Mémoire à l’encre de chine de Guilherme Kramer

Guilherme Kramer est un illustrateur doué et chirurgical avec le pinceau. Le natif de São Paulo qui vit actuellement à Barcelone, propose par sa démarche et sur différents supports une sorte de rétrospective surréaliste.

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Vous vous êtes tous déjà senti perdu dans la foule, un visage sans nom errant dans la masse. Vous le cherchez sans vraiment savoir à quand celui-ci vous reviendra. Imaginez-vous qu’un mur ou une toile entière garde tous ces faciès rencontrés. Éliminer ces sentiments de solitude en donnant à chaque visage sans nom un trait précis et délicat. C’est ce que Kramer fait avec justesse et finesse. Inspiré par des rencontres de la vie quotidienne, il laisse sur un mur blanc géant d’un bureau à São Paulo une œuvre gigantesque.

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La pièce, est intitulée “I SEE PEOPLE IN THE CROWD” l’œuvre est profonde, précise et illustre parfaitement la démarche de l’artiste. Les détails sont vifs et la poésie de ces croisements valent le détour. Chaque personnage laissé sur l’œuvre est un bout de pulse qui fait revivre des rencontres. Les dessins à l’encre de chine de l’artiste peintre sont extrêmement détaillés, redonnent du caractère et de l’identité à chaque personne au sein de la foule massive. Les poils du visage, les paupières tombantes, sourires expressifs, les illustrations de tous ces individus résonnent en personnalités infinies, nous entourant tous les jours.

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L’esthétique noir et blanc des créations est alimentée par de fortes tonalités terreuses, qui contrastent avec le paysage urbain, sa principale source d’inspiration. À ses personnages imaginés il ajoute par moment de vives et chaudes couleurs. En cliquant sur des morceaux de souvenirs devenus des œuvres, nous nous perdons dans un dialogue entre les yeux d’un homme qui décortique pour immortaliser les gens. C’est beau, surréaliste le temps d’une couleur ou d’une forme sortie tout droit de l’imaginaire de Kramer. Le tout nous envoûte et nous touche.

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Je vous laisse découvrir la suite par ici.

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