Entrevue planante avec Lomboy

Lomboy rassemble les continents et nous embarque à bord de sa nouvelle croisière, Warped Caress. Un voyage à travers des influences planantes et sensuelles, guidée par la douce et mystérieuse voix de Tanja.Entrevue planante avec Lomboy

Ta musique traduit une forme d’évasion à travers des sonorités japonisantes. D’où ces inspirations te viennent-elles ?

C’est une inspiration omniprésente étant donné que j’ai vécu au Japon et enregistré une partie de l’EP sur place. Au cours de ces deux dernières années, je vivais entre Tokyo, Paris et Bruxelles, des années intenses. Les musiciens du groupe Lamp qui figurent sur Warped Caress viennent du Japon. Lorsque je vivais à Tokyo, je rencontrais des musiciens locaux au cours de concerts variés et nous collaborions ensemble. L’environnement dans lequel j’ai évolué à un moment donné impacte directement, voire façonne mon empreinte musicale.

Comment pourrais-tu définir ton univers musical en trois mots ?

Je perçois ma musique comme accidentelle, instinctive et contradictoire.

« Loverboy devote yourself

To meet me »

Comment s’est déroulé le processus de création de Warped Caress ?

La structure des musiques de films des années 1970 et 1980 est disruptive et fascinante. Je m’inspire de cette richesse de fond pour créer une forme qui me représente, pour créer mon propre langage. Le but n’est pas de raconter à nouveau une histoire passée mais d’utiliser la texture des sonorités comme matière première. Les arrangements et la superposition de mélodies modernes surviennent. C’est un peu comme du hip hop finalement ! Je compose souvent avec ma guitare pour conserver une approche brute, mais pour Lomboy nous nous rapprochons davantage de la notion de producteur. Je pense et construis la structure des concerts avec mes musiciens.Entrevue planante avec Lomboy

La sensualité est omniprésente au sein de ta musique.  Parle-nous de cet aspect de ta personnalité et de ton morceau Alien Lady ?

Disons que je suis une personne réservée qui ne drague pas spontanément. Je m’habille de manière conventionnelle, ce qui est en adéquation avec ma personnalité. Je me demande si on me considère comme une personne asexuée ou non. La musique constitue un réel support de communication et permet d’extérioriser toute forme de questionnement, un peu comme une introspection. La musique me permet d’incarner une personne que je ne suis pas spontanément au quotidien. Parfois, je me sentais un peu comme une alien au Japon, c’est la raison pour laquelle j’ai composé ce morceau. Alien au niveau des émotions, au niveau de la sensualité.photo Lomboy

Ton identité graphique induit un esthétisme certain. Que souhaitais-tu transmettre à travers la pochette de ton dernier EP ?

Le nom de mon dernier EP, Warped Caress induit une certaine contradiction. Warped comporte un aspect technique contrairement à Caress qui nous livre une forme d’humanité. La représentation graphique présente sur la pochette traduit les thématiques et l’univers de ce dernier EP.photo Lomboy

Le 22 mars prochain, tu te produiras sur la scène du Hasard Ludique à Paris. Dans quel état d’esprit te trouves-tu ?

Les musiciens avec lesquels je vais me produire sont parisiens. Quand nous jouons ensemble, nous travaillons comme une réelle entité ce qui modifie ma manière d’appréhender les choses. Sur scène, nous ressentons une certaine connexion, une certaine fluidité. C’est un mélange d’énergies positives !

Event Facebook – Release Party

Crédits photos: Yasuyuki Shimizu et Yayuki

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