Fritz Kalkbrenner, né à Berlin, est déjà connu par son premier album “Here Today Gone Tomorrow”. Il doit également sa renommée à Berlin Calling, film sorti en 2008, dont il a fait la bande originale avec son frère Paul Kalkbrenner, également grand nom de la scène berlinoise.

Fritz sort son deuxième album, « Sick Travellin », ce vendredi 19 octobre sous le label SUOL. L’équipe de Beware a pu échangé quelques mots avec l’artiste et vous propose ci-dessous un résumé de ceux-ci !

B-Bonjour monsieur Kalkbrenner, je suis ravie de pouvoir vous interviewer à propos de votre deuxième album « SickTravellin » et essayer d’en savoir un peu plus sur vos intentions à travers vos nouvelles compositions.

B-Tout d’abord, je souhaiterais vous demander pourquoi avoir choisi le nom “ Sick Travellin” ? Vous referez-vous au monde de vos chansons, le fait que l’on soit transporté quand on les écoute ?

FK-Je n’ai pas choisi le nom “Sick Travellin” pour parler du fait qu’une personne est malade en transports. Évidemment, c’est plus un avertissement pour moi et les autres. Ce que vous pouvez voir comme « travelling » est plutôt un voyage à travers les âges, imaginez votre voyage entre 25 et 35 ans, vous regardez en arrière et vous pensez «  Était-ce un périple fou ou pas ? » Et comme dans l’intro, “a man is tumbling down sick travelling”, cela parle très bien du fait qu’on est transportés, dans un voyage déséquilibré qui nous fait dégringoler. Je pense que c’est vraiment le sens profond derrière le nom de l’album.

B-Pourquoi vous avez choisi spécialement la chanson “get a life” pour attirer ceux qui vous écoutent ?

FK-Get a life représente les différents ressentis que j’ai en tant que musicien, parce que ça caractérise bien la production musicale, mas aussi les instruments, et une très bonne et brillante contribution vocale. Donc, cette chanson montre le mieux les différentes directions prises dans l’album. C’est un très bon exemple pour l’album, quand les gens attendent des paroles, des mélodies mais aussi des productions électroniques pour les clubs.

B-De quel(s) style(s) de musique vouliez-vous vous rapprocher avec cet album? House? Soul. Hip hop ?

FK-Je pense que l’idée était et est de se rapprocher de la musique house ou tout ce qui touche à la musique de club. Bien sûr, cela caractérise plusieurs influences provenant de différents styles, comme vous le dites, hip hop ou soul. Mais en général, on peut dire que cela correspond à de la musique de club, de la house. Les différentes influences ont un rôle et viennent jouer un rôle, mais si vous devez mettre l’album dans une case, ça serait celle de la musique électro/house.

B-La moitié des chansons de votre album sont produites avec votre voix, pourquoi avez-vous équilibrer l’album entre compostions et chant ?

FK-En réalité oui, car je représente deux parties : le producteur et le chanteur. Je n’ai pas voulu faire un album qu’avec mes chants parce que si j’avais fait ça, la production aurait été en retrait et ça ne m’aurait pas plu. D’un autre côté, je n’ai pas créé un album que de compositions, car j’aurais été insatisfait. Mon autre passion étant le chant, je devais trouver un équilibre entre les deux.

B-Produisez-vous des chansons autobiographiques ? Par exemple: Can’t stand the fire or Little by little

FK-J’ai récemment écrit à propos d’un auteur qui a dit, dans un magazine de musique, qu’aucun écrivain n’écrivait des chansons autobiographiques. Donc parfois, c’est de l’imagination et parfois c’est autobiographique. Je travaille avec des choses que j’expérience et que je ressens à un certain moment, et qui m’influencent, mais j’inclus aussi des choses entendues d’autres personnes. Donc c’est en partie autobiographique mais cela provient également de choses qui m’influencent.

B-Vous avez soutenu votre frère Paul plusieurs fois dans sa tournée 2011-2012, est-ce qu’il va vous suivre à présent ?

FK-Je prévois une tournée de janvier à mai qui sera interrompue par les festivals durant l’été. La tournée reprendra donc après à travers l’Europe, l’Asie et l’Australie… Paul a sa propre tournée donc nous sommes tous les deux sur nos tournées respectives et cette fois ci nous ne pourrons pas assister aux tournées de l’un ou l’autre.

B-Considérez-vous ce deuxième album comme la signature de votre style, une ancre dans le monde de la musique en tant que compositeur ?

FK-Je n’en suis pas sûr mais je pense que les gens pourront voir, à travers ce deuxième album, une ligne directrice, un fil rouge allant du premier album au second. Il existe donc une signature qui fait que les gens pourront dire « oui c’est ce que j’attendais de Fritz ». Cela n’est pas arrivé par hasard, je produis ce qui vient de l’intérieur, de mes sentiments, et je pense que c’est ma signature effectivement.

B-Avez-vous trouvé la reconnaissance du monde de l’électro que vous cherchez avant votre premier album « Here Today, Gone Tomorrow » ?

FK-Je ne cherchais pas vraiment de reconnaissance avant de lancer mon deuxième album. Chaque artiste veut jouer ses musiques et être vu aux platines mais ce n’est pas comme si vous cherchiez tout le temps « Je veux ça », parce qu’en premier lieu, vous voulez faire un bon album, de la bonne musique et la plupart du temps, les shows aux platines suivent. Ce n’était pas quelque chose que je cherchais en me mettant une pression particulière mais plutôt quelque chose qui est arrivé comme ça, petit à petit. Donc oui, je suis plutôt conten de mixer à travers l’Europe, l’Asie ou l’Australie. Je suis occupé et c’est ce que veut un artiste, donc je pense que je peux dire que je suis vraiment content des choses et de comment elles arrivent en ce moment.

 

Merci pour votre temps Mr Kalkbrenner, et merci pour vos réponses et votre sympathie. J’espère que les gens vont aimer votre nouvel album autant que moi.

Interview réalisée par Elisabeth Falck