthé, sonorités électroniques, références rock, culture gaming et internet… le mélange est inédit et réussi. Le thème est actuel et clivant : l’utopie et la dystopie technologique. L’expérience est visuelle, auditive et intellectuelle.

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Techno-progressisme, pour le meilleur et pour le pire.

MIRO SHOT c’est un peu l’ovni musical de 2020. A la fois un groupe, un collectif mondial, un projet artistique novateur, mais surtout un laboratoire de réflexion autour de la philosophie du techno-progressisme. Dans la fabrication, comme dans la réflexion de ses contenus, c’est l’hybridation interactive de plusieurs formes d’arts : musique, graphisme, design, films, architecture, performances, philosophie… L’idée vient de Roman Rappak, ancien chanteur du groupe britannique Breton, pépite électro-rock brute de la décennie précédente. Musicalement, on discerne toujours la même fibre, mais l’approche est totalement différente dans la conception de l’album, des clips, ou des lives…

Cet album c’est à la fois l’éloge d’une utopie technologique mais aussi la mise en garde du penchant dystopique qu’elle provoque. C’est justement par l’utilisation des technologies comme médium et outil créatif que MIRO SHOT dénonce, mais aussi fabrique des contenus numériques, de la musique, des vidéos et lives inédits. 

Les créations de MIRO SHOT, c’est l’expression de ce collectif, composé de plusieurs centaines de fidèles sous la bannière d’un manifeste tacite sur l’impact des technologies sur nos vies, pour le meilleur et pour le pire. Comment nous les utilisons, en tirons profit, mais aussi de la façon dont nous les subissons. C’est une réflexion, entre autres, sur les GAFAM, avec l’assujettissement aux algorithmes, aux conditions d’utilisations, sur une société d’hyper-consommation, du manque de discernement et du paraître…

A contrario, c’est aussi une réflexion sur la construction d’une conscience collective, d’une nouvelle communication entre tous les humains, c’est un plaidoyer du techno-progressisme positif, qui permet à l’humanité de tendre vers une meilleure condition… Un sujet clivant et passionnant, exprimé en 11 titres.

Une esthétique novatrice.

Dans “ I use to say things to strangers”, c’est l’inavouable dualité dont on souffre lorsque l’on balance sur nos réseaux, sa vie filtrée, crachée virtuellement aux visages d’inconnus… On ne se lasse pas de contempler l’esthétique novatrice de ce clip dans lequel une double lecture est proposée : technophile et technophobe.

Les sujets sont aussi transverses que les GAFAM pour “Someone Else’s House”, de l’intelligence artificielle dans “Boston Dynamic” et “A World You Made”, de la post-culture internet dans “Leaders In A Long Lost World” ou encore des bouleversements de l’industrie musicale dans “Heaven’s Gate” …

En concert c’est un show 360°, totalement immersif mêlant une énergie affolante et défoulante, de la réalité virtuelle mais aussi des performers et musiciens talentueux rodés à l’exercice de la scène. Les écouter, les voir en vrai, c’est paradoxalement se connecter à l’univers virtuel qu’ils imaginent et transposent grâce aux technologies et à l’Art. Un vrai voyage dans leurs imaginaires où la philosophie du techno-progressisme, voire trans-humanisme, rencontre l’artistique. 

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