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Avec ce nouveau clip, Kendrick Lamar nous fournit une fois de plus un visuel de très haute qualité pour accompagner ses histoires et son message.

On avait pu voir des vidéos prises par des passants lors du tournage du clip, dans les rues de Los Angeles (à vérifier pour la ville), de Kendrick Lamar en train de rapper perché sur le haut d’un feux rouge : on le découvre bel et bien perché dans ce clip, et à plusieurs reprises : qu’il vole littéralement dans les rues, qu’il soit porté dans une voiture (accompagné de ses talentueux compères Schoolboy Q, Ab-Soul & Jay Rock) par quatre policiers (l’image est forte), ou bien qu’il soit sur des lampadaires/feux-rouges.

Les 2 premières minutes d’introduction laissent place à des images léchées, entre cris et silence pesant, où l’on peut voir la mise en scène de certaines bavures policières, à l’image de celles qui font la une des médias actuellement (Trayvon Martin, Walter Scott, Freddie Gray, Eric Garner, etc …). Kendrick en parle d’ailleurs plusieurs fois à travers son morceau (et dans l’introduction) :

“Nigga, and we hate po-po,
Wanna kill us dead in the street for sure”

La suite du clip laisse place à des plans aériens, un Kendrick Lamar “au dessus de tout”. Le noir et blanc donne une humeur et profondeur différente à la vidéo; comme si elle portait le deuil de toutes les bavures que rencontrent actuellement les États-Unis (mais pas que …), et de cette jeunesse, dont Kendrick Lamar parle régulièrement, gâchée par la violence : il passe d’ailleurs un message unificateur auprès de sa communauté :

But while my loved ones was fighting the continuous war back in the city, I was entering a new one
A war that was based on apartheid and discrimination
Made me wanna go back to the city and tell the homies what I learned
The word was respect
Just because you wore a different gang colour than mine’s
Doesn’t mean I can’t respect you as a black man
Forgetting all the pain and hurt we caused each other in these streets
If I respect you, we unify and stop the enemy from killing us
But I don’t know, I’m no mortal man, maybe I’m just another nigga”

Pour conclure : un visuel fort, à la hauteur des lyrics et de la grandeur du personnage qu’est K.dot, mis en image par Colin Tilley.

PS : le discours de l’introduction est originalement tiré de “Mortal Man”, outro de l’album de Kendrick Lamar “To Pimp a Butterfly”.